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La vie mondaine

Enfants . Au moment où la fin du Ramadan est célébrée, une de nos lectrices lance un appel à leur protection.

Des droits bafoués
En fêtant le petit Baïram, je lance un appel pour penser aux enfants de Palestine et d’Iraq. Ces enfants sont privés de leurs droits humains les plus élémentaires et sont incapables de ressentir la joie de la fête comme les autres à cause de la misère dans laquelle ils vivent. Bien que la Convention internationale des droits de l’enfant, signée le 20 novembre 1989 par 191 pays et adoptée par l’Assemblée générale des Nations-Unies, assure la protection des enfants de la famine, de la sécheresse, des mauvais traitements et de l’exploitation. Malgré cela, ces enfants mènent une vie misérable à cause des guerres. Aussi, ils sont privés de leurs droits à l’éducation et aux loisirs. Chaque jour, ces enfants assistent à des scènes de violences et souffrent de l’incapacité des peuples arabes d’améliorer leur situation. Les pays qui se disent en lutte contre le terrorisme n’ont jamais pensé à ces innocents. Comment engendrer le progrès de la civilisation sans faire allusion à ces enfants ? J’espère que ce message touchera tous les cœurs et fera en sorte que le sourire puisse revenir sur les lèvres de ces enfants pour semer une graine d’espoir dans leur candide esprit.

Imane Helmi, Le Caire.



Pour la paix

Comment allons-nous atteindre un monde en paix ? Je pense qu’il faut que la solidarité et l’égalité soient instaurées entre les êtres humains. En effet, selon la situation qui accable le monde, peut-on croire à une vie meilleure, en paix, alors que des problèmes restent insolubles ? Existe-t-il des êtres qu’on ne peut pas juger et à qui nous ne pouvons pas demander des comptes ?

En somme, il faut que nous pensions aux autres et que la justice prenne son chemin. Commençons alors par cesser la politique des deux poids, deux mesures !!

Madin, étudiant comorien en Egypte.



Les enfants victimes de la guerre

Mon Dieu, comme mon cœur se serre

en pensant aux enfants de la guerre

Quelle horreur, quel terrible environnement

Des morts, des blessés, des bombes à chaque moment !

Les enfants privés des joies de l’enfance

Peuvent dans l’avenir avoir de mauvaises conséquences !

Ils vivent chaque jour un film d’horreur

L’insécurité et la crainte pénètrent leurs cœurs

Leur famille est déchirée sans frère, sans père

Même leur maison est détruite, que faire ?

Un vrai désastre, une tragédie

Tristesses et misère, quelle pauvre vie !

Tous les pays sans exception sur la planète

Doivent coopérer pour que ces crimes s’arrêtent !

Où est notre humanité, notre conscience ?

Ayons un peu pitié de tant de souffrance !

Envoyons l’aide matérielle et les soins médicaux

Pour les secourir de leurs terribles maux

Les empêcher de mourir de faim

Allons tous leur tendre la main !

Agissons tout de suite, maintenant !

Pour leur procurer un peu de soulagement.

La charité et la solidarité sont les plus belles qualités.

Mireille Saddik, Le Caire.



Le cauchemar de Maadi !

N’y aura-t-il vraiment personne pour oser dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas et cela sans être traité d’antisémite ? II est absolument inadmissible que pour protéger une personne et sa famille d’un risque éventuel, la vie de milliers de Maadiens soit devenue un enfer. La mesure absolument démesurée visant à protéger la vie de l’ambassadeur d’Israël en bloquant une dizaine de rues autour de sa résidence, y compris l’artère principale de Maadi, rend la circulation, déjà difficile dans Maadi aux abords de la rue 9, proprement effrayante. Faisant des petites rues 9, 10, 81 ... déjà encombrées de voitures en stationnement, des couloirs de bouchons. Il faut faire des détours insensés pour aller d’un coin à un autre sans buter sur les barrières de sécurité, et il est devenu impossible d’expliquer à un habitant d’un autre quartier comment se rendre chez un ami à Maadi. Aller acheter son pain ou une salade relève du parcours du combattant. Un trajet qui avant se faisait en 3 minutes demande aujourd’hui 25 mn à certaines heures de la journée.

Cette mesure a l’effet pervers de nous faire détester ce « pauvre » homme que personnellement je n’ai jamais vu mais que je maudis au moins 3 fois par jour. Chrétienne d’éducation, mariée à un Egyptien, ami avec le frère d’un grand rabbin, je ne pense pas pouvoir être traitée d’un manque de tolérance ou de racisme, mais je pense qu’une personne qui a besoin d’une telle protection doit choisir sa maison en conséquence et se mettre dans un endroit facile à garder sans embêter des milliers de gens. C’est une responsabilité personnelle qu’une ambassade devrait pouvoir prendre. D’autant que sur le trajet l’emmenant à son travail je pense que Son Excellence est tout autant « menacée ». Est-il aussi bien gardé ??

Myriam Echinard, Le Caire.



La farce du procès de Saddam

Quelle est cette justice boiteuse qui veut nous faire croire que Saddam Hussein est l’incarnation du diable ? Cet homme fut pourtant un allié précieux de l’Occident, un gardien zélé de ses intérêts. C’est d’ailleurs l’Occident qui lui a vendu les armes, et les Américains étaient parfaitement au courant des pratiques de Saddam. Après 10 ans d’embargo et de génocide qui a tué 6 000 enfants iraqiens, cet homme assiste au chaos de son pays, ses deux fils sommairement abattus, son peuple torturé, des prêcheurs assassinés, des imams disparus, etc. Pendant ce temps, Sharon, le criminel de guerre, est assis sur le génocide de Sabra et Chatila et d’autres massacres ; Pinochet et Papon coulent des jours paisibles ! Cette justice de deux poids, deux mesures manque de crédibilité aux yeux des citoyens du monde entier. Le remède proposé au peuple iraqien s’avère pire que le mal, c’est pourquoi le jugement de Saddam est assombri par les exactions, la torture et les violences commises par les Américains dans ce pays !

Jack Hall, France.



Au revoir Ramadan

Le mois sacré touche à sa fin. Encore une fois, il est passé à toute vitesse mais a été riche en événements heureux et en d’autres, malheureusement tristes. La veille de la nuit du destin, j’ai fait un vœu : que mon pays vive en paix, dans la joie et l’amitié.

Pourquoi y a-t-il tant de guerres, tant de haine entre les peuples ? Si la Religion avec un grand R professe l’amour, pourquoi s’acharne-t-on à mener des guerres et à semer la discorde ? A quoi bon dresser chaque année des tables de charité et faire de bonnes actions, en apparence, alors que le cœur est empli d’intérêts personnels et égoïstes ?

Chaque année, je souhaite que le mois sacré, le Ramadan, soit réellement sacré, dans l’humilité et l’amour du prochain. Mais la réalité vient me rappeler que je suis peut-être en train de rêver d’un avenir meilleur pour mon pays et pour mon peuple.

Puisse la nuit du destin exaucer mon vœu de voir les personnes autour de moi vraiment heureuses et souriantes à la vie. La vie est belle. Dieu a créé un monde beau, très beau et une nature encore plus belle, qui n’a rien d’égal en richesse matérielle.

C’est là le sens profond de ce mois béni. Allons-nous finalement comprendre ses diverses significations humaines ? Je l’espère du fond du cœur. En attendant, il ne me reste plus qu’à dire au revoir Ramadan et à une meilleure année prochaine.

Sara M. Sayed, Le Caire.



La fête pour chaque enfant

La fête est dans les cœurs

la fête est un bonheur

la fête est célébrée

dans chaque société

mais,

Si les enfants manquent à la fête

la fête sera ratée

les enfants ont aussi leur part

d’amour et de liberté

les enfants de guerres aussi

mutilés, handicapés

tous doivent pouvoir chanter

donnons-nous les mains

enfants de tous pays

l’amour vaut bien

un chant de vie.

Riham El Sayed Mostafa, Le Caire.
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