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Restauration.
Depuis la découverte des cellules d’ermites sous les fondations
de l’église des Apôtres, au monastèrede Saint-Antoine,
fin 2004, les travaux de fouilles et de restauration ne
s’arrêtent pas.
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| L’ermitage
de Saint-Antoine |
Le
centre de recherche américain, opérant avec une mission
italienne, en coopération avec le Conseil Suprême des
Antiquités (CSA), vient de reprendre la restauration
de cellules des ermites qui se trouvent au même niveau
des fondations d’une des plus anciennes églises situées
sous le monastère de Saint-Antoine, à la mer Rouge.
Ces cellules, qui remontent aux premières années de
la vie monastique, sont situées au-dessous de l’église
des Apôtres, qui est considérée la plus importante église
au monastère.
Les
étapes de restauration qui doivent durer près de trois
mois sont multiples. Il s’agit en fait de procéder au
départ à de nombreuses études sur la région avant de
commencer le vrai travail sur le chantier. « On commencera
d’abord par effectuer les études nécessaires concernant
le site archéologique en général avant d’aborder des
études plus précises sur l’église », a signalé père
Maximos, qui était en fait un ancien archéologue, ajoutant
que « le parterre de l’église actuelle sera modifié
et une partie sera faite en verre transparent pour que
les visiteurs puissent voir facilement ces cellules.
On compte aménager également un accès à ces cellules
à travers une porte qui ouvre directement à leur niveau
». La mission va ensuite effectuer des travaux de restauration
des briques en terre crue ainsi que de la couche de
mortier qui couvre les murs en plus des inscriptions
coptes découvertes sur ce site. « Les premières études
effectuées sur les bâtiments des cellules avaient démontré
qu’elles étaient couvertes de coupoles mais qui s’étaient
effondrées au cours des siècles », a signalé Abdallah
Kamel, directeur du Secteur des antiquités islamiques
et coptes au CSA. « Les anciens ermites avaient peur
des nomades (ou barbares, selon la désignation en cours
à l’époque byzantine) qui envahissaient de temps en
temps le monastère, ce qui explique pourquoi ces cellules
ont été construites à un niveau plus bas que le sol
», précise père Maximos.
Ces
cellules, dont la superficie de l’unité est d’environ
1,5 m X 2 m, ont été en fait découvertes à une profondeur
d’environ 2,5 mètres. Elles sont formées d’un petit
vestibule qui donne sur 2 pièces, une chambre et une
antichambre. « A l’intérieur de la chambre, on a trouvé
des restes d’un petit four et un réchaud primitif pour
la cuisson », explique Zahi Hawas, secrétaire général
du CSA. Dans l’antichambre, la mission a découvert un
canal d’eau en terre cuite ainsi qu’un petit bassin
en terre crue couvert de mortier. « Dans ce bassin,
les ermites trempaient les feuilles de palmiers pour
les tresser facilement et en fabriquer des paniers.
Mais cette antichambre servait aussi de lieu de prière
pour les ermites », reprend Hawas. Après le nettoyage
des murs, la mission a pu aussi découvrir des écritures
en langue copte. Les études préliminaires ont démontré
que ces écritures sont les plus vieux modèles de l’écriture
copte .
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| Thérèse
Joseph |
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