| Délaissée
pendant une longue période, la wékala du Taghri
Bardi, située à la rue Makhasise, dans la
région de Gamaliya, assiste à des travaux
de restauration entrepris par le Conseil Suprême
des Antiquités (CSA). Construite au Xe siècle
de l’hégire, soit le XVIe siècle de l’ère
chrétienne, par le prince Mohamad bey Taghri
Bardi, la wékala ou caravansérail souffre
aujourd’hui de plusieurs problèmes. « Ce bâtiment
a changé d’aspect architectural plusieurs
fois quand le ministère des Waqfs y a construit
à l’intérieur dans les années 1940 et 50 plusieurs
magasins et ateliers au rez-de-chaussée et
au premier étage », signale Khedr Madbouli,
directeur de la zone archéologique de Gamaliya.
Ainsi, avant de commencer les travaux de restauration,
des mesures devaient être prises. Il fallait
évacuer tous les occupants du monument dont
la présence a contribué à sa détérioration.
« On a ensuite trouvé plusieurs éléments surajoutés
et ne figurant pas dans le plan original du
monument. On a alors demandé de les supprimer
pour qu’il retrouve sa première apparence
», ajoute Madbouli. Les dispositions entreprises
en vue d’évacuer ces magasins ont été faites
avec l’aide de la police en coopération avec
la zone archéologique et la société responsable
du projet. « On a commencé les travaux de
restauration dans les parties déjà évacuées.
Pour les autres, on attend, d’autant plus
qu’elles sont occupées par des magasins »,
souligne Madbouli.
Autrefois,
ce monument était de 5 étages, mais maintenant
il n’en subsiste que le rez-de-chaussée et
le premier otage ainsi que la façade. Selon
Mohamad Al-Chechtawi, directeur général au
CSA, l’importance de cette wékala provient
du fait qu’elle remonte aux premières années
de l’hégire, la dixième plus précisément.
« La porte d’entrée est fabriquée de bois
massif ; c’est un exemple unique qui n’a pas
été répété dans d’autres monuments. Elle reflète
la grandeur et la majesté de ce monument »,
ajoute Al-Chechtawi. « Les travaux de restauration
devraient s’achever à la fin de cette année
si aucun nouveau problème ne surgit », estime
Madbouli. Ainsi, ce monument sera prêt à recevoir
les visiteurs après cette longue période de
négligence .
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