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Oiseaux Migrateurs. L’Egypte est une de leurs haltes en cette périoiseaux migrateurs . L’Egypte est une de leurs haltes en cette période de l’année. Ils restent cependant exposés à de nombreux dangers. Explications.

Un accueil navrant

70 % des 470 espèces d’oiseaux d’Egypte sont migratrices. Venant d’Europe, elles y font en ce moment une étape assez longue avant de rejoindre les climats plus chauds du sud de l’Afrique. Mais ces oiseaux restent pendant cette halte menacés de plusieurs dangers. Avec à leur tête le braconnage, qui risque de les conduire à une disparition complète. « Le braconnage est l’œuvre d’amateurs étrangers, surtout italiens et chypriotes, qui vendent ensuite leurs proies dans leurs pays respectifs. Les bédouins participent aussi à cette activité illégale. Ils sont en quête perpétuelle d’espèces rares de faucons qu’ils capturent pour vendre aux princes du Golfe pour une somme de 100 000 L.E. l’unité », affirme Wed Abdel-Latif, ornithologue de la réserve naturelle de Wadi Al-Rayane, dans le gouvernorat du Fayoum. Rentable, ce trafic résiste à la loi sur l’environnement no 4 de l’année 1994 qui l’interdit. Celle-ci ne punit en effet les braconniers que d’une amende variant entre 200 et 5 000 L.E. Une somme modeste par rapport aux prix de vente des oiseaux, affirment les experts.

L’autre problème majeur concernant les oiseaux migrateurs est la pollution, en général, et maritime, en particulier. « Le dégazage des navires pétroliers et autres menace gravement la vie des oiseaux migrateurs », affirme Abdel-Latif. Ces polluants empoisonnent les poissons et les plantes dont se nourrissent les oiseaux migrateurs pendant leur trajet. Abdel-Latif attire également l’attention sur les stations de traitement de drainage sanitaire établies sur les sites servant d’endroit de repos aux oiseaux migrateurs. « La dernière étape de traitement des eaux usées consiste en des matières liquides qu’on laisse sécher sur le sol en plein air pour les transformer en engrais organiques. Une fois que les oiseaux se posent sur ce sol, ils s’y enfoncent immédiatement », explique Wed. La liste des dangers est longue et renferme par exemple les poteaux à haute tension ou les éoliennes.

« Dans le combat pour la réduction de ces dangers, la sensibilisation est primordiale pour apprendre aux populations le respect de la nature et de la biodiversité », affirme l’Agence Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement (AEAE). Les « rangers » (gardiens de réserves) sont certes des acteurs importants mais ils ne suffisent pas à prévenir les infractions diverses, poursuit-elle. Car pour que la protection des espèces migratrices gagne en efficacité, une coopération entre les ministères, le secteur privé et la population est urgente. Cela renforcerait par ailleurs le développement de l’écotourisme .

 

Doaa Elhami

 

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