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La
réouverture du terminal de Rafah, à la frontière entre l’Egypte
et la bande de Gaza, reste un point de litige majeur entre Palestiniens
et Israéliens. C’est dans ce contexte que Javier Solana, le
haut représentant pour la politique extérieure de l’Union européenne
(UE), s’est rendu en Egypte samedi dernier pour des concertations
avec Le Caire, dans le cadre du déploiement d’observateurs européens
au terminal de Rafah. L’UE vient en effet de donner son accord
de principe au déploiement d’observateurs du côté palestinien
de Rafah, qui seront chargés d’aider au contrôle de la frontière
avec l’Egypte. « Nous allons assumer des responsabilités au
terminal de Rafah et nous voulons le faire en coopération avec
les forces égyptiennes », a affirmé Solana, lors d’un entretien
avec le président Moubarak. L’Egypte, qui joue un rôle principal
à ce sujet, ne veut pas gaspiller ses efforts, surtout qu’elle
a déployé en septembre dernier un bataillon de gardes-frontières
du côté égyptien de la zone frontalière. Palestiniens et Israéliens
étaient parvenus à un compromis sur les questions principales
concernant le terminal de Rafah, pourtant, des divergences subsistaient
entre eux sur l’installation de caméras dans le terminal de
Rafah exigées par l’Etat hébreu pour contrôler à distance les
Palestiniens entrant et sortant de la bande de Gaza. « Nous
soutenons les positions palestiniennes qui sont contre l’installation
de caméras. Et les responsables égyptiens ont expliqué à Solana
que cette affaire de surveillance par le biais de caméras a
pour but d’humilier le peuple palestinien et d’affaiblir l’autorité
palestinienne », explique une source diplomatique qui a requis
l’anonymat. L’Union européenne est devenue actuellement une
troisième partie, avec les Egyptiens et les Palestiniens, chargée
d’aider au contrôle du terminal de Rafah. Ce dernier est fermé
depuis le retrait israélien de la bande de Gaza, en septembre
dernier, et les discussions entre Israéliens et Palestiniens
sur sa réouverture n’ont toujours pas abouti. Le Caire a essayé
de trouver une solution à ce problème lors de la visite du responsable
européen. « Les responsables égyptiens ont demandé à Solana,
qui était en visite en Israël lundi dernier, à faire pression
sur le gouvernement Sharon pour ne pas laisser traîner les négociations
entre Palestiniens et Israéliens ». Et d’ajouter : « L’Egypte
a vu qu’il y avait une progression sur ce sujet entre Palestiniens
et Israéliens et elle ne veut pas que la question de la surveillance
par les caméras soit un point de litige entre les deux camps
». Les discussions entre les Egyptiens et le responsable européen
ont abordé le rôle des Européens censés être déployés au terminal
de Rafah. « Les discussions sont en cours avec Le Caire et l’Union
européenne et bien sûr la partie palestinienne en ce qui concerne
le rôle européen dans le terminal de Rafah. Est-ce que ce rôle
doit se limiter à la stricte surveillance du terminal ou bien
il dépasse ce stade au droit de procéder à des arrestations
? », s’est demandée la même source. En fait, certains responsables
européens avaient laissé entendre que leur rôle se limiterait
à l’observation. Le Caire a expliqué à Solana l’importance du
terminal de Rafah en lui assurant qu’il est indispensable que
la question des points de passages aux frontières soit résolue
à Rafah entre Gaza et l’Egypte et également la question de la
liberté de mouvement à l’intérieur de la Cisjordanie et à d’autres
points de passage .
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