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Liberia.
L’économiste Ellen Sirleaf a remporté la présidentielle au détriment
de l’ex-footballeur George Weah, dont des partisans ont manifesté
à Monrovia pour dénoncer de présumées fraudes.
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| Nouvelle
ère politique |
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Les
résultats définitifs de la présidentielle au Liberia devant
consacrer officiellement la victoire d’Ellen Johnson Sirleaf
face à l’ex-footballeur vedette George Weah ne seront pas proclamés
avant le 22 novembre, a indiqué samedi la Commission électorale
nationale (Nec). La victoire annoncée de Mme Sirleaf, première
femme élue présidente sur le continent africain, semble toutefois
acquise. La présidente de la Nec, Frances Johnson Morris, a
annoncé samedi qu’Ellen Johnson Sirleaf était créditée de 59,6
% des suffrages exprimés dans 99,3 % des bureaux de vote au
second tour de la présidentielle. George Weah obtenait, selon
la même source, 40,4 % des suffrages. La présidente de la Nec
a précisé que la participation lors du deuxième tour de la présidentielle
disputé mardi 8 novembre avait été de 59,3 %, pour 75 % lors
du premier tour le 11 octobre. La présidente de la Nec s’est
toutefois gardée de déclarer Mme Sirleaf officiellement vainqueur,
en expliquant qu’elle ne pouvait le faire alors que la Commission
« était toujours en train de dépouiller des bulletins de vote.
Nul n’est vainqueur tant que nous ne l’avons pas proclamé »,
a-t-elle ajouté.
Selon
la Minul (Mission des Nations-Unies au Liberia), quelques 500
partisans de Weah se sont rassemblés pacifiquement samedi devant
son siège à Monrovia avant de se disperser sans incidents. Monrovia
a connu deux jours durant des incidents, qui ont fait trois
blessés légers vendredi. Ces incidents se sont notamment produits
entre Casques bleus de la Minul et manifestants favorables au
candidat défait. Avant ces incidents, George Weah, qui n’a pas
participé à la manifestation, avait réitéré ses appels au calme
depuis le siège de son parti, après avoir appelé à des marches
pacifiques dans tout le pays. « Les rues de Monrovia ne doivent
pas appartenir aux personnes violentes. Au nom de la paix, ne
sortez pas dans la rue. Ils ne veulent plus de la guerre. Je
resterai à vos côtés », a-t-il exhorté. Une première audience
sur la plainte pour fraude électorale supposée, déposée par
le candidat Weah, devrait être examinée cette semaine, a expliqué
Morris. Weah a adressé vendredi une demande à la Cour suprême
de son pays pour qu’elle fasse stopper le dépouillement du second
tour de scrutin, a indiqué son parti. Le secrétaire général
de son parti, le Congrès pour un changement démocratique (CDC),
Eugène Nagbe, a déclaré que « George Weah et le CDC souhaitaient
un recomptage des voix car le scrutin avait été entaché par
la fraude ».
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«
Dame de fer »
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De
l’autre côté, la présidente de la Nec a commenté que « si la
Cour suprême nous demande de suspendre le processus, nous serons
obligés de le faire. Nous enquêtons toujours sur la plainte
du Congrès pour le changement démocratique ». Mais, Ellen Johnson
Sirleaf avait annoncé jeudi son intention de proposer à son
rival « un rôle important dans le prochain gouvernement ». Figure
incontournable du paysage politique libérien, Sirleaf, dont
la forte détermination lui a valu le surnom de « Dame de fer
», a accumulé une grande expérience au sein de plusieurs institutions
internationales. Economiste formée à Harvard, Mme Sirleaf a
travaillé à la fois pour les Nations-Unies, la Banque mondiale
et brièvement pour la Citibank. Elle avait déclaré vendredi
: « Une fois que les résultats seront définitifs, nous nous
tournerons vers (le Congrès pour le changement démocratique,
parti de M. Weah), pour leur montrer que le gouvernement sera
inclusif. J’espère que (Weah) surmontera sa déception pour que
nous puissions œuvrer ensemble pour le bien du pays », avait-elle
dit.
Les
partenaires internationaux du Liberia ont mis tout leur poids
dans la balance contre d’éventuelles nouvelles divisions au
sein du pays, et ont appelé à ce que le processus électoral
soit mené à son terme de façon pacifique. « Nous vous encourageons
à continuer dans cette voie et à demander à vos sympathisants
de prendre patience, à demeurer pacifiques et calmes durant
tout le processus électoral », a écrit dans un message le groupe
de contact composé de conseillers de l’Union européenne, des
pays d’Afrique de l’Ouest, des Etats-Unis et de l’Onu qui ont
guidé le Liberia durant un processus de paix de deux ans.
En
effet, le vote de la semaine dernière constituait la dernière
étape d’élections générales (parlementaires et présidentielle)
organisées à l’issue d’une période de transition de deux ans,
en vertu d’un accord de paix signé en août 2003 après 14 années
de guerre civile.
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| Maha
Salem |
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