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En
tournée dans la région, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza
Rice, s’est entretenue lundi avec les dirigeants israéliens
et palestiniens sur fond de flambée de violence qui entache
sa tentative de relancer un processus de paix, au point mort
depuis de longs mois. Mais les efforts américains semblent pour
l’heure vains. Et il faudra probablement attendre les élections
législatives palestiniennes et d’éventuelles élections anticipées
israéliennes pour voir renaître l’espoir d’une relance de la
paix. En attendant, la visite de Mme Rice et ses entrevues avec
le premier ministre israélien Ariel Sharon et le président de
l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbass, s’est soldée par de
simples déclarations de bonne volonté. La résolution du conflit
israélo-palestinien « est l’une de nos priorités les plus importantes
», a déclaré Mme Rice, en ajoutant : « Le Proche-Orient sera
très certainement un meilleur endroit lorsqu’il y aura un Etat
palestinien démocratique vivant en paix aux côtés d’Israël ».
La secrétaire d’Etat américaine a simplement exhorté l’Etat
hébreu à ne pas prendre de mesure « préjugeant d’un règlement
final ».
Outre
ces déclarations qui ne sont pas appuyées d’actions concrètes,
la visite de Mme Rice a permis une certaine avancée sur le dossier
du terminal de Rafah. A l’issue de sa rencontre avec Mme Rice,
le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbass, a
fait état d’un accord imminent sur la réouverture du terminal
de Rafah à la frontière entre Gaza et l’Egypte. Il a affirmé
que l’accord en question était le fruit d’un compromis présenté
par l’envoyé du Quartette (Etats-Unis, Union européenne, Russie,
Onu) pour le Proche-Orient, James Wolfensohn, et qu’il ne prévoyait
pas de présence israélienne au terminal, fermé lors de la fin
du retrait israélien de la bande de Gaza achevé en septembre.
« Du côté palestinien, il y aura des Palestiniens et une tierce
partie (des observateurs européens), et du côté égyptien, il
y aura des Egyptiens. Il y a des détails techniques qui doivent
faire l’objet d’une coopération entre Palestiniens et Israéliens
mais ceux-ci ne seront pas présents au terminal », a-t-il dit.
Mme Rice a cependant affirmé qu’en raison de l’aspect « hautement
technique » de l’accord en négociation, sa mise en œuvre « nécessitera
un certain temps ». Le négociateur en chef palestinien, Saëb
Eraqat, avait affirmé pour sa part que les Américains attendaient
à présent « l’accord d’Israël », après l’aval des Palestiniens
à la solution présentée par M. Wolfensohn . |