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Bourse . L’indice
Case 30 vient de franchir la barre des 6 000 points. Un phénomène
séduisant pour les investisseurs étrangers, d’autant plus que
cette croissance devrait se poursuivre. Explications.
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Le
boom est prometteur |
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C’est
du jamais-vu depuis la création de la nouvelle Bourse égyptienne
en 1992. Son indice, le Case 30, a franchi la barre des 6 000
points mardi 8 novembre, enregistrant un nouveau record de 6039,60
points le lendemain. Et ce, grâce à une vague d’achat des Egyptiens
durant les trois jours d’échanges suivant la fête du petit Baïram.
Ces derniers ont en effet représenté à eux seuls 71 % de la
valeur totale des échanges, dimanche 6 novembre, au terme des
trois jours de congé. La faible présence d’investisseurs étrangers
dans ce phénomène s’explique par le fait qu’ils préfèrent attendre
le résultat des élections parlementaires en cours.
Mais ce sont les privatisations du secteur
bancaire et l’émission des parts publiques de quelques sociétés
mixtes en Bourse, à l’exemple de Sidpec et d’Amoc, qui ont été
le véritable moteur de cette hausse de l’indice Case 30. De
sorte que la Bourse égyptienne a occupé, durant les dix derniers
mois, la première place des marchés financiers émergents. L’indice
Morgan Stanley Egypt a enregistré durant cette même période
une hausse de 121,3 % pour s’établir à 626,2 points. L’indice
de la Bourse égyptienne du périodique anglais The Economist
a connu lui aussi une hausse atteignant 125,8 % sur 10 mois.
Toujours dans le même intervalle, le Case 30 a augmenté, atteignant
113,8 %, pour s’établir à 5 490,67.
Pour expliquer cette hausse, Magued Chawqi,
président de la Bourse égyptienne, ajoute deux événements très
importants : le lancement le 31 octobre dernier par la banque
ABN-AMRO de certificats d’investissements sur l’indice Case
30, et l’adhésion de la Bourse égyptienne à l’Union des Bourses
internationales le 6 novembre. Pour lui, le lancement, dimanche
6 novembre, par la banque internationale ABN-AMRO de 500 000
certificats d’investissements, dont le portefeuille est formé
d’actions de l’indice de Case 30 et qui sont échangés sur quatre
Bourses européennes (Genève, Francfort, Amsterdam et Rome),
permet de promouvoir l’indice Case 30 à l’étranger. Il contribue
sans doute à faire connaître aux investisseurs étrangers la
performance des trente sociétés leaders sur le marché égyptien.
D’autant plus que leurs cours sont inférieurs à ceux des autres
Bourses arabes de la région, ou même des marchés financiers
des pays émergents. Un atout qui rend le marché financier égyptien
attractif aux yeux des investisseurs étrangers.
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Appliquer les normes internationales
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Idée partagée par Chérif Radwan, membre délégué
de la maison de courtage Concorde, qui félicite la performance
des certificats d’investissements sur le Case 30 qui ont connu
une hausse en un jour de 4,9 %, atteignant 10,71 dollars, contre
9,52 dollars, la valeur nominale au moment de leur émission.
å Le volume des échanges des certificats a atteint 22,31 millions
de certificats, un chiffre très élevé pour une première semaine
ò, explique Radwan. Selon lui, c’est un pas qui permettra à
d’autres banques internationales de renouveler l’expérience.
Quant à l’adhésion de la Bourse égyptienne
à l’Union des Bourses internationales le 6 novembre, Chawqi
explique que cela lui a permis å d’appliquer les normes internationales
ò, et souligne qu’elle lui impose d’introduire de nouveaux titres
financiers, à l’exemple des dérivés échangés dans les marchés
financiers internationaux.
Pour sa part, Adel Hodrog, analyste financier
auprès de Prime Securities, justifie cette hausse de l’indice
boursier par deux facteurs supplémentaires : la hausse des liquidités
sur le marché due au retour des investisseurs égyptiens et régionaux
ainsi que la hausse des cours des actions, en raison de l’amélioration
des chiffres d’affaires trimestriels des sociétés cotées en
Bourse.
Enfin, analystes et experts du marché assurent
que la prochaine période sera plus prospère encore. « La
hausse continuera car cet essor ne dépend pas d’un boom soudain
de l’indice, mais d’une tendance continuelle par à coups » ,
assure Hodrog, en soulignant que cette tendance continuera malgré
certains fléchissements dus au mouvement correctif qui suit
le boom. Selon lui, ces derniers sont dus aux investisseurs
qui vendront leurs actions pour réaliser des gains rapides.
« Le lancement prochain de 20 % d’Egypt Telecom, attendu
depuis des années, ainsi que la nouvelle émission d’une part
de la société pétrolière Medor alimenteront un peu plus cette
hausse » , conclut-il.
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Dahlia Réda
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