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Football.
Aux côtés du finaliste
de la dernière édition et d’une équipe qualifiée pour
le prochain Mondial, l’Egypte est tombée dans le groupe
le plus difficile de la CAN 2006. Passage en revue de
ses adversaires.
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| Pharaons
contre gros calibres |
Le Maroc veut se faire entendre
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Après
l’échec de leur qualification pour le Mondial 2006, les
Lions de l’Atlas n’ont qu’un seul objectif : remporter
la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en janvier prochain.
Finaliste de la dernière édition, le Maroc est l’un des
grands favoris pour le titre. C’est une sélection très
puissante, riche de talents à tous les postes, à l’instar
de Talal Karkouri (Charleton, Ang) en défense, Houssein
Kharja (A.S. Rome, Ita) au milieu, et l’attaquant doué
de Bordeaux (Fra, D1), Marouane Chamakh. Des talents mais
aussi un jeu collectif très bien organisé que ce soit
en défense ou en attaque. Ce qui fait de cette sélection
l’une des plus puissantes du continent noir. La preuve
: elle est la seule sélection africaine à ne pas avoir
subi de défaite lors de son parcours en éliminatoires
conjointes du Mondial et de la CAN 2006.
La seule lacune des Marocains réside
au niveau du poste de gardien de but. Khaled Fouhami et
Nadir Lamyaghri, les deux portiers de la sélection, lui
ont coûté cher par le passé. Le premier a été à l’origine
de sa défaite lors de la finale de la CAN 2004, alors
que le second a offert aux Tunisiens la qualification
pour la Coupe du monde 2006 suite à une grave erreur de
sa part. Une situation curieuse, si l’on sait que le directeur
technique de la sélection de l’époque était Badou Al-Zaki,
l’un des meilleurs gardiens de but du continent noir dans
les années 1980. Ce dernier a dû démissionner après la
faute de Lamyaghri et l’échec de la sélection marocaine
de se qualifier pour le Mondial. Actuellement, la Fédération
marocaine cherche un remplaçant à Zaki parmi le trio français
: Paul Le Guen, l’auteur de l’exploit de Lyon en Ligue
1 ces trois dernières saisons ; Philippe Troussier, 8e
de finaliste avec le Japon au Mondial 2002 ; et Didier
Deschamps, ex-directeur technique de l’AS Monaco. Quel
que soit le choix fait, l’entraîneur apportera aux Lions
de l’Atlas une amélioration notoire de leurs performances.
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Le poid lourd des Eléphants
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C’est
la puissance montante du football africain. Comme le Maroc
et l’Egypte, la Côte-d’Ivoire disputera cette CAN en tant
que grand favori. Très motivés après leur qualification
pour le Mondial 2006, pour la première fois de leur histoire,
les Eléphants espèrent aller en Allemagne avec le titre
de champion d’Afrique. Une mission qui n’est pas hors
de leur portée. Ces joueurs talentueux ont toujours su
faire la différence contre leurs adversaires. Normal pour
une équipe qui possède des noms comme Didier Drogba, l’attaquant
de Chelsea (Ang), considéré comme l’un des meilleurs attaquants
du monde, Arouna Dindane, l’attaquant d’Anderlecht (Belgique),
Bonaventure Kalou, le milieu doué de PSG (France) et le
défenseur solide d’Arsenal (Ang) Kolo Touré, l’un des
meilleurs défenseurs du Premiership. La bande est conduite
par le célèbre technicien français Henri Michel, doté
d’une large expérience sur le continent noir. Mais le
travail de ce dernier n’est pas clair car le jeu collectif
des Eléphants est quasiment absent. La majorité des rencontres
remportées par l’équipe s’explique par les efforts individuels
du duo Drogba Dindane qui a inscrit plus de la moitié
des buts lors des éliminatoires conjointes pour le Mondial
et la CAN 2006. En raison de ce jeu individuel, la Côte-d’Ivoire
souffre face aux puissantes équipes comme lors de ses
rencontres contre le Cameroun 0-2 et 2-3 respectivement
à Yaoundé puis Abidjan. La tâche d’Henri Michel sera donc
lourde durant la période à venir. S’il réussit, la Côte-d’Ivoire
sera imbattable.
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Le retour libyen
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Après
une longue absence, la Libye fera son retour au cours
de cette édition de la CAN (sa dernière participation
dans cette compétition remonte à 1982). La Libye, 4e
du groupe 3 lors des éliminatoires conjointes pour le
Mondial et la CAN 2006, a en fait profité de la présence
de l’Egypte, pays hôte de la CAN, dans son groupe. Car
le groupe 3 est le seul à avoir permis à l’équipe arrivée
4e de se qualifier pour la CAN. Il est vrai que le niveau
technique de la sélection libyenne laisse beaucoup à
désirer par rapport à ses adversaires dans le groupe
(l’Egypte, la Côte-d’Ivoire et le Maroc) mais elle prête,
selon l’avis du sélectionneur français de la Côte-d’Ivoire
Henri Michel, « à déjouer l’adversaire ». Les résultats
des Libyens aux qualifications ont par ailleurs été
assez satisfaisants, avec une victoire contre l’Egypte
2-1 à Tripoli et deux matchs nuls à domicile contre
la Côte-d’Ivoire et le Cameroun. La puissance de la
sélection libyenne réside dans le duo Tareq Al-Tayeb,
le milieu de Gaziantepspor (Turquie), et l’attaquant
Gihad Al-Montasser. Reste qu’elle devra quand même se
mesurer à des adversaires réputés pour leur ténacité.
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| Mohamad
Mosselhi |
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«
Il souffle un grand air d’optimisme dans le groupe » |
L’ancien
joueur champion d’Afrique en 1986 et actuel entraîneur
de la sélection égyptienne, Chawqi
Gharib, s’exprime sur
les chances des Pharaons lors de la prochaine CAN. |
Al-Ahram
Hebdo : L’Egypte devra se mesurer dans son groupe à
la Côte-d’Ivoire, le Maroc et la Libye. Qu’en pensez-vous
?
Chawqi
Gharib : J’estime
que tous les groupes sont équilibrés. Si l’on fait une
lecture des 16 équipes qualifiées, cinq d’entre elles
se sont qualifiées pour la Coupe du monde 2006 et 5
autres auraient dû être qualifiées. Ce qui fait que
nous devons avoir une moyenne de trois fortes équipes
par groupe. Mais tout cela importe peu car nous avons
un objectif, celui de remporter la CAN. Cela implique
que nous devons être une troupe de combattants prêts
à n’importe quelle bataille.
— Mais
vous vous retrouvez dans le groupe de la Côte-d’Ivoire
et du Maroc, qui sont en ce moment les deux meilleures
équipes du continent ...
— C’est
peut-être là une chose qui nous apporte de l’optimisme.
En 1986, lorsque la compétition s’est déroulée en Egypte
et que nous l’avons remportée (ndlr : Chawqi Gharib
était un membre de l’équipe victorieuse), nous avons
affronté la Côte-d’Ivoire et le Maroc avant de décrocher
le titre. Personnellement, je pense que c’est une bonne
chose de nous être retrouvés avec la Côte-d’Ivoire.
Nous avons affronté cette dernière en qualification,
et connaissons sa force. Quant au Maroc, c’est une grande
équipe et son style est connu de tous. De même pour
la Libye, qui n’est pas une équipe à négliger car elle
s’est nettement améliorée ces temps derniers. Nous l’avons
également affrontée lors des qualifications, ce qui
nous donne une bonne connaissance de ses capacités.
Autrement dit, il y aura peu de place aux surprises.
— N’auriez-vous
pas préféré que votre groupe soit plus souple avant
d’entamer les choses sérieuses ?
— Le football
en Afrique a connu une nette évolution ces dernières
années et il n’y a plus d’équipes faciles. Une équipe
inconnue comme celle du Togo a réussi à se qualifier
pour la Coupe du monde, ceci aux dépens d’une grande
nation telle que le Nigeria. La CAN est devenue une
grande compétition et si une équipe réussit à se qualifier,
cela veut dire qu’elle a de grandes qualités et d’excellents
moyens, et qu’il faut bien se préparer à l’affronter.
— En
quoi consistent vos préparatifs pour la CAN ?
— Nous
avons préparé un programme assez intensif pour les trois
prochains mois. D’abord, il y a la rencontre de la Tunisie,
le 16 novembre. Le regroupement final pour la CAN débutera
le 24 décembre et l’agenda comprend un tournoi amical,
du 27 au 29 décembre, et des matchs contre le Nigeria
(3 janvier), le Sénégal (9 janvier) et l’Afrique du
Sud (13 janvier). Tous les joueurs sont très motivés
et déterminés à réaliser un succès. Il souffle un grand
air d’optimisme dans le groupe.
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Amr
Moheb |
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