Après
une visite en Asie, le ministre américain de
la Santé a déclaré qu’aucun pays au monde ne
possédait les capacités nécessaires pour faire
face à la grippe aviaire qui se répand dans
toutes les directions.
Par
contre, en Egypte, le ministre de la Santé a
déclaré que toutes les mesures nécessaires ont
été prises en interdisant l’importation des
volailles vivantes et en annulant la saison
de chasse. Et d’ajouter que 27 centres dans
les 4 coins du pays sont chargés de suivre la
situation.
Par
ailleurs, les ministres de l’Union Européenne
(UE) se sont réunis dans le cadre d’une séance
extraordinaire au terme de laquelle ils ont
déclaré que la grippe aviaire représentait un
danger universel. Dans ces circonstances graves,
les gens ont besoin d’être réconfortés en sachant
que les autorités sont prêtes à faire face à
toute éventuelle attaque épidémique. Mais en
même temps, ils doivent être conscients de l’ampleur
du danger et de la probabilité que le virus
mortel peut arriver à tout moment malgré les
mesures prises. Et ce, surtout après l’apparition
en Roumanie, en Turquie et en Grèce du virus
mortel H5N1 qui a soulevé la terreur dans le
monde. Ce virus a commencé à se répandre au
début de l’été dernier en provenance de la Chine
défiant les défenses de la majorité des pays
asiatiques.
En
Egypte, nous nous sommes habitués à ce genre
de comportement dans les circonstances similaires
à partir de la vache folle, passant par l'ébola
pour arriver à la grippe aviaire. Les autorités
font croire aux gens que l’Egypte est immunisée,
que le gouvernement est vigilent et que ça suffit.
Un haut responsable égyptien a même déclaré
que le climat en Egypte n’était pas favorable
à la propagation de la grippe aviaire, car il
n’est pas propice à la vie de ce virus !
Ces
propos n’ont rien de scientifique à l’instar
des déclarations selon lesquelles l’Etat aurait
construit des grilles pour empêcher les oiseaux
migrateurs de pénétrer à l’intérieur du territoire.
Remarquons que ces oiseaux volent à de très
hautes altitudes et qu’ils suivent des trajectoires
déterminées. Le delta du Danube en Roumanie
est l’une des plus grandes régions de rassemblement
de ces oiseaux. Jusqu’à présent, personne ne
sait comment le virus se transmet des oiseaux
migrateurs aux volailles. Il ne se transmet
pas facilement à l’homme. Cependant, les savants
craignent que sa composition génétique ne change
soudainement et qu’il devienne capable d’attaquer
l’homme. Cette éventuelle catastrophe a soulevé
la terreur dans les quatre coins du monde.
S’attendre
au pire même s’il ne se produit pas est le comportement
que les autorités responsables doivent suivre
en Egypte. Elles doivent constamment mettre
en garde contre l’éventualité de l’apparition
de la maladie et montrer les moyens de prévention
pour que les gens ne croient pas que tout est
sous contrôle et dorment sur leurs lauriers.
L’Egypte se trouve sur la trajectoire de la
migration des oiseaux. Comme le virus est apparu
soudainement en Turquie et en Grèce, il peut
apparaître soudainement ailleurs surtout durant
les saisons du petit et du grand pèlerinage
où des millions de musulmans d’Asie et d’Afrique
se regroupent en un seul endroit.
Certains
cercles estiment que ce virus n’est pas moins
dangereux que les armes de destruction massive.
C’est pourquoi ils ont vivement critiqué les
centres américains de recherches qui ont publié
sur Internet la carte génétique du virus qui
ressemble à celui qui a causé l’épidémie de
1918 qui a fait 50 millions de morts. Elle pourrait
effectivement être utilisée par certains groupes
terroristes. Bref, il est indispensable de mobiliser
les gens face à toute éventualité tant que nous
ne sommes pas parvenus à un sérum contre le
virus de la grippe aviaire.