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Trois questions à

Hassan Rasmi, responsable de la surveillance des antiquités dans les aéroports et les postes-frontières.

« Le nombre des antiquités volées que nous avons réussi à intercepter a augmenté de 50 % »

Al-Ahram Hebdo : Pourquoi des bureaux affiliés au Conseil Suprême des Antiquités (CSA) ont-ils été ouverts dans 20 points d'accès aériens, marins et routiers ?

Hassan Rasmi : C'est Zahi Hawas, secrétaire général du CSA, qui a été le premier à penser à la création de ces bureaux. Ceci dans le but d'arrêter et de limiter au maximum le trafic des antiquités vers l'étranger. Ces bureaux sont l'équivalent des bureaux des antiquités confisquées qui se trouvent dans les quatre coins du pays. Il est à noter qu'avant la création de ces bureaux, il n'y avait que 4 points de contrôle à l'aéroport du Caire. Aujourd'hui, nous contrôlons 20 accès dont le dernier vient d'être inauguré à l'aéroport de Borg Al-Arab, à Alexandrie. Il nous manque encore 14 autres points de passage qui seront sous notre contrôle dans l'espace de deux ans au maximum.

— Estimez-vous que ces bureaux de contrôle seront vraiment utiles ?

— Bien sûr. Depuis la création de ces bureaux, le nombre des antiquités volées que nous avons réussi à intercepter a augmenté de 50 %. Ceci prouve que ces accès servaient auparavant au trafic des antiquités et personne ne s'en rendait compte. On vient même de mettre la main sur une grande collection de pièces appartenant à l'époque ottomane qui devait quitter le pays à partir du port de Damiette. De même, le Français Michel Rousseau, qui faisait du trafic d'antiquités, a été arrêté juste après la création de ce bureau à l'aéroport d'Al-Nozha, à Alexandrie. Nous avons effectivement découvert que depuis 20 ans, Rousseau venait passer des séjours en Egypte et repartait de l'aéroport international d'Al-Nozha, à Alexandrie, emportant avec lui beaucoup de pièces antiques qu'il présentait aux autorités comme de simples souvenirs.

— Comment choisit-on les archéologues qui travaillent dans ces bureaux ?

— Les archéologues qu'on choisit pour travailler dans ces bureaux doivent être dotés d'une expérience de 15 à 20 ans dans le domaine et d'une compétence avouée. Avec une telle expérience, ils pourront facilement différencier à l'œil nu les vraies pièces antiques des fausses. L'honnêteté et la bonne réputation sont aussi d'une importance majeure dans ce domaine.

Propos recueillis par Dalia Farouk

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