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Handball
. L’Egypte participe aux Championnats du monde qui auront lieu
du 24 janvier au 6 février prochains en Tunisie. Les tout nouveaux
Pharaons espèrent faire oublier les récents échecs de leurs
prédécesseurs. |
| Un blason
à redorer |
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«
Décrocher le titre, le carré d’or, n’est pas notre objectif.
Mais nous comptons bien réaliser un exploit pour l’Egypte, qui
possède actuellement une nouvelle équipe, stable, dotée d’excellentes
capacités et d’un moral d’acier ». Tels sont les propos de Hassan
Moustapha, président de la Fédération égyptienne et internationale
de handball, concernant les objectifs de la sélection égyptienne
pour les Championnats du monde qui auront lieu du 24 janvier
au 6 février prochains en Tunisie. L’Egypte, qui avait obtenu
son meilleur résultat en Championnats du monde lors de l’édition
2001 — quand elle a terminé 4e — a changé de peau. Les éléments
âgés ont quitté la sélection après une série d’échecs qui ont
confirmé la nécessité d’un renouvellement, notamment au lendemain
de l’élimination dès les premiers tours de l’édition 2003 au
Portugal. « Aujourd’hui, les jeunes, comme moi, éprouvent une
grande soif de gagner et de montrer leurs talents. Nous avons
une volonté de fer et nous sommes cette fois-ci bien déterminés
à réaliser un exploit pour l’Egypte », souligne Bilal Awad,
ailier gauche, qui jouera ses premiers matchs avec la sélection
nationale lors des prochains Championnats du monde de Tunisie.
Ce dernier, avec le milieu Mohamad Abdel-Warès, représentent
les cadets de la sélection, entourés d’un groupe de jeunes joueurs
d’expérience moyenne, à l’instar d’Ahmad Al-Ahmar, d’Abdallah
Mohamad et de Rami Youssef. En revanche, il existe des joueurs
expérimentés au sein de l’équipe pour soutenir moralement ces
jeunes, et sauver, le cas échéant, la sélection dans les moments
décisifs. Les exemples sont nombreux : Hussein Zaki, en Espagne,
professionnel évoluant dans les rangs du club Real Sociedad,
ou encore Chérif Moëmen, Saber Hussein et Hamada Al-Roubi. «
Mais du point de vue technique, nous ne comptons pas vraiment
sur la présence de ces joueurs, dont trois reviennent de blessures,
à l’exception de Hussein Zaki. Et même ce dernier n’est pas
au top de sa forme. Il dit être fatigué par les matchs du championnat
espagnol ! », note Alaa Al-Sayed, membre administratif de la
sélection.
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Une préparation de haut niveau
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Cet amalgame
de joueurs de la sélection vient après une longue période
de préparation soit dans des camps en Egypte, soit lors de
championnats amicaux. La préparation de la sélection remonte
à début novembre 2004, dont la première phase s’est déroulée
au Koweït, avec quelques matchs contre son homologue koweïtienne.
Ensuite, les joueurs sont allés en Suisse, où ils ont rencontré
de grandes équipes telles celles de Suisse et de France. «
Cette période de préparation était très importante, car l’Allemand
Lommel, directeur technique de la sélection, nous a mis une
grande pression morale et technique. Il fallait parfois jouer
3 matchs par jour, mais nous étions peu intéressés par les
résultats. Et on a bien joué », explique Ahmad Al-Ahmar, star
de la sélection. C’est tout juste avant le début des Championnats
du monde que l’Egypte a terminé sa phase de préparation en
Espagne, où elle a entre autres rencontré les équipes de France
et d’Islande. Entre ces championnats amicaux, la sélection
a organisé, début novembre, un camp de préparation en Egypte.
Le matin, et pendant deux heures, le programme se composait
de la musculation, de courses et autres exercices physiques.
Le soir, l’équipe concentrait ses efforts sur la défense,
l’attaque et différentes tactiques. « Nous avons un grand
problème en attaque : les joueurs réussissent à lancer des
attaques, mais n’arrivent pas souvent à les achever. Alors
qu’en Championnat du monde, le jeu est très rapide », remarque
Saber Hussein. Lors des prochains Championnats du monde, l’Egypte
sera dans le groupe D avec l’Allemagne, la Serbie, la Norvège,
le Brésil et le Qatar. Pour le moment, l’Egypte se concentre
sur le style de jeu et les joueurs des sélections qatari et
brésilienne. Quant aux autres équipes, notamment l’allemande,
la sélection se contente de visionner leurs matchs aux Olympiades
d’août 2004 ou ceux de la Coupe du monde. « La présence de
l’Allemand Lommel, qui maîtrise l’école allemande de handball,
nous est très utile. Il connaît le jeu des joueurs allemands,
leurs points faibles et forts. C’est pourquoi l’Allemagne
figure parmi les pays qu’on ne craint pas tellement », ajoute
Saber Hussein. En effet, l’Allemagne, 2e lors de la dernière
édition des Championnats du monde, est l’un des favoris du
titre avec la Croatie, tenante du titre, la Suède et la France.
Mais le problème de ces équipes est qu’elles sont actuellement,
tout comme l’Egypte, en phase de renouvellement et sont donc
instables. Alors que d’autres équipes comme l’Espagne et l’Islande
sont stables et fortes. « La Tunisie possède aussi une solide
équipe et profitera sans doute de la tenue des Championnats
du monde sur son sol », renchérit Ahmad Al-Ahmar.
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Règlement modifié
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Afin de donner
plus de dynamisme à la compétition, son règlement a été modifié.
Trois sélections se qualifieront pour disputer le deuxième
tour. Ensuite, les 3 sélections du groupe D rejoindront les
3 autres du groupe C. De leur côté, les 3 sélections du groupe
B rejoindront celles du groupe A. Puis les deux premières
équipes de chaque groupe seront qualifiées automatiquement
pour les demi-finales et les autres joueront pour le classement
de la 5e à la 12e places. « C’est un système ambitieux qui
permet à des équipes de différents niveaux de rester le plus
longtemps possible dans la compétition », souligne Alaa Al-Sayed.
Malgré sa fraîcheur,
on ignore les vraies capacités de l’équipe égyptienne. Mais
une chose est sûre : les jeunes tiennent à faire part de leur
bonne volonté et Lommel signale qu’il est grand temps pour
lui de réaliser un exploit pour l’Egypte. A suivre ... .
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Chourouq Chimy |
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