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La vie mondaine

Palestine . Un de nos lecteurs se félicite du scrutin qui vient de se dérouler mais se demande si, grâce à l’élection d’Abou-Mazen, un espoir de paix est permis.

La violence cessera-t-elle ?

Ce qui a attiré mon attention à propos des élections en Palestine, c’est que pour la première fois un président arabe est élu sans obtenir 99 % des suffrages. Abou-Mazen a en effet obtenu 62,3 % des voix, contre 19,8 % pour son rival Moustapha Barghouti. Qui sait, peut-être ces élections serviront-elles de leçon un jour aux autres régimes arabes et à leur système électoral ...

De plus, et pour la première fois, les citoyens palestiniens se voient dirigés par une autre figure qu’Arafat, leur leader historique.

Mais en tant que citoyen arabe, s’intéressant de près à l’avenir de la Palestine, je dois poser une question : quel sera le sort de la question palestinienne ? Les problèmes des Palestiniens seront-ils résolus un jour ? Pourront-ils espérer vivre avec moins de peur et de dangers ? Pourront-ils trouver le pain, les soins, la sécurité ?

Beaucoup de questions que tous les Palestiniens sont en train de se poser.

Et puis, les Israéliens laisseront-ils Abou-Mazen tranquille, ou est-ce qu’ils entraveront ses démarches afin de ne jamais rendre possible le moindre espoir de paix ? Sharon réussira-t-il à arracher à Abou-Mazen les concessions qu’il n’a jamais pu obtenir d’Arafat ? Les enfants pourront-ils espérer aller à l’école normalement ?

Les Palestiniens ont beaucoup souffert et ont le droit d’espérer mieux dans leur vie quotidienne. Arabes et musulmans se doivent d’être plus optimistes pour l’issue de la question palestinienne.

Cette nouvelle phase de l’histoire palestinienne témoignera-t-elle vraiment d’une solution définitive et satisfaisante de la question palestinienne, ou bien sera-t-elle un nouveau chapitre de violence ?

Nader Adel,
Le Caire.



Défense de fumer !

Fumer est une mauvaise habitude qui attaque non seulement le corps, mais aussi l’esprit. Nous remarquons que tous les fumeurs ne sont pas très heureux car la cigarette s’empare de leur personne et de leur argent. Après quelques cigarettes, on devient toxicomane et la guérison devient très difficile.

En Europe, le peuple fume depuis le XVIe siècle. L’Amérique est à l’origine du tabac, et c’est Jean Nicot qui l’a introduit en France. Il a laissé son nom à l’un des composants les plus dangereux de la cigarette : la nicotine. Cette substance provoque une accélération des battements du cœur. A très forte dose (environ dix mille fois plus qu’une cigarette), la nicotine peut provoquer la mort. L’autre composant, c’est le goudron, qui suscite des maladies graves, dont le cancer.

Les dernières statistiques ont montré que près de 20 000 personnes en meurent chaque année en France.

La cigarette est aussi néfaste pour les non-fumeurs car ils sont en contact régulier avec les fumeurs. Ils respirent la fumée de composants déjà brûlés, ce qui signifie que les non-fumeurs sont deux fois plus exposés au tabac que les fumeurs.

En même temps, le centre américain de la santé environnementale des enfants, après une étude faite sur 4 enfants âgés de 6 à 16 ans, a annoncé que la fumée dégagée par les cigarettes est particulièrement néfaste pour les enfants car elle affaiblit leur niveau scolaire et diminue leur intelligence. D’où ma question : quel est le rôle joué par l’Etat pour combattre ce phénomène ? Il ne suffit pas d’écrire sur un paquet de cigarettes : « Attention, la fumée nuit à la santé et provoque la mort ». Il faudrait carrément interdire la cigarette.

Shérif Merzek,
Le Caire.



Etre libre

Chacun de nous affronte quotidiennement des difficultés de tout ordre. Notre vie n’est donc pas facile. Nous vivons parfois des moments inoubliables, mais malheureusement il arrive aussi que les problèmes posés par la vie nous étouffent et nous poussent à dire que la fin est venue. Peut-être allez-vous vous dire que je suis pessimiste. Ce que je veux simplement dire, c’est que chacun de nous rêve d’être libéré de ses responsabilités, de ne plus être aliéné. Je me permets donc de donner un conseil aux lecteurs : oubliez vos problèmes et essayez de ne voir que le bon côté des choses de la vie ! Ainsi vous vous retrouverez libre et joyeux. Ouvrez les yeux et appréciez ce que Dieu vous a offert !

Marie Georges,
Alexandrie.



Le cinéma et l’histoire

Alaa Al-Aswani fait dans son roman intitulé Emaret Yaacoubian, entre autres, illusion à la corruption dans notre société, de 1950 à nos jours. Le désir, le pouvoir, l’argent sont les principaux thèmes de ce roman que j’ai lu et qui représente pour moi et pour toute ma génération un document historique sur une époque dont on connaît peu de choses. L’auteur a décidé d’adapter son œuvre au cinéma et j’espère que Adel Imam et le grand nombre de vedettes du film transmettront son message. Notre cinéma en aurait besoin pour améliorer son image. Bon courage à toute l’équipe du film.

Ahmad Helmy,
Le Caire.



Pensez aux enfants !

Après les fêtes de fin d’année, celle du grand Baïram approche. Mais beaucoup d’enfants dans le monde restent encore privés de ces moments de joie. Je pense qu’il ne faut pas les oublier.

La fête est dans les cœurs

la fête est un bonheur

la fête est une chanson

pour chaque enfant

de tous les pays du Caire à Paris.

Mais des enfants manquent à la fête

notre joie n’est pas complète

et la fête sera ratée

si elle n’est pas partagée.

Des enfants meurent tous les jours

des enfants manquent d’amour

et moi, je m’enferme dans ma tour

un jour de fête

pour pleurer.

Riham el Sayed Mostafa,
Le Caire.



Le choix

Parce que j’étais

plus honnête

que les autres

j’ai choisi ma liberté

être seul, être célibataire

par définition

et par nature

.....

Parce que

je ne voudrais pas

un autre clone de moi

une autre fille ou fils

aussi timide que moi

....

L’amour n’est

qu’une illusion

les sensations physiques restaient

froides par tabous

et par peur

c’est pas une notion

idéale, seulement un choix ...

Dans un monde où

les choix

sont difficiles à respecter

à tenir ou à posséder

parce que j’étais peut-être

plus enfantine que les autres femmes

 

Amal Hassan,
Le Caire.



Biltmore et la Feuille de route

Alors que de nombreux chefs d’Etat arabes ont fondé leurs espoirs sur le projet de la Feuille de route parrainé par les Etats-Unis, il semblerait en réalité qu’il ne s’agisse là que d’une vague illusion. Ce fameux projet n’est en réalité que la réalisation du programme de Biltmore, adopté par l’Organisation américaine sioniste, réunie à New York le 11 mai 1942.

Dirigé par David Ben Gourion, chef du Comité exécutif de l’Agence juive, le programme de Biltmore appelait à :

1. L’établissement de l’Etat juif qui engloberait toute la Palestine.

2. La création de l’armée juive.

3. Le refus intégral du White Paper (Livre blanc, datant de 1939, qui limitait massivement l’immigration des juifs). Mais a contrario, une ouverture sans limite vers la Palestine, contrôlée non plus par les Britanniques, mais par l’Agence juive.

Le 10 novembre 1942, le programme de Biltmore devient la politique officielle du sionisme mondial, et le demeure jusqu’à nos jours. « Ce programme est allé plus loin que la Déclaration de Balfour, en devenant la Bible de la quasi-majorité des organisations juives modérées en Occident. En multipliant leurs revendications, les sionistes ont explicité une conviction croissante qu’une politique modérée n’était plus de mise, qu’ils ne pouvaient dorénavant plus se référer à Londres et qu’il était important de gagner le support des Etats-Unis. Les victoires des Alliés à Alamein et en Afrique du Nord ont écarté le danger d’une réaction ennemie au Moyen-Orient. Ce qui encouragea les sionistes à instaurer leur politique au mépris du nationalisme arabe. Parallèlement au programme de Biltmore, une intense activité sioniste émerge au sein de la vie politique américaine. En accord avec les allégations sionistes, de nombreux corps législatifs américains ont conclu des résolutions pro-sionistes et en février 1944, l’une d’elles fut soumise aux 2 congrès. Cette résolution appelait à l’ouverture de la Palestine pour une immigration illimitée des juifs. La reconstruction ultime de la Palestine, un Commonwealth juif, libre et démocratique ». (...)

Ces extraits d’un article publié dans le Middle East in World Affairs, par Cornell University Press en 1957 et rédigé par Goerge Lenczowski, représentent la quintessence du fondement même du programme de Biltmore pour l’organisation sioniste mondiale dont Sharon est l’outil.

Et tous ceux qui parlent d’une feuille de route se leurrent !

Mamdouh El Dakhakhni,
Alexandrie.

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