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11 septembre . Partis dans une campagne pour combattre le terrorisme, les Etats-Unis auraient plutôt favorisé, notamment avec l’invasion de l’Iraq, l’éclosion et l’expansion de groupes plus disséminés et incontrôlables. Les pays arabes continuent à payer le prix fort.
Un néo-terrorisme en marche

Trois ans déjà ... et beaucoup d’Arabes estiment qu’ils encaissent au jour le jour les effets des attaques contre les tours jumelles du World Trade Center. Ces attentats ont certes témoigné d’un changement marquant de la situation internationale, mais les Arabo-musulmans continuent à subir à eux seuls les plus dures conséquences d’un acte signé Bin Laden. Le premier anniversaires a été notamment marqué par le déclenchement d’un nouveau genre de guerre dite asymétrique lancée contre un seul homme. La guerre contre l’Iraq a été le fait marquant du deuxième anniversaire du 9/11. L’autre partie s’est manifestée, il ne faut pas l’oublier, par ces attaques terroristes spectaculaires de Riyad, Casablanca et Istanbul. Cette même année, 2003, a témoigné de l’exportation du terrorisme pour la première fois en Europe occidentale, avec l’attentat de Madrid. Une opération spectaculaire non seulement, comme l’indique Diaa Rachwane, spécialiste des mouvements islamistes au Centre d’Etudes Politiques et Stratégiques d’Al-Ahram (CEPS), par le nombre de morts qu’elle a provoqué et qui a dépassé les 200, mais parce qu’elle a entraîné la chute du gouvernement d’Aznar et le retrait des troupes espagnoles de l’Iraq. L’Europe a ainsi subi pour la première fois les conséquences des attentats de New York et Washington mais l’ombre de ces attaques plane beaucoup plus sur les Arabes. Ceux-ci encaissent de façon contrastée les développements des deux dernières années avec un renforcement de la menace terroriste. Celle-ci s’est nettement manifestée par la naissance de nouveaux mouvements peut-être plus petits mais pareils à Al-Qaëda. Certains l’avaient prédit.


Des Bin Laden en série

« Aujourd’hui, on fait face à un Bin Laden, la guerre contre l’Iraq mènera à l’émergence d’une centaine de Bin Laden », avait déclaré le président Hosni Moubarak avant l’invasion américaine de l’Iraq. Ladite guerre contre le terrorisme n’a fait qu’alimenter ce phénomène, surtout dans les pays censés avoir été libérés par les Américains, à savoir l’Iraq et l’Afghanistan. Dans ces deux champs de bataille comme dans d’autres pays arabes ou musulmans, le fondamentalisme est de retour. La guerre américaine contre le terrorisme était arbitraire. N’a-t-elle pas fait l’amalgame entre les organisations caritatives et les mouvements armés ? N’a-t-elle pas assimilé tous les mouvements de résistance dans le monde arabe comme le Hamas, le Djihad et le Hezbollah aux terroristes ? N’a-t-elle pas mis certains régimes dans le même panier que les mouvements terroristes ? C’est cette politique où les cartes ont été brouillées qui a mené, selon Ahmad Sabet, professeur de sciences politique à l’Université du Caire, « les cellules dormantes des groupes islamistes armés à sortir de leur léthargie ; comme au Yémen, en Arabie saoudite, au Liban et en Algérie ».

Cependant, Diaa Rachwane rejette l’idée de cellules dormantes et considère qu’il s’agit plutôt de nouveaux mouvements qui imitent le modèle Al-Qaëda, ses slogans et ses noms, à l’exemple d’Abou-Hefz Al-Masri qui désignait une filiale d’Al-Qaëda et qui est maintenant en Iraq l’un des mouvements les plus violents. Ce pays est ainsi secoué par d’incessants et très meurtriers attentats qui constituent certes un bourbier pour les Américains, mais placent les Arabes dans l’impasse. Ils sont ainsi, comme l’estiment plusieurs analystes, devenus plus royalistes que le roi dans une tentative de préserver leur alliance stratégique avec la première puissance mondiale.


Alibi pour plus de répression

Sur le plan intérieur, les attentats du 11 septembre et le renforcement de la menace terroriste ont servi d’alibi aux régimes en place pour justifier des actions qui auraient suscité un tollé général dans d’autres circonstances. Un prétexte pour renforcer la répression d’une opposition déjà trop faible. L’Egypte a ainsi intensifié ses actions contre le mouvement interdit des Frères musulmans en procédant à de multiples arrestations de ses membres ou encore en fermant leur site Internet. Ahmad Sabet rappelle également les mesures prises à l’encontre de certains courants modérés comme le Front islamique du travail en Jordanie ou le mouvement islamiste au Maroc. Mais face à une opinion publique qui nourrit un sentiment anti-américain, les régimes dans le monde arabo-musulman sont sur la défensive. Ils reprochent notamment à l’Administration américaine d’avoir ignoré leurs efforts en vue d’une lutte coordonnée contre le terrorisme. Dans ce monde, on reproche ainsi à Washington de faire la sourde oreille aux mises en garde contre une politique capable de mettre toute la région dans le chaos, alors qu’Israël a su obtenir l’oreille de Washington en assimilant les opérations des Palestiniens aux attentats du 11 septembre. Les Américains ont carrément pris parti pour les Israéliens et ont à peu près laissé tomber les Palestiniens et la situation s’est largement détériorée, provoquant un véritable coup de froid entre les capitales arabes et Washington. Les relations arabo-américaines n’ont jamais été aussi maux


Rapports problématiques

La tension semble être le mot-clé qui régit les relations entre l’Administration Bush et les régimes arabes. « Tension contenue », selon Sabet. Il la justifie par la fureur que le projet de réforme dans la région, intitulé « le Grand Moyen-Orient », a engendrée. Les chefs d’Etat arabes en place voient dans cette « réforme démocratique » une atteinte à leurs pouvoirs et à leurs prérogatives absolues. Ce qui a poussé Washington à surseoir à l’application de son plan. Il est vrai qu’entretenir de bonnes relations avec les Américains n’a jamais été une tâche facile pour les Arabes. Trois ans après les événements, ces rapports ont du mal à être maintenus de façon normale même si Washington assure la sécurité de certaines monarchies et la survie d’autres Etats par l’intermédiaire de l’aide financière qu’il leur apporte. L’Arabie saoudite, qui était considérée comme l’alliée traditionnelle de l’Amérique, est perçue aujourd’hui comme un ennemi potentiel par un très grand nombre d’Américains.

Cela dit, en dépit de cette méfiance, les pays arabes n’ont jamais cessé d’échanger avec les Etats-Unis des informations dans le domaine de la sécurité et des renseignements, comme l’affirme Ahmad Sabet. Il cite à titre d’exemple les délégations du FBI, qui sont constamment reçues par les dirigeants de la région. De son côté, Washington s’efforce de préserver des relations stratégiques avec ce monde riche en pétrole.

L’option islamiste

Cependant, selon certains analystes, le pays de l’oncle Sam cherche à le faire avec certains détours. Pourquoi pas un passage, voire une alliance avec des mouvements islamistes ? L’hypothèse figure dans un livre de l’Américaine Cheryl Benard, Civil Democratic Islam : Partners, Ressources and Strategies (L’Islam civil et démocratique : les partenaires, les ressources et les stratégies). Un texte qui explique à l’Administration américaine comment elle peut trouver des partenaires dans la région en vue de moderniser l’islam ou d’instaurer « un islam démocratique ». Ce livre correspond en effet à un rapport stratégique et son auteur fait partie de la section de sécurité nationale dans l’influente Rannd Corporation. L’importance d’une telle étude, selon Al-Sayed Yassine, chercheur et sociologue, provient du fait qu’elle donne « des recommandations pratiques aux décideurs aux Etats-Unis pour marginaliser les mouvements islamistes anti-américains et soutenir les mouvements qui adoptent ledit islam libéral ».

En fait, une démarche pareille ne constitue pas une nouveauté dans la stratégie américaine, qui a souvent flirté avec des mouvements islamistes qui se disent non violents et ouverts. Ainsi, les Américains n’ont pas manqué de soutenir, dans les années 1950 et 60, les Frères musulmans contre les régimes nationalistes arabes, notamment celui Nasser. De plus, ils ont appuyé tant pour des raisons d’intérêts pétroliers que politiques un islam qui voyait dans le socialisme son principal adversaire. Un cycle qui se répète parce que c’est cette politique qui a renforcé le wahhabisme, cette tendance radicale qui est à l’origine des attentats du 11 septembre et de la majorité de ces organisations islamistes qui frappent ici et là.

Le bilan du 11 septembre donne donc une image contrastée. Il y a une lutte contre le terrorisme menée par les Etats-Unis et les pays arabes. Ces derniers font la guerre à tout mouvement islamiste. Résultat, il y a une dissémination des groupes terroristes qui deviennent incontrôlables. En moyenne, on enregistre 60 attaques ou attentats en Iraq, selon les Américains. George Bush n’a pas caché qu’il s’agissait là d’un succès lors du discours de clôture de la convention de New York, après avoir officiellement accepté l’investiture des Républicains pour la présidentielle du 2 novembre prochain. La guerre a été portée sur les territoires arabes, a-t-il fait valoir. « Notre stratégie est en train de payer. Il y a quatre ans, l’Afghanistan était le sanctuaire d’Al-Qaëda, le Pakistan un point de transit pour les groupes terroristes, l’Arabie saoudite un champ fertile pour la collecte de fonds destinés aux terroristes (...). Aujourd’hui, le gouvernement de l’Afghanistan libre combat le terrorisme, le Pakistan arrête les leaders terroristes et l’Arabie saoudite mène des raids et procède à des arrestations ».

Une politique vouée à se poursuivre. Dick Cheney, le vice-président américain, n’a-t-il pas affirmé qu’en cas de réélection du président sortant, les frappes préventives feront partie de la politique étrangère américaine ?

Ce qui implique que les pays arabes subiront les conséquences du 11 septembre d’une manière graduelle, mais constante. Diaa Rachwan estime qu’avec « une politique américaine erronée et l’occupation de deux pays, l’Afghanistan et l’Iraq, le terrorisme est appelé à se répandre ». Plus de chaos et de violence. Telles sont les conséquences que les Arabes sont condamnés à subir. Le 11 septembre n’a-t-il pas fait beaucoup plus de mal à cette région qu’aux Etats-Unis, comme le disent volontiers les Arabes ?.

Samar Al-Gamal

Dans le collimateur de Bush

La Syrie, la Libye et l’Iran, inscrits en tête de la liste noire des pays abritant le terrorisme, depuis les attentats du 11 septembre 2001, sont considérés par Washington comme des adversaires déclarés, voire des ennemis potentiels.

La question qui se pose est : à qui le tour ? Il est certain que le choix cette fois-ci sera très difficile à prendre pour les Etats-Unis qui se trouvent très critiqués par la communauté internationale pour leur politique iraqienne.

« En fait, les Etats-Unis ont profité du 11 septembre pour appliquer une stratégie établie bien avant, à savoir imposer leur hégémonie sur le monde arabe », estime Abdel-Ghaffar Chokr, directeur du Centre des Etudes arabes.

Après l’Iraq, des pays sont plus ou moins menacés. D’autres ont tenté de tirer leur épingle du jeu comme la Libye. Mais, bien qu’elle ait renoncé à des programmes d’armes de destruction massives dont elle n’avait jamais avoué l’existence et même annoncé sa collaboration dans la lutte contre le terrorisme, elle n’a pas pu obtenir la satisfaction complète des Etats-Unis. Celle-ci demeure encore sur la liste américaine des pays soutenant le terrorisme. Les sanctions économiques sont vraiment allégées, en autorisant la reprise de certaines activités commerciales, des transactions financières et des investissements, mais les vols directs entre les deux pays ne sont pas rétablis et les avoirs libyens gelés aux Etats-Unis ne sont pas débloqués. Selon un haut responsable américain, Washington considère que la question des ADM libyennes, malgré des progrès « à couper le souffle », n’est pas encore totalement bouclée, et souhaite encore être sûr que Tripoli a bien rompu tous ses liens « résiduels avec des éléments terroristes ». Les sanctions économiques américaines contre la Libye avaient été progressivement renforcées après la rupture des relations bilatérales en 1981. Ces mesures étaient indépendantes des sanctions internationales de l’Onu, levées le 12 septembre 2003 après un accord sur l’indemnisation des familles des victimes de l’attentat de Lockerbie (Ecosse) en 1988.

Annoncée cinq jours après l’arrestation de Saddam Hussein, la décision libyenne est du pain bénit pour les Etats-Unis. Elle serait, comme l’a affirmé George Bush, le « résultat » de l’approche déployée au Moyen-Orient. L’intervention militaire en Iraq et la condamnation quasi assurée de son ancien homme fort auraient permis, selon le président américain, d’« envoyer un message sans détour aux régimes qui cherchent à développer ou possèdent des armes de destruction massive » — variante américaine de « terroriser les terroristes ».

« Le régime en Libye s’est soumis aux pressions et changé complètement de politique. Il a accepté d’indemniser les victimes de Lockerbie tout en niant avoir commis l’attentat », ajoute Chokr. De plus, Tripoli a livré aux Etats-Unis « toutes les informations sur ses activités nucléaires et sur une coopération avec l’Iran et la Corée du Nord. Washington en a profité dans la guerre qu’elle livre à ces deux pays sur le nucléaire ».

Succès donc de Washington sans pour autant que la Libye soit tout à fait réhabilitée.

Pour Geoff D. Porter, spécialiste de l’Afrique du Nord à la firme de consultants Eurasia Group, il est faux de croire que cette initiative de la Libye est fondée sur l’hypothèse que la Libye a pris cette décision pour éviter une attaque préventive. « Kadhafi n’a pas été ramené à la raison par la menace d’une action militaire. Sa décision de renoncer à son programme nucléaire a été motivée par des raisons de politique intérieure ». Porter explique que deux décennies de sanctions imposées par l’Amérique et par l’Onu ont réduit les revenus pétroliers de la Libye. Les gisements de pétrole s’épuisent, l’exploration a pratiquement cessé, et la Libye s’est vu interdire d’importer les nouvelles technologies d’exploitation. Kadhafi avait donc besoin de faire lever les sanctions.


La Syrie encore et toujours

Quant à la Syrie, c’est toujours un « Etat Voyou » pour les Etats-Unis. La liste de plus en plus longue d’accusations sans fondement rappelle la méthode utilisée pour envahir l’Iraq. Adoptée en 11 novembre 2003 par le Congrès américain, La loi nommée « Syria Accountability Act », ou la « loi pour la responsabilité de la Syrie » est rendue effective en 12 mai 2004, en imposant des sanctions économiques à la Syrie. Ces sanctions, essentiellement économiques, portent sur l’interdiction pour des avions possédés ou contrôlés par le gouvernement syrien de décoller ou d’atterrir aux Etats-Unis, le gel des exportations de munitions et de tout produit américain vers la Syrie, à l’exception de la nourriture et des médicaments, le gel d’avoirs syriens aux Etats-Unis, notamment ceux de la Commercial Bank of Syria, en raison d’opérations de blanchiment d’argent, ainsi que le gel des avoirs appartenant à certaines personnes et entités gouvernementales syriennes.

Cette loi est basée sur les accusations de George Bush à Damas « de soutenir le terrorisme, de développer des armes de destruction massive et de gêner la stabilisation de l’Iraq ... ». La Syrie possède des capacités de développement d’armes chimiques parmi les plus avancées du monde arabe.

Washington accuse aussi la Syrie de protéger des groupes terroristes palestiniens responsables d’attentats contre Israël et de faciliter les livraisons d’armes au Hezbollah.


L’affaire Lahoud

Selon les analystes, Bush est sous d’immenses pressions, tant publiques que privées, provenant des sections les plus à droite de son propre Parti républicain afin qu’il donne le feu vert à une guerre contre Damas. Parmi ces couches, le moindre recul serait un signe inacceptable de faiblesse, ou même de trahison. Ces extrémistes sont déjà en train de comparer un éventuel retrait de Bush à l’égard d’une invasion contre la Syrie avec l’échec de son père qui n’a su saisir l’opportunité durant la guerre du Golfe de 1990-91 pour marcher sur Bagdad.

Aujourd’hui, les Etats-Unis ont trouvé d’autres arguments pour renforcer leurs pressions sur la Syrie et la mettre au ban des nations avec la résolution du Conseil de sécurité appelant au respect de la souveraineté du Liban et au retrait de toutes les troupes étrangères de son sol, la visant implicitement. Damas a accusé les Etats-Unis, qui ont présenté ce texte avec la France, de « régler des comptes avec la Syrie et le Liban opposés à l’invasion de l’Iraq ».

Qualifiant la Syrie pour la première fois depuis 15 ans « de force d’occupation » qui a « dicté » le vote au Parlement, la Maison Blanche a dénoncé une « parodie » de démocratie « qui ne reflète pas la volonté du peuple libanais ».

Washington avait laissé la Syrie asseoir son emprise sur le Liban en 1990 afin de s’assurer la participation de Damas à la coalition internationale qui allait chasser les troupes iraqiennes du Koweït l’année suivante, lors de la guerre du Golfe. Mais depuis la fin de la guerre d’Iraq, Damas est dans le collimateur des Etats-Unis.

Paris, qui ne participe guère au jeu américain, s’est trouvé pour une fois du même côté que l’Amérique. La France, après avoir longtemps combattu la mainmise syrienne sur le Liban et tenté, en vain, ces dix dernières années, de bâtir une coordination positive avec une Syrie souvent récalcitrante, a qualifié le vote du Parlement libanais de « défi à la communauté internationale ».

Initialement présentée par les Etats-Unis et la France, la résolution 1559 a reçu également le parrainage de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne. Le gouvernement libanais a rejeté vendredi cette résolution.

Quoi qu’il en soit, la Syrie est fragilisée et les pressions qui s’exerceront sur elle, à tous les niveaux, vont redoubler. Pour Chokr, l’objectif final de Washington « est d’assurer un changement de régime et le départ du Baas. Le terrorisme n’est qu’un alibi ».


L’Iran sur la corde raide

Pour l’Iran, les Etats-Unis sont en campagne tous azimuts avec le dossier nucléaire comme prétexte. « L’Iran doit remplir les exigences du monde libre et c’est là où nous en sommes en ce moment », a déclaré le président sortant lors d’une séance de questions dans un faubourg de Washington dans le cadre dela campagne présidentielle. « Mon approche, c’est que nous devons maintenir la pression sur le gouvernement — iranien — et aider les autres à maintenir la pression sur le gouvernement, afin qu’il y ait une condamnation universelle des activités illégales d’armement ».

Washington veut convaincre la communauté internationale de déférer le dossier du programme nucléaire iranien devant le Conseil de sécurité de l’Onu en vue de possibles sanctions. Les diplomates américains, y compris le secrétaire d’Etat Colin Powell, « consultent activement » les 34 autres pays membres du conseil des gouverneurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), a précisé le porte-parole du Département d’Etat américain Richard Boucher. Le conseil des gouverneurs doit se réunir le 13 septembre à Vienne pour examiner le dossier iranien, pour lequel Washington estime qu’il y a assez d’indications que Téhéran cherche à se doter de l’arme atomique pour que l’affaire soit portée devant le Conseil de sécurité à New York.

L’Iran continue à riposter par tous les moyens sans montrer cependant de signes de soumission. Un haut responsable iranien, Hossein Moussavian, a déclaré que Téhéran était prêt à donner les garanties que l’Iran n’utilisera jamais l’enrichissement de l’uranium à des fins militaires. Des propos qui se répètent sans que les Etats-Unis n’en soient convaincus. De toute façon, la partie continue de se dérouler ; un combat à fleurets mouchetés pour le moment .

Aliaa Al-Korachi
 

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