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PND
. La nomination cette semaine de 8 nouveaux secrétaires régionaux
issus de la jeune génération, confirme le recul de l'ancienne
garde. |
La
relève des jeunes |
A
quelques jours de la conférence annuelle du Parti National
Démocrate (PND) au pouvoir, prévue le 21 septembre au Caire,
la jeune génération du parti semble confirmer son ascension
face à l'ancienne garde. La nomination cette semaine de 8
nouveaux secrétaires régionaux du parti, tous issus de cette
génération, est révélatrice. « La jeune génération
du PND semble avoir pris définitivement le dessus sur l'ancienne
garde », estime Al-Sayed Eleiwa, professeur de sciences
politiques. Cette génération a émergé après les élections
législatives d'octobre et novembre 2000 marquées par un échec
relatif du PND. Emmenés par Gamal Moubarak, secrétaire de
la commission des politiques et fils du président de la République,
ses représentants réclament une réforme interne du parti et
des mesures en faveur d'un renforcement des libertés et de
la pratique démocratique. Depuis son avènement au sein du
parti, cette génération n'a cessé de cumuler les acquis. La
création de la commission des politiques est le reflet de
cette ascension de la jeune génération. Cette commission est
le véritable instigateur des politiques du parti. Elle joue
un rôle primordial dans l'étude des projets de loi avant de
les soumettre au gouvernement. Les membres du comité se réunissent
avec le premier ministre pour discuter des politiques à mettre
en place. Huit ministres du gouvernement sont issus de ce
comité. « Outre cette commission, l'influence de la
jeune génération s'est étendue aux secrétariats du parti,
au bureau politique et au secrétariat général »,
assure Al-Sayed Eleiwa. Parmi les représentants de cette génération
figurent des personnalités comme l'homme d'affaires Ahmad
Ezz, président de la commission du plan et du budget, et Hossam
Badrawi, ancien gynécologue également homme d'affaires et
président de la commission de l'enseignement au sein du Parlement,
ainsi que l'actuel ministre de l'investissement, Mahmoud Mohieddine.
Face à cette génération se dresse l'ancienne garde dont les
plus éminents membres restent Kamal Al-Chazli, ministre des
affaires du Parlement, l'ancien ministre de l'Agriculture
Youssef Wali, l'ancien ministre de l'Education Hussein Kamel
Bahaeddine et surtout Safouat Al-Chérif, secrétaire général
du parti et ancien ministre de l'Information.
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Interrogations
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A
l'approche du congrès annuel, des interrogations se posent.
Y aura-t-il des changements au sein du secrétariat général en
faveur de la jeune génération ? Quel sera l'avenir du parti
dans le contexte d'une confrontation entre les deux générations ?
Le quotidien Mayo, organe d'expression du PND, a affirmé
récemment qu'aucun changement n'était envisagé au sein des instances
dirigeantes du parti lors du congrès annuel. Ces déclarations
ont tranché avec les propos de Gamal Moubarak lors d'une récente
conférence de presse. Interrogé sur la question, le chef de
la commission des politiques a affirmé que seul le président
du parti pouvait répondre à cette question. « Le règlement
donne au président du parti le droit de procéder à des changements
et de les soumettre au congrès annuel », a déclaré
Gamal Moubarak. Selon certains observateurs, il n'est pas exclu
que Safouat Al-Chérif et Kamal Al-Chazli soient à l'origine
des déclarations de Mayo afin de mettre la direction du parti
dans l'embarras et couper court à toute tentative de changement
au sein du secrétariat général. Cette situation laisse à penser
que des susceptibilités existent au sein du parti. Ahmad Abou-Zeid,
ancien chef de la majorité PND au Parlement, nie pourtant que
de telles susceptibilités existent. Selon lui, « il
y a une complémentarité et une continuité entre les membres
des deux générations ».
Al-Sayed
Eleiwa n'exclut pas, lui, que des changements limités soient
opérés lors du congrès annuel le 21 septembre. « Depuis
le début, la politique de la direction a été d'opérer des changements
graduels en faveur de la jeune génération pour ne pas provoquer
de secousse au sein du parti. Il n'est pas exclu que la jeune
génération accède à de nouvelles positions durant le deuxième
congrès annuel sans cependant recourir à des thérapies de choc ».
Il ajoute que le contexte international favorise la jeune génération,
contrairement à l'ancienne garde dont les idées sont dépassées.
« Je
pense que l'ancienne garde opposera toujours une résistance
en faisant valoir son expérience ». Des informations
circulent sur de possibles changements au sein du bureau politique,
notamment après le récent remaniement ministériel et la mise
à l'écart de l'ancien premier ministre Atef Ebeid et de l'ancien
président du conseil consultatif, Moustapha Kamal Helmi. Des
sources au sein du PND n'excluent pas que des personnalités
comme Hussein Kamel Bahaeddine, ancien ministre de l'Education,
Al-Sayed Hamdi, secrétaire délégué aux Affaires des paysans
qui a subi un revers aux élections du Conseil consultatif, ainsi
que d'autres membres de l'ancienne garde soient exclus des instances
dirigeantes pour donner la chance aux jeunes. Le secrétariat
général, qui compte 25 membres, reste dominé par l'ancienne
garde et ne compte que 5 membres de la jeune génération (Gamal
Moubarak, Hossam Badrawi, le ministre des Finances Youssef Boutros-Ghali,
Mahmoud Mohieddine et Ahmad Ezz). Des noms comme Rachid Mohamad
Rachid, ministre du Commerce et de l'Industrie, Anas Al-Fiqi,
ministre de la Jeunesse, pourraient intégrer le secrétariat
général du parti. De même, le parti désignera sans doute quelqu'un
à la tête de sa commission économique en remplacement de Mahmoud
Mohieddine devenu ministre.
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| May
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May
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