Le
discours du président Hosni Moubarak prononcé le 31 août sur
l’évolution de l’enseignement en Egypte représente le début
d’une nouvelle étape dans l’action nationale. Une étape qui
repose sur le dialogue autour des causes préoccupant le peuple
égyptien.
Bien
qu’il soit encore trop tôt pour juger de l’action du nouveau
gouvernement, l’on s’aperçoit des indices d’une nouvelle vision
et d’un esprit nouveau. Ces indices viennent prouver que les
directives données par le président Moubarak au nouveau gouvernement
sont effectivement entrées en vigueur.
Le
président a mis l’accent dès le départ sur les priorités de
l’action gouvernementale et les questions urgentes qu’il faut
traiter immédiatement, notamment celles relatives à la création
d’emplois et qui contribuent à l’élévation du niveau de vie
des citoyens. Il a par ailleurs insisté sur la promotion des
compétences administratives et souligné la nécessité d’agir
dans un esprit d’équipe sans toutefois négliger l’harmonisation
entre l’action des organes législatifs ou consultatifs concernés.
Il
s’agit d’une nouvelle orientation pour l’action nationale
tournée vers une meilleure participation du citoyen à un dialogue
national. Il s’agit en somme d’offrir aux citoyens et aux
institutions de la société civile l’occasion de participer
à la définition des priorités.
De
son côté, le premier ministre Ahmad Nazif a traduit les directives
présidentielles à travers l’élaboration de dix programmes
d’action. Il s’agit de l’accroissement de l’investissement,
la restructuration des subventions et le contrôle des marchés,
la disponibilité des services présentés aux citoyens, la promotion
des compétences administratives, la promotion de l’enseignement
et de la recherche scientifique, l’amélioration des performances
économiques, la maîtrise de l’explosion démographique et l’amélioration
des services médicaux, l’assainissement du climat politique
et le renforcement des institutions de l’Etat de droit, l’exploitation
au maximum des richesses naturelles, la construction de la
société de l’information.
Le
président Moubarak ne s’est pas contenté de formuler les priorités
de l’action nationale. Il a également pris soin de discuter
les moyens d’exécution, de déterminer pour chaque dossier
les grandes lignes en vue de garantir la mise en place d’un
programme d’action.
Le
discours du président sur l’enseignement représente un remède.
Le président a traité le dossier en toute franchise et a pris
soin de souligner les moyens de réaliser les objectifs lointains
de l’enseignement, sans négliger les principes sur lesquels
doit reposer la politique de l’enseignement à court et moyen
termes. Par ailleurs, le président n’a pas manqué non plus
de souligner l’importance de la coordination entre le gouvernement,
le secteur privé et la société civile en général.
Dans
le même but, le président a tenu dimanche deux réunions successives
avec les deux groupes économique et politique en présence
du chef du gouvernement. L’objectif était de passer en revue
des rapports concernant les volets économique et social de
l’action nationale.
Nous
vivons une étape où il n’est plus permis de se contenter des
déclarations ou des promesses évoquant des programmes ambitieux
inapplicables.
L’homme
de la rue attend des réalisations concrètes. Il s’attend notamment
à une amélioration de ses conditions de vie.