Adieu
qualification, médaille et trophée. Partie aux Olympiades
pleine d'espoirs, la sélection égyptienne rentre encore
une fois bredouille. Non seulement les Pharaons
n'ont pas eu de médailles, mais ils n'ont pas non plus
réussi à se qualifier même pour les quarts de finale.
« Cependant, c'est une équipe qui possède des
éléments capables de créer dans l'avenir et former une
sélection à même de décrocher des médailles pour des
années et des années. Mais jusqu'à maintenant, le niveau
est médiocre : jeu individuel de la part des joueurs
les plus expérimentés comme Hussein Zaki, professionnel
dans les rangs du club espagnol de D1 Real Sociedad,
manque de maturité chez l'équipe, vu que la moitié
des joueurs sont des jeunes ». Tel est
le triste constat fait par un expert de handball qui
a requis l'anonymat. Selon lui, « l'équipe a
besoin encore de 2 ou 3 ans pour faire ses premiers
pas sur la bonne voie ». A l'origine de cette
contre-performance au niveau des résultats, de nombreuses
fautes techniques graves commises par les joueurs inexpérimentés.
Les jeunes joueurs censés combler la lacune de rapidité
et de fraîcheur des plus âgés ont été pris d'une grande
panique. « Lors des entraînements, ces joueurs
excellaient, mais en plein court, ils ont paniqué devant
les joueurs étrangers, d'autant plus que ces derniers
les dépassent de loin de par leurs taille et âge »,
remarque Fouad Al-Cheikh, du corps administratif de
la sélection égyptienne. A titre d'exemple, la Hongrie,
avec qui ils ont joué leur premier match, possède une
équipe composée entièrement de joueurs expérimentés,
et dont la plupart sont professionnels en Europe. Le
sang neuf de l'équipe égyptienne ne pouvait pas supporter
seul ce lourd fardeau.
Du
coup, le parcours de la sélection de handball a été
véritablement tragique ; son premier match contre
la Hongrie, qu'elle devait battre sans trop d'efforts — car
les Egyptiens ont été surpris par une équipe très forte — s'est
soldé par la victoire de l'Hongrie sur le score de 33-28.
Ce qui a gravement affecté le moral de l'équipe. Ensuite,
la sélection a joué contre l'Allemagne, une équipe très
forte et une des favorites pour la conquête de la médaille
d'or. Mais, deuxième déconvenue : les Pharaons
perdent contre l'Allemagne sur le score de 14 à 26.
Une différence de points qui reflète l'écart important
entre les niveaux. L'Egypte n'avait donc d'autre choix
que battre la Grèce pour pouvoir se qualifier pour les
quarts de finale. Mais, malgré la blessure de Hussein
Zaki, qui a tenu tout de même à disputer le match, mais
aussi l'enthousiasme extraordinaire du public grec,
les Egyptiens ont perdu sur le score de 25 à 26, et
les joueurs expérimentés n'ont pas réussi à sauver l'équipe
durant les derniers moments les plus décisifs du match,
bien que le niveau de la sélection grecque ne fût pas
supérieur à celui de l'Egypte. Ayant perdu tout espoir
de qualification pour les quarts de finale, leurs matchs
contre la France et le Brésil, toujours au premier tour,
n'avaient plus aucune importance. Donc, loin de toutes
sortes de tensions, les Pharaons ont joué
avec tant de performance pour prouver que l'équipe possédait
de bons éléments, mais elle manque toujours d'expérience.
Lors
de l'Open d'Al-Ahram, qui s'est achevé juste
avant le début des Olympiades, Claude Onesta, directeur
technique de la sélection française, a expliqué que
la sélection égyptienne possédait de bons éléments capables
de battre n'importe quelle équipe. A un défaut près :
son incapacité de supporter le long challenge des grands
tournois. Cependant, les résultats des Egyptiens sont
venus à l'encontre de toutes les espérances.