| Africano
est le titre d'un film égyptien à succès dont l'action
prenait place dans un parc naturel en Afrique du Sud.
C'est ce qui a poussé sans doute des promoteurs égyptiens
à aménager un parc procurant à ses visiteurs les frissons
de la jungle. A 65 km d'Alexandrie sur l'autoroute reliant
Le Caire à Alexandrie, le parc Africa a été inauguré
l'année dernière. Sa superficie est de 200 feddans.
En été, la plupart des visiteurs sont des vacanciers
cairotes se rendant au bord de la mer. Ce parc leur permet
de faire une pause chargée d'exotisme, au milieu des animaux
sauvages.
Le parc dans
lequel se trouvent aussi deux restaurants et ressemble
à une vraie jungle, avec en bruit de fond tams tams et
autres musiques africaines. Les premiers à vous accueillir
sont les singes qui prennent d'assaut votre véhicule.
L'un d'entre eux est dangereux. Il s'appelle Hi. Irascible
et très porté sur le sexe opposé. Jaloux, il se met en
colère s'il voit une femme accompagnée d'un homme !
Le plus sympathique est Gamil l'hippopotame. Lui, n'aime
pas que sa compagne soit importunée. « Le poids
de Gamil est d'environ 1 500 kg, il mange quotidiennement
100 kilos de patates douces et de maïs », explique
Omar Salem, un gardien du parc. Gamil passe son temps
dans un petit lac.
Chaque vendredi,
on lâche une pauvre bête, en général une poule, que les
animaux les plus féroces se mettent à poursuivre pour
la dévorer. La société protectrice des animaux réagira-t-elle ?
Assouan est le nom d'un lac censé être infesté
de crocodiles. Au début, ils étaient au nombre de dix,
mais ils sont morts les uns après les autres, faute de
pouvoir se faire au climat. Mais en guise de souvenir,
il reste un crocodile empaillé qui sert de décor. « La
première étape du parc a coûté plus de 60 millions de
L.E. Il sera bientôt construit un hôtel, et d'autres animaux,
ours et éléphants seront achetés », déclare Mohamad
Hossam, le directeur du parc. Il ajoute qu'Africa
est le seul endroit d'Egypte proposant à ses visiteurs
d'effectuer un vrai safari. De son côté, Tareq Aboul-Makarem,
propriétaire du parc, affirme que l'idée lui est venue
grâce à ses séjours en Europe et en Afrique du Sud. Après
la visite, les visiteurs peuvent se restaurer au Zambèze,
situé sur le bord d'un fleuve, sur lequel, comme en Afrique,
on peut se promener en barque. Ou simplement pêcher. |