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Eau . Les chercheurs du Centre national pour la recherche sont parvenus à utiliser les déchets agricoles et marins pour purifier l'eau.

Des déchets purificateurs

Les habitants des oasis pourront enfin trouver une solution pour la purification de leur eau. Une récente recherche menée par les chercheurs du Centre national pour la recherche au Caire sont parvenus à partir des déchets agricoles (feuilles de palmiers), des déchets marins (les écailles de poissons) ainsi que des déchets de crustacés (pattes, carapaces) à combiner un purificateur d'eau efficace. Il s'agit de broyer le reste des feuilles des palmiers, considérées comme déchets agricoles, les laver et les sécher au soleil. La substance hydrocarbonée obtenue sera traitée chimiquement. Elle est susceptible d'attirer par adsorption les virus ayant des ions qui diffèrent selon le milieu. La seconde matière est composée des écailles de poissons et des déchets de crustacés, riches en chitine (substance organique). Elle a également la capacité d'attirer les virus qui se trouvent dans l'eau.

Les deux matières ont aussi une grande influence sur le taux des sels minéraux qui se trouvent dans les puits des oasis. Un gramme de ces deux nouvelles matières traitées chimiquement sera susceptible d'absorber 110 mg des minéraux des eaux des puits. L'utilisation de ces deux matières consiste à les mettre dans les puits dans des filets ou bien des filtres pendant deux ou trois heures avant l'utilisation de l'eau. Cette méthode pourrait être également appliquée dans les stations de purification de l'eau. « En effet, les habitants des oasis comme la Nouvelle Vallée, Dakhla et Kharga souffrent depuis longtemps des maux de reins à cause du grand taux de sel et des minéraux dont le fer. C'est pourquoi on a pensé à trouver un moyen facile et bon marché pour diminuer ce taux trop élevé. Et, grâce à leur effet sur les virus, ces déchets pourraient être utilisés dans l'épuration de l'eau que nous utilisons dans nos maisons, pour diminuer la dose de chlore utilisée pour purifier notre eau », explique Ali Sayed Ali, professeur assistant au Centre national pour la recherche.

En effet, les différentes études faites par plusieurs centres de recherches ont prouvé que le chlore utilisé dans ce processus ne peut pas tuer tous les virus qui y existent. « L'utilisation n'est pas à coût élevé et pourrait constituer une nouvelle phase parmi celles de la purification de l'eau potable en Egypte », explique Mohamad Ahmad Ali, professeur de virologie au département de la recherche environnementale, relevant du Centre national pour la recherche.

Reste à dire que les deux chercheurs viennent de soumettre leur recherche à l'unité des hommes d'affaires et des investisseurs au sein du centre afin de généraliser l'utilisation de ces deux matières dans les puits des oasis ainsi que dans les stations d'épuration.

Racha Hanafi
Thérèse Joseph

 

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