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La vie mondaine

Chanson . Attirer les regards grâce à des clips osés plutôt que de séduire par une voix gracieuse, telle est la tendance actuelle de la chanson arabe. Une tendance qu'une de nos lectrices ne manque pas de critiquer.

A la recherche du véritable art

Depuis quelques années, la vague des clips osés ne cesse de se répandre. Des chanteuses comptent désormais sur le physique, la séduction, le charme plutôt que la voix. Ce qui est largement critiqué par de nombreuses parties. Mais au lieu de critiquer ces chanteuses, mieux vaut encourager nos vrais artistes arabes, et les aider à être sous les projecteurs.

D'ailleurs, à force de les critiquer, on ne fait en fait que leur garantir davantage de célébrité tant de bruit court autour d'eux. Et c'est justement leur but. C'est le moyen le plus rapide et le plus facile de devenir une star. Grâce à des vêtements sexy, une gestuelle provocante et des scènes à connotation érotique, le clip fait immédiatement un tabac. Sans prendre en considération ni les paroles, ni la musique. La valeur artistique de la chanson n'a pas aucune importance.

Même les grands noms de la chanson arabe contemporaine comme Magda Al-Roumi, Nagwa Karam, Kazem Al-Saher se font rares. Et il faut qu'ils soient plus présents sur la scène musicale. C'est leur rôle de faire d'enrichir l'art au monde arabe.

D'autre part, il faudrait que les parents invitent leurs enfants à écouter de vraies chansons, et à connaître notre patrimoine artistique. Oublions Rouby et cherchons Oum Kalsoum.

Fayrouz Kaddal,
Alexandrie.



A quand la nouvelle monnaie ?

J'étais ravi de lire l'article de l'un de nos grands écrivains, Anis Mansour, où il dénonce en utilisant des termes aigus et tranchants l'état terrible de la monnaie égyptienne.

Ci-dessous une citation tirée de son article paru récemment sur la dernière page d'Al-Ahram : (A chaque fois qu'on tient entre nos mains la monnaie égyptienne, nous sentons une grande honte puisque notre monnaie est sale, ancienne et déchirée).

A vrai dire, je suis du même avis que notre grand écrivain aussi bien que des millions d'Egyptiens. Il y a deux ans, j'étais invité à des conférences tenues par l'ambassadrice australienne, une femme vraiment charmante. Ces conférences portaient essentiellement sur le changement réussi de la monnaie australienne par une société australienne et qui fut par la suite utilisée par les pays asiatiques. Et bien que le mot « plastique » fasse revenir à l'esprit des pièces dures fabriquées de plastique et qui ressemblent aux Visa cards, or ce cas est tout à fait différent. La monnaie plastique ressemble exactement à la monnaie fabriquée à partir du papier à l'exception de ce qui suit : Elle ne peut pas être falsifiée, elle peut être lavée avec de l'eau chaude ou froide et repassée, elle ne peut pas être déchirée, elle reste toujours nouvelle pour des années et des années.

Tous les gens ayant assisté à ces conférences, y compris des responsables de la Banque Centrale de l'Egypte, étaient convaincus que la monnaie plastique était le seul remède au problème de notre monnaie, sale, usée et déchirée.

Deux ans s'étaient écoulés et aucune action n'a été entreprise à cet égard. A mon avis, ce projet est impossible à réaliser pour les raisons suivantes : La présence en Egypte d'une mafia d'importateurs de papier qui ne permettront jamais que leurs intérêts baissent.

La monnaie égyptienne doit être brûlée tous les 2 ou 3 ans pour être remplacée par de nouveaux billets. Or, les responsables de cette opération ne trouve aucun inconvénient à garder quelques millions dans leurs poches.

Espérons qu'un changement de politique ait lieu pour que le peuple égyptien puisse tenir entre ses mains de vrais billets plastiques.

Mamdouh El-Dakhakhni,
Alexandrie.



Le grand défi du « Grand Moyen-Orient »

Le projet américain « le Grand Moyen-Orient » représente un danger. C'est un vrai monstre qui menace notre existence et notre futur.

C'est pour cela que notre nation doit affronter ce grand défi. Mais comment peut-on lutter contre ce projet, et défendre notre identité ?

A mon avis, ce projet pourra atteindre ses buts si les pays arabes et islamiques restent aussi déchirés. Donc, on doit renforcer la relation dans tous les domaines entre les pays arabes. Nous devons oublier toutes divergences ou différends.

Je crois que notre ennemi fournit tous ses efforts pour nous soumettre en exploitant nos besoins illimités en argent. Cela exige de faire progresser notre état économique en laissant de côté les intérêts personnels et en pensant seulement à ceux de notre patrie, car une économie forte donne un pays fort, surtout sur le plan politique.

Par ailleurs, les médias doivent jouer un rôle essentiel en donnant une idée réelle de l'islam à l'intérieur et à l'étranger.

Nous devons s'unir, pour être forts, libres, cultivés et pour protéger notre existence.

Enfin, j'espère que les décisions du dernier sommet arabe seront un jour appliquées. Mais j'ai quelques interrogations : pourquoi laissons-nous nos savants menacés et exploités par nos ennemis ? Comment dans notre bataille peut-on dépendre des jeunes capricieux, superficiels, passifs, drogués, ou déçus et des citoyens noyés dans leurs soucis économiques et sociaux ? Jusqu'à quand nos savants religieux resteront-ils loin des gens et de leurs besoins ? Pourquoi est-ce que nous ne fabriquons pas nos armes nous-mêmes ?

Entessar Abdel Aziz,
Fayoum.



Pourquoi autant de polémique sur le voile ?

Le vif débat entre les lecteurs et les lectrices sur le voile, publié dans plusieurs numéros d'Al-Ahram Hebdo, a suscité beaucoup de questions. Je souhaite donc présenter mon point de vue sur ce sujet.

Lorsque Dieu a créé l'être humain, il a créé aussi un instinct sexuel entre les deux sexes comme c'est le cas dans tous les animaux. Mais comme Allah a voulu honorer l'être humain, et comme le créateur sait bien que malgré son cerveau, l'homme se trompe beaucoup, Dieu a mis des lois pour contrôler cet instinct. Cette loi dans l'islam était le voile. Et le voile n'est pas, comme le pensent beaucoup de personnes, pour priver les hommes de jouir en regardant les femmes.

Mais, au contraire, c'est pour conserver la beauté de chaque femme à son mari. Et lorsque les efforts de l'homme se concentrent envers sa femme, cela assure les relations légitimes entre les mariés, ce qui a enfin de bons effets sur les enfants. Et je veux dire que la base du Yoga qui est une science créée par l'être humain, c'est la concentration !

Et de cette façon, les problèmes de couples diminuent autant que possible. Personne ne peut nier que le vice est beaucoup plus répandu dans les pays étrangers : combien d'enfants ne connaissent pas leurs vrais parents ?

Et je pense bien qu'aucun homme sage et raisonnable accepte que sa femme soit comme on dit publique ou à tout le monde ... Il y a beaucoup d'hommes qui deviennent fiers en montrant aux autres la beauté de leurs femmes. Mais malheureusement, ils ne savent pas que c'est de l'indignité pour lui et pour sa femme, puisque celle-ci n'est pas une antiquité qu'il possède et dont il devient fier en la présentant aux autres ...

L'islam, accusé de terrorisme, a voulu honorer la femme et lui a donné une personnalité. Beaucoup de gens se demandent si l'islam refuse les modes et les filles doivent s'habiller en noir et être laides ... la réponse est bien sûr que non, puisque les limites ne sont pas dépassées.

Allah est beau et aime la beauté ... Quant aux filles ou femmes qui sont pas bien voilées, cela ne veut pas dire qu'elles feraient mieux se dévoiler. C'est pas vrai. Car un pas vers le Juste est beaucoup mieux qu'un pas vers le faux. Et c'est pour cela que Dieu a dit qu'il tolère sans limite. Et qu'Allah aide tout le monde à faire le bien.

Amr Atteya
Le Caire.



L'éternelle question des droits de la femme

J'ai attentivement suivi le courrier de M. Walid Mohamad Kamal, publié dans le numéro 506 d'Al-Ahram Hebdo, intitulé « Non à la femme gouverneur ! (suite) ». On ne peut nier que la femme a un rôle efficace dans les différents domaines ; elle contribue à côté de l'homme au développement de la société.

Avant l'islam, son rôle était négligé, voire inexistant et elle était considérée comme l'origine du mal sur la terre. Mais ce que l'on voit aujourd'hui nous oblige d'avouer que grâce à l'islam, la femme est devenue l'égale de l'homme en obligations et en droits. En effet, l'islam rend à la femme son identité, puisqu'il lui donne tous les droits susceptibles de consolider sa position. Par exemple, la femme musulmane ne peut pas se marier contre son gré.

De nombreuses militantes ont défendu les droits des femmes, comme la féministe Hoda Chaarawi, la première à oser revendiquer les droits de la femme dans une société patriarcale. On lui reconnaît le mérite d'avoir lutté contre les mariages précoces et les tabous sociaux.

D'autre part, elle a soutenu Talaat Harb pendant la fondation de la Banque Misr. Elle a lutté contre le colonialisme coude à coude avec les hommes lors de la révolution de 1919. On peut citer aussi Latifa Al-Zayate, Margot Badrane et Amina Al-Saïd, la leader du mouvement féministe en Egypte. Autant de femmes qui ont luté pour que leurs concitoyennes obtiennent leurs droits et leur liberté.

Abdallah Fathi El-Ataar,
Ménoufiya.



Le piston, maladie incurable ?

C'est la phase finale. Il est à la porte d'une haute profession. Il a passé excellemment tous ses examens. Il est le premier parmi les autres candidats. Il ne cesse de rêver ... Mais le pauvre candidat ne sait pas que les critères diffèrent et que le poste est à un autre candidat, ami d'un grand responsable au gouvernement. Le jour de l'entretien vient vite. Commençant par l'autre candidat, il y reste deux minutes, lui un quart d'heure. Quelques semaines après, le résultat est affiché, le gagnant c'est l'autre candidat. Tel est le système. Le piston est le moyen radical pour obtenir une profession. Malheureusement, il nous suit comme notre ombre. Le piston influence négativement soit l'individu soit la société. Il prive les compétents de réaliser leurs ambitions. Il donne aux incompétents des postes importants au gouvernement. Tout cela aboutit, par la suite, à ravager l'avenir de notre pays. On se rappelle à ce propos que les agents secrets des Etats-Unis dans l'ex-URSS dirigeaient la nomination aux postes dans le gouvernement. Ils choisissaient, par l'argent et le piston, les incompétents pour occuper des postes importants. La conséquence fut la dissolution de l'URSS. Mais comment peut-on mettre fin à ce système ? D'abord, il faut que la justice surveille le déroulement de ces concours. Ensuite, il faut adopter une loi pénalisant tous ceux qui en profitent. En fin, il faut qu'on travaille honnêtement et qu'on réfléchisse bien à l'avenir de notre pays.

Waël Fathi,
Assiout.

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