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Football
. Le transfert d'Islam Al-Chater de Zamalek à Ahli contre
le gré de Zamalek vient remettre sur le tapis l'épineuse
question des transferts et envenimer les relations déjà
tendues entre les deux clubs phares d'Egypte.
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Le
pacte rompu |
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Ahli
a réalisé la Une des transferts cette saison en
recrutant Islam Al-Chater, joueur de Zamalek. Les dirigeants
d'Ahli ont usé d'une clause libératoire dans le
contrat d'Al-Chater avec Zamalek pour l'insérer dans
les rangs de l'équipe. L'article 3 stipule que le joueur
a le droit de changer de club dans les six premiers mois de
son contrat avec Zamalek à condition de rembourser la
somme de 875 000 L.E., que Zamalek avait payée à
Ismaïli, son club d'origine, et au joueur lors de son transfert
en janvier dernier (450 000 au club, 325 000 au joueur). C'est
là un gros coup pour les Blancs qui comptaient beaucoup
sur le latéral international pour couvrir leur lacune
dans le flanc droit. C'est aussi un scandale pour l'administration
vu qu'Al-Chater s'est déplacé au camp des Rouges,
le rival éternel de Zamalek.
Ce transfert a amplifié la tension entre les deux clubs
phares d'Egypte. Depuis toujours, les deux antagonistes étaient
déjà dans une concurrence pour semer tout ce qu'il
y a de bon sur le marché de transfert et souvent même
s'arracher les grandes vedettes les uns des autres. La liste
est en effet longue mais on peut citer entre autres Réda
Abdel-Aal, parti de Zamalek à Ahli en 1994, Hossam et
Ibrahim Hassan passés de l'autre côté en
2000, qui ont tous suscité d'énormes débats.
Le changement de camp est devenu une carte de pression aux mains
des joueurs sur l'administration, qui craint l'impact psychologique,
de même que la fureur du public, afin d'avoir des gains
financiers.
Al-Chater, qui a signé un contrat de 3 saisons avec Ahli,
va recevoir 1 million de L.E. par saison, 650 000 L.E. du club
et 350 000 L.E. en dessous de table par les hommes d'affaires,
ce qui constitue un nouveau record de salaires.
Avant ce transfert, le Dr Kamal Darwich, président de
Zamalek, et M. Hassan Hamdi, président d'Ahli, avaient
pourtant conclu une sorte d'accord pour arrêter toutes
tentatives de négociations des joueurs des deux clans,
notamment en cachette. Et en signe de bienfaisance, Ahli a remis
au défenseur de Zamalek, Waël Al-Qabbani, le contrat
qu'il avait signé avec les Rouges en début d'année.
Un document qui était susceptible de causer d'énormes
problèmes aux joueurs vu que ce dernier aurait signé
deux contrats en même temps, l'un pour Ahli et l'autre
pour Zamalek. Mais il semble que l'accord comprenait également
un compromis entre les deux chefs concernant le joueur d'Ahli
Ibrahim Saïd, sollicité par Zamalek. Les Rouges
ne voulaient pas que Zamalek le recrute vu que le joueur a de
nombreux problèmes avec son club et qu'il a été
suspendu par la fédération (Ndlr : Saïd est
suspendu pour six mois et devra payer 1,5 million de L.E. d'amendes
suite aux dommages qu'il a causés à Ahli).
Mais Zamalek a déclaré récemment que l'ex-milieu
d'Ahli a officiellement signé pour le club et qu'il sera
membre de l'effectif de la nouvelle saison et ceci malgré
les sanctions imposées par la Fédération
égyptienne. En réponse, Ahli s'est rapidement
mis en action avec Al-Chater et a réussi à concrétiser
son affaire à la dernière journée du délai
des six mois stipulé dans son contrat. Et par pure coïncidence,
ce fut le jour où Ibrahim Saïd tenait une conférence
de presse au club de Zamalek annonçant les détails
de son contrat !
Ainsi donc, l'accord entre les deux clubs a été
rompu. Ahli a remporté cette bataille, mais il y a d'autres
encore à venir entre les deux clubs, ce qui vient au
profit des joueurs qui empochent le plus possible sans fournir
de quoi satisfaire leur club et public.
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