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Aéroport . Le gouvernement a décidé de confier la gestion de l'aéroport international du Caire à une entreprise privée étrangère . Le général pilote Hassan Mohamad Hassan, président du Conseil d'administration de l'aéroport, explique cette décision et évoque les travaux d'agrandissement en cours.

« La main d'oeuvre ne sera pas remplacée»

Al-Ahram Hebdo : Pourquoi cette décision subite de confier la gestion de l'aéroport du Caire à une compagnie étrangère privée ?
Hassan Mohamad Hassan : La gestion des aéroports par des compagnies privées est appliquée à peu près partout en Europe. En réalité, cette décision nous a été imposée par la Banque mondiale qui nous a fourni un prêt de 335 millions de dollars pour la construction du troisième bâtiment de l'aéroport. Confier la gestion de l'aéroport à une entreprise étrangère figurait parmi les conditions de ce prêt. C'est un système qui est déjà appliqué dans les hôtels. Le propriétaire signe un contrat avec une société spécialisée dans la gestion et dont le but est de réaliser un maximum de chiffres d'affaires.

— Quel sera le sort des salariés de l'aéroport ?
— Il n'y a rien à craindre pour eux. La main-d'œuvre ne sera pas remplacée. Il y aura 4 ou 5 experts étrangers dans chaque département, voilà toute la différence avec le système actuel.

— Au cours des précédentes années, l'aéroport a témoigné de multiples changements. Des salles ont été inaugurées, d'autres ont été restaurées. Pouvez-vous nous indiquer votre stratégie de développement pour l'avenir ?
— L'aéroport a connu beaucoup de changements récemment. Notre objectif consiste à réaliser une sorte d'équilibre entre la sécurité et le confort des passagers. Par exemple, la salle de départ numéro 1 a été entièrement rénovée. Nous avons introduit de nombreux services, notamment l'Internet qui est à la disposition des passagers. Quant au bâtiment de transit, nous y avons ajouté deux étages d'une superficie de 4 100 mètres carrés qui sont bien équipées. Pour l'arrivée des passagers, nous avons créé une nouvelle salle d'attente d'une capacité de 500 places. Nous avons également créé cette année un bâtiment qui offre des services payants à certains usagers. Ce bâtiment séparé du reste de l'aéroport est situé rue Al-Orouba face au ministère de l'Aviation civile. Il est placé au service des avions privés et non commerciaux moyennant une somme de 500 dollars. Cette somme comprend la fourniture d'une voiture qui transporte les passagers de l'avion jusqu'à l'aéroport, l'accomplissement des mesures de contrôle de l'avion et l'achèvement rapide des procédures de départ ou d'arrivée du propriétaire de l'appareil et des pilotes. Le propriétaire devra payer 200 L.E. pour chaque accompagnant de plus de 16 ans (50 dollars pour un étranger).
Il existe un autre service réservé aux usagers des salles 1 et 2 qui permet d'achever rapidement les procédures d'entrée et de départ par le biais d'un employé des relations publiques, et ce pendant que les passagers se reposent au buffet. Tout ceci en échange d'une somme relativement modeste, soit 100 L.E. par personne pour les Egyptiens et 50 dollars pour les étrangers. Il faut ajouter à cela respectivement 50 L.E. et 25 dollars pour chaque accompagnant (femme, enfants de plus de 16 ans).

— L'aéroport international du Caire possède aussi un projet de minibus. Comment fonctionne-t-il ?
— Effectivement. Ce projet est baptisé « Shuttle bus ». Ce bus peut transporter jusqu'à 7 personnes maximum. Il s'agit d'un partenariat entre l'aéroport international du Caire et une compagnie privée qui a débouché sur la création de la compagnie de l'aéroport international du Caire pour le transport touristique. C'est un moyen confortable, climatisé et sûr pour se rendre de la ville à l'aéroport et vice-versa. Ces bus sont disponibles toutes les 30 minutes.

— L'ICAO (International Civil Aviation Organization) a visité récemment l'aéroport du Caire. Quelles ont été les conclusions de cette visite ?
— Les membres de cette organisation se rendent dans les aéroports pour vérifier s'ils respectent les critères internationaux en matière de conditions de départ et d'accueil des passagers, de même qu'au niveau des équipements. Nous sommes en règle et aucune anomalie n'a été signalée.

— Il y a quelques semaines, les journaux ont annoncé l'effondrement d'une partie des murs qui venaient d'être restaurés dans le bâtiment numéro 1. Aucune explication n'a été fournie par les responsables de l'aéroport sur cet incident. Que s'est-il passé ?
— Malheureusement, l'aéroport est l'un des lieux placés sous les feux des projecteurs et les journaux ont l'habitude d'exagérer les choses. Ce sont des éléments de décor installés au plafond qui sont tombés à cause des travaux de restauration qui avaient lieu à l'étage au-dessus. Voilà ce qui est arrivé.

— Le bâtiment numéro 3 de l'aéroport est actuellement en cours de construction. Où en sont les travaux ?
— Il est prévu que les travaux au niveau du terrain prennent fin en octobre prochain. L'entrepreneur recevra le terrain en novembre et le bâtiment sera inauguré en mars 2007. Ainsi, la capacité d'accueil de l'aéroport sera augmentée. Elle passera de 9 millions de passagers à 21 millions. De même, ce nouveau bâtiment sera relié à un centre commercial de trois étages construit sur une superficie de 164 000 mètres carrés.

Propos recueillis par
Chérine Abdel-Azim

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