Omniya Abdel-Qawi : C'est
la première fois que je participe à l'Open d'Hurghada
en étant classée 11e mondiale. Ce qui va me
faciliter la tâche en jouant les premiers tours
contre des joueurs de moindre niveau et de moins
bon classement que moi. Alors que les années précédentes,
j'ai joué mon premier match contre la première ou
la deuxième mondiale. Il était évident que malgré
mes efforts j'allais me faire éliminer. La deuxième
chose, c'est que je possède maintenant plus d'expérience
en tournois internationaux. J'espère battre les
joueuses étrangères que j'ai déjà rencontrées et
battues en tournoi à l'étranger. Mais ces joueuses
hors du top 20 font de leur mieux pour fatiguer
les mieux classées et prouver qu'elles sont performantes
même si elles perdent ces rencontres. Rien ne pourra
m'empêcher de réaliser mon but de remporter le titre,
ou au pire, de terminer finaliste.
— A part l'Australienne
Rachael Grinham, n°2 mondial, et l'Anglaise Rebecca
Macree, n°9 mondial, les autres joueuses du top
10 seront absentes de l'Open d'Hurghada.
Cela risque-t-il de nuire à sa réputation ?
— A mon avis,
ces absences permettront à l'Open d'Hurghada
de devenir une compétition encore plus importante,
car elles donneront l'occasion à beaucoup de joueuses
de se montrer et d'améliorer leur classement mondial.
L'Open d'Hurghada va donner naissance à de
nouvelles stars. L'âge de la plupart des joueuses
du top 10 varie entre 28 et 35 ans. Il faut donc
donner la chance aux plus jeunes de se distinguer
et de permettre au squash moderne, basé sur la rapidité,
de régner. C'est donc au tour des joueuses performantes
comme la Malaysienne, Nicol David, de s'imposer.
Les joueuses égyptiennes sont aussi très talentueuses
et ce genre de tournoi va les pousser à progresser.
— Depuis un
peu plus d'un an, votre classement mondial varie
entre les 11e et 12e places. Comment comptez-vous
l'améliorer ?
— J'ai récemment
changé mon style de jeu et c'est bien que je sois
parvenue en même temps à maintenir mon niveau et
classement. Car, changer de style et l'appliquer
en tournoi peut avoir des conséquences néfastes.
Mais aujourd'hui, je me sens équilibrée, dotée d'expérience
et d'un classement correct. Je suis la seule joueuse
de 19 ans dans le top 15. D'ici la fin de l'année,
mon but est d'intégrer le top 10.