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Squash . 3 questions à Omniya Abdel-Qawi, n°1 égyptien et 11e mondiale. Un classement qui devrait lui permettre de se distinguer lors de l'Open d'Hurghada 2004. Contrairement aux deux précédentes éditions.
« Je possède maintenant plus d'expérience en tournois internationaux »

Al-Ahram Hebdo : Lors des deux dernières éditions de l'Open d'Hurghada, vous avez été éliminée dès les premiers matchs. Quelle est votre ambition pour l'édition 2004 ?

Omniya Abdel-Qawi : C'est la première fois que je participe à l'Open d'Hurghada en étant classée 11e mondiale. Ce qui va me faciliter la tâche en jouant les premiers tours contre des joueurs de moindre niveau et de moins bon classement que moi. Alors que les années précédentes, j'ai joué mon premier match contre la première ou la deuxième mondiale. Il était évident que malgré mes efforts j'allais me faire éliminer. La deuxième chose, c'est que je possède maintenant plus d'expérience en tournois internationaux. J'espère battre les joueuses étrangères que j'ai déjà rencontrées et battues en tournoi à l'étranger. Mais ces joueuses hors du top 20 font de leur mieux pour fatiguer les mieux classées et prouver qu'elles sont performantes même si elles perdent ces rencontres. Rien ne pourra m'empêcher de réaliser mon but de remporter le titre, ou au pire, de terminer finaliste.

— A part l'Australienne Rachael Grinham, n°2 mondial, et l'Anglaise Rebecca Macree, n°9 mondial, les autres joueuses du top 10 seront absentes de l'Open d'Hurghada. Cela risque-t-il de nuire à sa réputation ?

— A mon avis, ces absences permettront à l'Open d'Hurghada de devenir une compétition encore plus importante, car elles donneront l'occasion à beaucoup de joueuses de se montrer et d'améliorer leur classement mondial. L'Open d'Hurghada va donner naissance à de nouvelles stars. L'âge de la plupart des joueuses du top 10 varie entre 28 et 35 ans. Il faut donc donner la chance aux plus jeunes de se distinguer et de permettre au squash moderne, basé sur la rapidité, de régner. C'est donc au tour des joueuses performantes comme la Malaysienne, Nicol David, de s'imposer. Les joueuses égyptiennes sont aussi très talentueuses et ce genre de tournoi va les pousser à progresser.

— Depuis un peu plus d'un an, votre classement mondial varie entre les 11e et 12e places. Comment comptez-vous l'améliorer ?

— J'ai récemment changé mon style de jeu et c'est bien que je sois parvenue en même temps à maintenir mon niveau et classement. Car, changer de style et l'appliquer en tournoi peut avoir des conséquences néfastes. Mais aujourd'hui, je me sens équilibrée, dotée d'expérience et d'un classement correct. Je suis la seule joueuse de 19 ans dans le top 15. D'ici la fin de l'année, mon but est d'intégrer le top 10.

Propos recueillis par
Chourouq Chimy

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