| Mer
Baltique
La mer Baltique a désormais le statut
de « Zone maritime particulièrement sensible ».
La décision a été prise, à la demande de huit pays riverains
de la mer Baltique (Allemagne, Danemark, Suède, Finlande, Estonie,
Lettonie, Pologne), par le comité de protection de l'environnement
marin de l'Organisation maritime internationale. Les routes
de la navigation de la mer Baltique sont parmi les plus fréquentées
du monde, les échouements et les collisions se multiplient,
et actuellement les rejets illicites d'hydrocarbures constituent
la principale source de pollution. Cette mer est l'un des plus
grands systèmes d'eau saumâtre au monde, des espèces endémiques
s'y sont développées, ce qui rend cet écosystème particulièrement
vulnérable.
Sacs plastiques
Au-delà de la pollution visuelle,
les sacs plastiques sont nocifs pour la faune et la flore aquatique.
Leur durée de vie est de cent à quatre cents ans, et leur nombre
croissant met en danger le développement de certains végétaux
et les grands organismes marins. Chaque année, 5 millions de
tonnes de déchets sont rejetés en mer, dont 60 à 95 % en
matière plastique. Ces déchets empêchent la pénétration de la
lumière dans l'eau et donc le développement des organismes photosynthétiques
végétaux qui constituent l'alimentation des animaux herbivores.
Les sacs plastiques peuvent aussi provoquer l'étouffement d'organismes
marins comme les tortues, les cétacés et les thons. Les tortues
confondent ces sacs avec des méduses, leur nourriture préférée.
Un geste simple pourrait contribuer à diminuer le nombre de
ces déchets : utiliser des cabas en tissu ou en matière
biodégradable pour faire ses courses.
Nouvelle-Zélande
L'Organisation maritime internationale
a interdit à tous les bateaux excédant une certaine taille de
naviguer dans une zone du littoral de la Nouvelle-Zélande, premier
pays au monde à faire l'objet d'une telle mesure de protection.
Cette décision vise directement les gros bateaux (d'une longueur
supérieure à 45 mètres), pour éviter les fuites de carburant.
C'est une grande victoire d'avoir obtenu cette interdiction,
car la communauté internationale préfère maintenir aussi vaste
que possible la marge de liberté des navires. Cette mesure entrera
en vigueur à la fin de l'année et la nature des pénalités pour
toute infraction doit être définie d'ici là.
|