| Vous vous souvenez peut-être que le
monde entier a fait l'objet pendant longtemps de toutes sortes d'épithètes
comme « l'Empire du mal », « l'Axe du mal »,
par d'inconvenants présidents américains afin de condamner et disqualifier
tous ceux qui ne comblaient pas leurs désirs. Tout ceci n'est que
débris sans valeur ! Le
seul axe réel est celui qui a existé à la fin du XIXe siècle et
qui est manifestement aujourd'hui plus qu'évident ... Un
axe que je préfère appeler « l'Axe de Sion ».
Il se compose (dans
l'ordre correct) de l'Organisation du sionisme mondial représentée
par Sharon d'Israël, Bush, le guide sioniste, et Blair, le subalterne
docile. Les trois hommes qui ont infligé chacun à son pays une
honte irrémédiable et qui seront un jour, je l'espère bien, appelés
en justice comme criminels de guerre, accusés des pires sortes
de :
1. Mensonges
au monde.
2. D'indifférence
aux principes de base de la Charte de l'Onu.
3. Ainsi qu'à
la mort de dizaines de milliers de civils innocents.
Face aux désastres
continus en Iraq et en Palestine, les Arabes attendent avec impatience
la tenue du sommet pour exprimer leur mécontentement et prendre
une position arabe ferme. C'était d'ailleurs là le but des efforts
inlassables déployés par le président Moubarak.
Mais que peuvent
faire les Arabes pour y parvenir ? Selon l'un des plus grands
et plus influents journalistes égyptiens, « ils ne peuvent
que hurler et crier » ... rien de plus.
Quoi qu'il en soit,
mon impression est que tout doit être exécuté dans le cadre des
résolutions, des appels à l'Onu et à la conscience du monde (s'il
y en a encore une). Y aurait-il un résultat à tout cela ?
La réponse est avec tout mon regret un « Non »
retentissant.
Pour ce qui est de
la Ligue arabe, tous mes anciens collègues dans la presse égyptienne
se sont réjouis et ont trouvé plaisir à ma définition de la ligue
que j'ai considérée comme un « groupe d'Etats arabes qui
individuellement ne peuvent rien faire mais qui, unis, peuvent
déclarer que rien ne peut être fait ! ».
Le problème est que
nous, Arabes, n'avons pas réalisé durant ces cinquante dernières
années que la parole doit être doublée par l'action pour devenir
utile. Dans la mesure où nous n'avons pas les moyens militaires
d'affronter l'Axe de Sion sur le champ de bataille, nous devons
nous orienter vers d'autres moyens ... la pression économique
par exemple.
L'économie américaine
dépend en grande partie de la vente d'équipements militaires — des
F16, Abram M-1 Tanks, jeeps, etc., au monde arabe
(et à d'autres contrées). Si le monde arabe se décidait un jour
à changer ce confortable statu quo et commençait à se diriger
vers d'autres Etats comme la France ou la Russie, un grand coup
serait asséné aux Etats-Unis.
En outre, une somme
considérable d'argent arabe est investie aux Etats-Unis ... et
si cette somme dévie et va vers des Etats européens civilisés,
un autre coup également pénible serait adressé à cette « nation
impie » qui de l'avis de plusieurs est « passée
du barbarisme à la décadence sans passer par une période d'intermittence ».
Plus près de nous, le volume de commerce égyptien avec la Grande-Bretagne — l'un
des Etats de l'Axe de Sion — s'élève à environ 84 milliards
de livres sterling. Si la Grande-Bretagne, un Etat qui dépend
pour survivre de ses exportations, découvre soudain que ses relations
commerciales avec l'Egypte se réduisent disons à huit milliards,
elle sera gravement atteinte. Et, si le reste du monde arabe faisait
de même ...
Ce que je veux dire,
et j'espère que vous l'apprécierez, c'est la nécessité de lier
la politique au commerce.
Ceux qui, parmi les
Etats occidentaux, se rangent du côté arabe dans leur juste cause,
nous faisons du commerce avec eux. Ceux qui se mettent à notre
encontre, comme les Etats de l'Axe de Sion, doivent faire ailleurs
leur commerce. |