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Proche-Orient
. L'occupation de l'Iraq, le conflit israélo-palestinien
et le silence de la communauté internationale suscitent toujours
l'indignation de nos lecteurs.
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C'est
une guerre contre l'islam |
On
ne cesse de voir les massacres en Iraq et en Palestine. Avec tout
ça, la communauté internationale reste les bras croisés, incapable
de mettre un terme à des conflits qui ensanglantent la région.
Les Etats-Unis prétendent qu'ils protègent la paix, alors qu'ils
la détruisent. De quelle paix parlent-ils alors que nous voyons
quotidiennement des dizaines de victimes innocentes tomber dans
des guerre injustes ? De quelle paix s'agit-il quand on voit
que des troupes d'occupation ne distinguent pas entre enfant,
vieillard, ou femme ? Quand on détruit les maisons des civils ?
Pire
encore, l'Occident, à sa tête les Etats-Unis, voient en l'islam
une religion terroriste. Pourtant, il suffit de se pencher sur
l'histoire de l'islam pour savoir que c'est une religion de paix
et de tolérance.
La
guerre que l'Occident mène actuellement et qu'il appelle une guerre
contre le terrorisme n'est en fait qu'une guerre contre l'islam
et les musulmans. |
| Amr
Ali El-Arabi,
Assiout. |
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Dalida,
17 ans déjà |
Dans
la nuit du 2 mai 1987, Dalida s’endormait à jamais. Elle fit tomber
les rideaux avec ce dernier message : « Pardonnez-moi,
la vie m’est insupportable ». Sa mort ne l’a pas pour
autant détrônée et elle reste une star qui survit au fil du temps.
L’éclectisme de son répertoire musical et l’universalité de ses
interprétations l’ont fait triompher des modes. Le « rêve
oriental » fut une artiste extraordinaire, considérée
par plusieurs la plus grande chanteuse populaire de langue française
et surnommée par Charles Trenet la « pharaone »
de la chanson. Plus de mille chansons ont été interprétées par
Dalida en dix langues et plus de 120 millions de disques ont été
vendus à travers le monde.
Née
le 17 janvier 1933 à Choubra, d’une famille d’émigrés de Calabre
(région en Italie du Sud), Yolanda Gigliotti termine ses études
chez les sœurs à l’âge de 16 ans et devient secrétaire dans une
affaire import-export. Mais cette jeune fille brune au corps de
reine poursuivait d’autres rêves plus fous, de gloire et de bonheur,
un vrai scandale pour les siens. Ainsi, en cachette de ses parents,
elle se présente à des concours de beauté et remporta le prix
Miss Ondine ; puis elle fut élue Miss Egypte
en 1954. Après avoir joué de petits rôles dans des films égyptiens,
elle décide de s’exiler en France et le 25 décembre 1954 Yolanda,
qui s’appelle à présent Dalida, débarqua à Paris.
Depuis
son premier triomphe mondial en 1956 avec Bambino ,
ses succès ont été couronnés par plusieurs disques d’or, de platine
et même de diamant. L’Oscar mondial du disque lui fut remis pour
bien deux fois, avec les chansons Gigi l’Amoroso et Il
venait d’avoir 18 ans. Aussi, elle fut la seule artiste
à être récompensée de la médaille de la présidence de la République
française par le général De Gaulle, en 1968. Malgré un succès
planétaire, la voix unique de Dalida est particulièrement enracinée
dans le cœur de ses admirateurs en France, en Italie et au Moyen-Orient.
Car elle n'a pas une seule patrie. Italienne d’origine et égyptienne
de naissance, la France fut son pays d’adoption et son dernier
abri.
Ce
mythe mouvant, avec une âme penchée sur la Méditerranée, suspendue
entre le Levant et l’Europe, a été sur scène tour à tour napolitaine,
enfant de Montmartre et dame du Nil. Authentique dans tous ses
rôles qu’elle incarnait avec passion, elle eut le privilège d’être
fille de trois pays à part entière. Très aimée, voire idolâtrée
par les publics de son pays natal et du monde arabe, elle est
estimée en Italie malgré son cosmopolitisme qui ne fut pas bien
saisi par ses compatriotes. Quant à son pays d’accueil, la France
témoigna à Dalida sa plus haute considération. Ainsi, depuis 1997,
à Montmartre, le buste de Dalida trône sur la place qui porte
désormais son nom, tout comme Jeanne d’Arc et Sarah Bernhardt,
les seules autres femmes à avoir une statue dans la ville lumière. |
| Alessio
Loreti,
Italie. |
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Le rôle
des médias |
Lecteur
assidu de votre journal, je tiens à rendre hommage à toute l'équipe
d'Al-Ahram Hebdo. Elle fait preuve d'un professionnalisme
remarquable. Le premier mérite — selon moi — de
cet hebdomadaire est l'esprit critique qui l'anime, n'hésitant
point à évoquer et à traiter objectivement les sujets qui fâchent
ou qui sont susceptibles de le faire. Chose qu'on voit peu dans
la presse égyptienne dite gouvernementale ou pro-gouvernementale.
Par
exemple, parmi les articles publiés dans le numéro 502 de votre
hebdomadaire, ceux intitulés Béheira : les oubliés du
développement ou Lac Nasser : petits pêcheurs contre
gros poissons, résument à eux deux presque tous les problèmes
de l'Egypte depuis plusieurs décennies sans le moindre espoir
de les résorber à moyen terme. Il serait utile, à mon sens, d'adresser
un exemplaire nominatif de chaque enquête de ce type au premier
ministre, voire au président de la République. Votre premier rôle
est d'informer.
Il
faut continuer sur cette voie et renforcer davantage les enquêtes
à caractère sociologique afin d'appréhender les mutations sociales — parfois
traumatisantes — en Egypte. Autre mérite aussi est le
souci de la pédagogie, la clarté et la concision qui animent les
journalistes donnant l'impression justifiée qu'ils savent et connaissent
leur sujet. Tout cela rédigé avec un excellent français et sans
verbosité. Résultat : l'Hebdo est un journal d'analyse
et de réflexion qui se démarque des titres quotidiens réalisés
sous le feu haletant de l'actualité. Le lecteur y trouve son compte.
J'aurais deux propositions à formuler :
1.
Réaliser un portrait récapitulatif hebdomadaire ou bihebdomadaire
d'une figure emblématique de la pensée, de la culture et de l'art
et autres, égyptienne — pour commencer — ou
arabe, voire international comme Taha Hussein, Réfaa Al-Tahtawi,
Qassem Amine ou les penseurs historiques Averroès, Ibn Khaldoun
et j'en passe ou le Marocain contemporain M. Abed Aljabri, sans
oublier les E. Kant, Descartes, G. Bachelard, etc. Le but est
de donner aux lecteurs un accès concis, instructif, synthétique
et didactique à leurs œuvres. Un vaste programme peut-être ?!!
2.
Reprendre, entre autres, les articles de l'éminent analyste Nabil
Abdel-Fattah (Al-Ahram et Al-Ahram Al-Arabi) ou
l'excellent commentateur et poète Farouq Goweida (Al-Ahram
du vendredi).
Pour
finir, j'aimerais voir dans vos colonnes un sujet approfondi sur
la question impérative de la révision de la Constitution égyptienne
et la réforme politique sans cesse réformée ! Ceci bien sûr
sans langue de bois aucune ! Al-Ahram Hebdo est un
journal crédible. Il se doit de le rester. Bonne continuation. |
| Oussama
Gaber
Paris. |
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Halte à
l'obésité des enfants |
Aujourd'hui,
l'embonpoint touche 20 % des enfants. Prévenir cette maladie
dès le plus jeune âge est un objectif aussi primordial qu'embarrassant.
De plus en plus d'enfants sont aujourd'hui en surpoids. Cette
véritable épidémie est plus qu’alarmante si l'on n'agit pas, ces
enfants aujourd'hui obèses seront demain des adultes obèses. Alors
autant réagir vite, le surpoids de l'enfant peut être pris en
charge très tôt. Plus ces problèmes sont traités précocement,
meilleures sont les chances de garder un poids normal à l'âge
adulte. La question qui se pose et la suivante : comment
se fait ce retour à l'équilibre ? Cette prise en charge peut
être longue et difficile, les rechutes sont fréquentes notamment
si le gamin est grand et que la corpulence est importante et ancienne.
En
outre, on remarque que l'obésité touche de plus en plus les gosses,
compromettant leur capital santé. Cette véritable maladie fait
l'objet de nombreuses recherches. Si les traitements sont à ce
jour décevants, on connaît de mieux en mieux les mécanismes d'apparition
et les facteurs de risque de la grosseur. C'est pourquoi, parents,
médecins et enseignants sont de plus en plus mobilisés pour prévenir
l'obésité infantile, et ce le plus tôt possible dans la vie.
Depuis
une trentaine d'années, l'obésité progresse de façon constante
et rapide dans le monde entier, notamment aux Etats-Unis. Par
ailleurs, il vaut mieux mettre la lumière sur les causes de l'obésité
de l'enfant. Les raisons en sont multiples. A titre d'exemple,
des raisons sont bien connues : sédentarité, régime alimentaire
déséquilibré ... D'autre part, sous la dépendance d'influences
complexes d'ordre génétique, nutritionnelle, psychologique et
social, la diminution progressive de l'activité physique dans
les sociétés industrialisées joue un rôle majeur et aussi la sorte
de la nutrition. De plus, on ne peut pas nier l'influence de la
publicité sur le poids de nos enfants, à savoir, ces publicités
seraient responsables de mauvaises habitudes alimentaires chez
les plus jeunes. La télé influençant directement les préférences
alimentaires et les achats, car les produits le plus souvent à
l'écran sont les snacks divers et variés, les bonbons ou les boissons
gazeuses. Ces spots publicitaires seraient à l'origine de l'alimentation
excessivement riche en graisse, en sucre et en sel. Pour conclure,
le problème réside dans le fait que les citoyens mangent de plus
en plus de pitance bon marché qui remplit l’estomac sans fournir
à l'organisme la nourriture équilibrée dont on a besoin. |
| Dina
Fakhry,
Le
Caire. |
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