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Basket-ball
. Un jour avant la fin du Championnat
national, Guézira a retrouvé son titre
de champion d'Egypte. L'équipe marque ainsi
un retour en force après deux piètres saisons
marquées par des conflits internes.
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Guézira
renoue avec la gloire |
Deux
saisons après avoir été détrôné, Guézira
a été sacré champion d'Egypte 2004/2005.
La surprise n'est que relative puisque ces
derniers mois, le club s'est montré très
performant. Ce qui lui a permis d'afficher
de très honorables performances lors des
deux dernières finales à 6, largement au-dessus
des autres grandes équipes de la discipline
que sont Zamalek, ancien tenant du
titre, Ahli et Ittihad. En
fin de premier tour, au cours duquel chaque
équipe a disputé 40 matchs, ses concurrents
ont certes affiché des signes de fatigue,
mais ils ont surtout souffert de l'écart
de points qui s'est creusé lors des finales
à 6 où les bons résultats des juniors n'ont
plus été pris en compte.
Certaines
équipes avancent que ce manque de performance
s'explique par les différentes blessures
dont ont été victimes leurs joueurs. Ce
qui a aussi été le cas pour certains éléments
essentiels de Guézira, notamment
Ibrahim Al-Adawi et Chérif Al-Sanadili.
Mais, à la différence des autres, il a su
préparer les remplaçants. « Guézira
aurait dû remporter les deux derniers titres.
Ses joueurs étaient techniquement prêts
à réaliser l'exploit. Mais leur moral était
à zéro en raison de problèmes financiers
et administratifs avec Adel Sabri, le directeur
technique de l'équipe pendant plus de 10
ans et ex-sélectionneur », raconte
Ahmad Maréï, qui en fin de saison dernière
a remplacé Sabri. Afin d'éviter toute perturbation
de ses joueurs, le nouveau directeur technique
de Guézira — qui pendant 10
ans en a été l'entraîneur adjoint —,
a appliqué le même système de jeu que son
prédécesseur. Il a également réussi une
composition homogène entre les éléments
expérimentés et les plus jeunes. « On
n'a pas senti la différence. Il a appliqué
le même système de jeu que Sabri. Mais il
a mieux su exploiter les éléments de l'équipe »,
note Ahmad Saqr, pivot de Guézira.
Ainsi, il a privilégié l'entrée des jeunes
sur le terrain en début de matchs, réservant
les derniers instants de jeu aux plus expérimentés.
A cet égard, il a fait appel à Chérif Al-Sanadili,
ex-joueur de Zamalek, et à Fathi
Abdel-Aziz qui étaient supposés avoir pris
leur retraite à l'issue de la saison dernière.
« La présence de ces joueurs plus
âgés nous a apporté beaucoup de soutien
et de confiance en nous », affirme
Rami Guindi.
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Les
grands loin du titre
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Guézira
tente depuis longtemps de se doter d'une
telle équipe. Mais le club a eu de la chance
de rencontrer des adversaires en forte baisse
de niveau. Zamalek a dû composer avec
les blessures de ces joueurs vedettes comme
Hayssam Al-Saïd, et avec l'absence d'autres
bons éléments. Son jeu n'a en fait reposé
que sur un joueur américain professionnel,
incapable de compenser à lui seul les lacunes
de l'équipe. Ahli et Ittihad,
dont le niveau a été très proche, ont aussi
beaucoup perdu en performances. Ittihad,
actuellement en plein renouvellement de son
effectif, n'avait de son côté aucune intention
de s'imposer, surtout avec les blessures de
Bibo, Ahmad Al-Gazzar et Micho. Pareil pour
Ahli, qui a dû se résigner aux fréquentes
blessures malgré le fait qu’il détienne le
plus grand nombre de joueurs expérimentés,
notamment Tareq Al-Ghannam. Quant à Sporting
et Olympique, nouvelles figures de
la finale à 6, ils se sont contentés d'établir
des contacts avec les plus grands. Même si
le premier a terminé certains matchs avec
une importante différence de points. « Un
championnat médiocre, des joueurs expérimentés
en mauvaise forme, des jeunes sans talent.
A mon avis, à ce rythme, le championnat national
n'aura plus aucun sens, comme ce qui est arrivé
à la sélection égyptienne », conclut
Adel Sabri, ex-directeur technique de Guézira
et de la sélection A. |
Chourouq
Chimy |
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« Guézira
peut rester champion pendant 4 saisons »
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Fathi
Abdel-Aziz, 37 ans, capitaine de Guézira,
a définitivement mis un terme à sa carrière
après la victoire de son équipe en championnat
d'Egypte. Entretien. |
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Al-Ahram
Hebdo : Vous
attendiez-vous à ce que Guézira remporte
cette année le titre de champion d'Egypte ?
Fathi Abdel-Aziz : Bien
entendu. J'avais l'intention de prendre ma
retraite l'année dernière, mais je n'ai pas
voulu quitter l'équipe avant d'obtenir une
nouvelle fois le titre de champion d'Egypte.
J'étais certain que nous étions cette année
capables d'accomplir encore un exploit.
— Comment
expliquez-vous les très bonnes performances
de l'équipe tout au long du championnat ?
— 80 %
de cette réussite revient à Adel Sabri, notre
ancien directeur technique. Ces 4 dernières
années, il nous a fait tester différentes
techniques de jeu pour finalement appliquer
celle qui nous convenait le mieux. Quant à
Ahmad Maréï, qui l'a remplacé en début de
saison, il a travaillé le moral chez les joueurs.
Le tiers de l'équipe est composé de jeunes
très talentueux dotés d'une expérience moyenne,
comme Rami et Chérif Guindi, Khaled Al-Kerdani
et Ahmad Saqr. Le reste de l'équipe est formé
de jeunes de moins de 20 ans, comme Khaled
Hamdi, la vedette du premier tour du championnat
national, mais qui manque d'expérience. Dans
les moments décisifs, ce sont les plus expérimentés
qui ont sauvé l'équipe. C'est grâce à cette
composition parfaite que nous sommes devenus
champions d'Egypte. Et nous pouvons le rester
pendant 4 saisons.
— Guézira
est davantage un club social que sportif.
Votre victoire en championnat national va-t-elle
inverser cette tendance ?
— Cet
aspect des choses a déjà commencé à évoluer.
La gestion sportive s'est améliorée et nous
ne sommes plus aussi préoccupés par les problèmes
administratifs. Du coup, notre concentration
est bien meilleure.
— Que
pensez-vous de la politique de certains clubs
qui consiste à recruter des joueurs professionnels
étrangers ?
— La
plupart des équipes sont en train de s'éteindre.
Elles croient que les joueurs étrangers professionnels
vont les sauver. Mais cela n'a pas été le
cas parce qu’elles ont acheté des joueurs
de niveau médiocre. Ils touchent 4 000
dollars par mois, c'est-à-dire 48 000
dollars par an pour en définitive ne pas faire
grand-chose. Cet argent permettrait de former
de talentueux juniors et de constituer la
base d'une solide équipe.
— A 37
ans, vous êtes le joueur de basket égyptien
le plus âgé. Cela ne vous pose pas de problème ?
— Avant
moi, il y a eu Tareq Al-Sabagh et Mohamad
Mamdouh de l'Olympique. Mais ils ont
arrêté de jouer à 34 ans. Je suis conscient
du fait que mes capacités actuelles ne sont
plus celles d’antan, mais je n'ai jamais demandé
à mon entraîneur de me faire jouer aussi longtemps.
Aujourd'hui, quand je vais sur le terrain,
je ne vais pas me donner en spectacle. D'ailleurs,
cette saison a été la dernière de ma carrière.
— Envisagez-vous
une carrière d’entraîneur ?
— Je
suis actuellement en train de mettre sur pied
une école de basket-ball au club Guézira
et mon objectif est de créer une base de futurs
bons joueurs.
— Entretenez-vous
des ambitions similaires avec la sélection
égyptienne ?
— J'ai
beaucoup parlé avec la fédération, mais personne
ne m'a écouté. Il existe quelques joueurs
très talentueux dans la catégorie juniors
d'Ittihad d'Alexandrie, de Guézira
et de l'Olympique. Il faut les rassembler
et recourir aux services d'un entraîneur étranger
qui les prendra en charge d'abord pendant
deux ans. De là, on aura une équipe A capable
d'accomplir des exploits pour 12 ans. Quant
à l'actuelle sélection, elle est morte. Il
y a 15 ans, quand on portait le maillot de
la sélection, notre corps frissonnait. Maintenant,
on ne ressent plus rien.
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