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Coupe du monde 2010 . Hicham Azmi, coordinateur général du dossier de candidature, pèse les chances de l'Egypte avant la désignation par la FIFA, le 15 mai à Zurich, du pays organisateur.
« Nous devons garder espoir »

Al-Ahram Hebdo : Vous avez été témoin du travail accompli pour la promotion du dossier de candidature à l'organisation de la Coupe du monde 2010. Quelle est votre impression ?

Hicham Azmi : Je peux vous assurer que le volume de travail accompli depuis que nous avons déposé notre candidature est très satisfaisant. Les membres du comité de candidature égyptien ont déployé d'énormes efforts. Ils se sont donnés à fond dans la promotion du dossier. Nous avons bien travaillé, nous travaillons toujours et nous continuerons à travailler jusqu'à la dernière minute.

— D'après vous, le dossier égyptien a-t-il de bonnes chances de remporter le vote ?

— Les chances de l'Egypte sont certaines. Mais nous ne devons pas perdre de vue que nos concurrents ont débuté leur campagne bien avant nous. Notre campagne a commencé au mois de mai 2004 quand nous avons reçu le feu vert de l'Etat. Ce que nous avons réalisé est le fruit d'un peu moins de 12 mois de travail que ce soit en ce qui concerne la préparation des stades, des infrastructures, ou des contacts avec les 24 membres du bureau exécutif de la FIFA. L'Afrique du Sud est en course depuis 2000 puisqu'elle était déjà candidate à l'organisation de la Coupe du monde 2006. Depuis, les Sud-Africains ont gardé leurs contacts avec les membres du bureau exécutif. Les Marocains de leur coté ont posé leur candidature 3 fois avant celle de 2010. Commencer tôt une campagne de promotion augmente sans doute les chances de victoire.

— L'Afrique du Sud et le Maroc sont donc mieux placés que l'Egypte ?

— Je préfère parler de nos chances plutôt que de celles des autres. Tous les Egyptiens veulent l'emporter, mais la concurrence sera redoutable. Nous ferons de tout notre mieux face à deux candidats très compétents que nous respectons pour leurs grandes qualités. Mais grâce à notre sérieux travail, nos chances augmentent de jour en jour. Au début, nous étions les cinquièmes sur la liste. Puis, nous sommes passés quatrièmes. Après la visite d'inspection de la FIFA, l'Egypte s'est retrouvée en deuxième place après l'Afrique du Sud. C'est un honneur pour les Egyptiens qu'une grande association comme la FIFA établisse un rapport positif sur l'Egypte. D'autant plus que l'inspection n'a pas seulement concerné les capacités sportives. Toute l'infrastructure a été prise en compte : communication, ressources humaines, transports, hébergement ...

— L'Afrique du Sud est-elle la meilleure des concurrentes ?

— Oui, à ce jour, les Sud-Africains ont sans doute plus de chance de remporter le vote. Mais nous devons quand même garder espoir. Notre objectif n'est pas d'être deuxièmes après les Sud-Africains mais d'être premiers pour organiser le Mondial et de convaincre le plus grand nombre des membres de voter pour nous. Au cours des quelques jours qui restent, la situation peut toujours évoluer. Nous ferons de notre mieux pour défendre nos chances et nous accepterons le vote de la FIFA. Tout ce que nous pouvons lui assurer, c'est que si l'Egypte est retenue, le Mondial 2010 sera le meilleur de l'Histoire. C'est sûr.

— D'autres pays candidats affirment que certains des 24 membres votants du comité exécutif de la FIFA ont d'ores et déjà décidé de voter pour eux. Qu'en pensez-vous ?

— Chacun peut dire ce qu'il veut. Nous ne devons pas faire attention à ce que nos concurrents affirment car rien n'est certain. Seuls 3 des 24 membres du comité exécutif de la FIFA ont déjà fait savoir leur choix : le Français Michel Platini et l'Espagnol Angel Maria Villar, qui ont assuré qu'ils voteront pour le Maroc, et le Tunisien Slim Aloulou, qui va voter pour son pays ... Mais la Tunisie a déclaré forfait ! Ainsi, le vote des 22 autres membres reste inconnu. Chacun des candidats a tenté de convaincre le plus grand nombre de membres. Comme je vous l'ai déjà dit, on a fait de notre mieux et nous acceptons la décision finale de la FIFA.

— Pensez-vous que le peuple égyptien, qui nourrit de nombreux rêves autour de ce Mondial 2010, acceptera facilement l'attribution de son organisation à un autre pays ?

— Le peuple égyptien se doit de ressembler aux supporters d'une équipe. C'est-à-dire qu'il doit l'encourager jusqu'à la dernière seconde de jeu et si elle ne gagne pas, il doit malgré tout l'applaudir puisqu'elle a fait tout ce qui était en son pouvoir. Pour la candidature 2010, le match est difficile et l'équipe égyptienne fait de son mieux pour s'imposer. Parfois, la bonne équipe fait un bon match mais elle ne remporte pas la partie. Nous avons fait ce qui était en notre pouvoir. Le budget de notre candidature représente le quart de celui de l'Afrique du Sud ou du Maroc. Je veux dire par là que si l'Egypte ne gagne pas, cela ne sera la faute de personne d'autre. Cela ne ternira pas son image. L'Afrique du Sud et le Maroc se sont déjà présentés et n'ont pas gagné dès la première fois. C'est normal et c'est acceptable.

Propos recueillis par Amr Moheb

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Résumé des rapports techniques de la FIFA sur les trois grands candidats

Egypt

Gouvernement : Engagement total en faveur de la candidature pour l’organisation du Mondial 2010.

Public : Grand enthousiasme.

Stades : Dix stades pour la Coupe du monde.

Un en cours de rénovation, deux à rénover, trois en cours de construction, quatre à construire.

Infrastructures pour l’entraînement :

Très bonnes, terrains à améliorer.

Situation du football :

Solide avec de bons plans de développement du football des jeunes.

Infrastructures générales du pays :

Transports : Capable de gérer une Coupe du monde.

Télécommunications : Sera capable de remplir les exigences de la Coupe du monde.

Hôtels : Infrastructures hôtelières excellentes, grandes capacités sous contrat avec le Mondial 2010.

Sécurité : Bon système de sécurité interne.

Centres médicaux :

Installations suffisamment bonnes pour la Coupe du monde.

Finances :

Budget pour la Coupe du monde 2010 :

Doit être entièrement révisé.

Billetterie : Bonne structure.

Héritage :

Pays : La Coupe du monde contribuera à développer et à promouvoir le pays à travers sa culture ancienne et son environnement sûr.

Football : Les infrastructures et l’organisation qui résulteront de la Coupe du monde stimuleront le développement de programmes pour les jeunes que la fédération a implantés avec succès ces dernières années. Deux stades ne seront pas construits si l’Egypte n’organise pas la Coupe du monde 2010.


Afrique du Sud

Gouvernement : Engagement total en faveur de la candidature pour l’organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2010.

Public : Grand enthousiasme.

Stades : Treize stades pour la Coupe du monde.

Trois presque prêts, cinq à rénover, cinq à construire.

Chiffre définitif à déterminer.

Infrastructures pour l’entraînement : Très bonnes, certains terrains doivent être améliorés.

Situation du football : Depuis 1992, retour réussi sur la scène footballistique internationale.

Infrastructures générales du pays :

Transports : Très bons pour accueillir une Coupe du monde.

Télécommunications : Excellentes installations pour une Coupe du monde.

Hôtels : Excellentes infrastructures hôtelières.

Sécurité : Manque de sécurité dans le pays, mais les autorités disposent du savoir-faire et des ressources pour gérer une Coupe du monde.

Centres médicaux : Excellentes installations, y compris dans les stades.

Finances :

Budget pour la Coupe du monde 2010 : Doit être révisé.

Billetterie : Structure à revoir en totalité.

Héritage :

Pays : La Coupe du monde contribuera à consacrer et à confirmer le processus de démocratisation et d’unification qui a débuté il y a environ une décennie.

Football : Dans un pays doté d'une forte culture sportive, l’organisation nécessaire à une Coupe du monde permettra à la fédération d'atteindre les meilleurs standards du football international, comblant ainsi ses lacunes du passé. Un stade ne sera pas construit si la Coupe du monde n’est pas attribuée à l’Afrique du Sud, tout en sachant que le nombre définitif de stades reste à décider.


Maroc

Gouvernement : Engagement total avec soutien financier.

Public : Enthousiasme normal.

Stades : Neuf stades pour la Coupe du monde.

Trois à rénover, deux en cours de construction, un prêt pour le début des travaux de construction, trois à construire.

Infrastructures pour l’entraînement :

Le concept doit être revu dans sa totalité.

Situation du football :

Bon niveau international avec une organisation locale normale.

Infrastructures générales du pays :

Transports : Capable de gérer une Coupe du monde.

Télécommunications : Sera capable de remplir les exigences de la Coupe du monde.

Hôtels : Infrastructures hôtelières excellentes.

Sécurité : Bon système de sécurité interne.

Centres médicaux : Améliorations importantes nécessaires.

Finances :

Budget pour la Coupe du monde de la FIFA 2010 :

Excellente présentation, quelques modifications mineures à apporter.

Billetterie : Structure doit être totalement révisée.

Héritage :

Pays : La Coupe du monde contribuera considérablement à la réalisation du plan gouvernemental Vision 2010 en faveur du développement du pays.

Football : Les infrastructures et l’organisation nécessaires à une Coupe du monde pourraient apporter à la fédération l’expérience nécessaire pour l’organisation d'un championnat professionnel de football. Trois stades ne seront pas construits si l’organisation de la Coupe du monde 2010 n'est pas attribuée au Maroc.

 

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