| Projet
Des opérations courantes comme retirer de l'argent d'un
distributeur automatique ou en déposer sur un livret, peuvent
désormais aider le tiers-monde à s'équiper en énergies renouvelables
et améliorer leur réseau électrique. C'est le but d'un partenariat
présenté la semaine dernière à la presse par une banque française,
le Crédit coopératif, et la Fondation Energies pour le
monde, spécialisée en projets pour électrifier des villages
du Sud. Selon le responsable marketing du Crédit coopératif,
Jérôme Henri, à chaque acquisition ou renouvellement de carte
bleue payante, l'établissement verse trois euros à la Fondation
ou à une autre ONG partenaire choisie par le client. De même,
à chaque retrait, la banque verse 0,06 euro à l'association
que le détenteur de la carte veut encourager. On peut aussi
aider la Fondation sans changer de banque en ouvrant un livret
d'épargne au Crédit coopératif, cumulable avec d'autres
livrets rapportant des intérêts.
Iraq
La pénurie a fait passer
au second plan le souci d'offrir aux consommateurs iraqiens
un carburant moins polluant, qui avait pourtant commencé à être
produit en 2002 dans les raffineries du pays. Mais quelques
mois après la fin de la guerre, vers mai-juin 2003, certaines
unités qui produisaient du carburant propre ont été fermées.
Les efforts se sont concentrés depuis sur la satisfaction du
besoin du marché en produits pétroliers. En fait, des responsables
iraqiens disent être conscients que l'Iraq ne peut pas continuer
à polluer l'atmosphère avec des produits pétroliers qui rejettent
du dioxyde de carbone. Les responsables iraqiens affirment qu'ils
doivent mettre sur pied d'ici 2005 des unités améliorant la
qualité des produits de manière à réduire la teneur en soufre
et dégager moins de CO2. Ils soulignent de même que pour modifier
cet état de choses, une politique énergétique doit être élaborée
qui fixerait les normes à adopter en matière de carburant et
consacrerait une enveloppe budgétaire pour la création de nouvelles
unités de production conformes aux normes. Ce qui prendra du
temps, pas moins de deux ans.
Union européenne
L'élargissement de l'Europe
ouvre aux trafiquants d'espèces menacées un marché de 450 millions
de consommateurs potentiels, faisant peser un risque nouveau
sur les tortues terrestres égyptiennes ou les perroquets amazones,
selon un rapport du réseau Traffic publié la semaine
dernière. Traffic est un programme conjoint du WWF
et de l'Union mondiale pour la nature, qui vise à s'assurer
que le commerce d'animaux et de plantes sauvages ne porte pas
atteinte à la conservation de la nature. Selon le rapport de
Traffic, 20 114 animaux et 17 420 plantes ont
été saisies en 2002 en Allemagne, 9 369 animaux et 10 000
plantes en Pologne.
Eau
Les niveaux des ressources
naturelles en eau potable par habitant de la planète ont en
moyenne reculé de 1,6 % entre 2001 et 2002 en raison de
l'accroissement de la population mondiale, a averti dernièrement
la Banque mondiale dans son rapport 2004 sur l'environnement.
Ce déclin est encore plus important dans les régions arides,
notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, où les ressources
d'eau douce par habitant ont diminué de 2,5 % pendant la
même période. Selon le rapport, si la population continue à
croître à son rythme actuel, des pays comme l'Egypte, où l'agriculture
absorbe 80 % de l'eau douce disponible, pourraient, dans
à peine deux ans, se retrouver sous le seuil des 1 000
m3 d'eau douce par habitant. A court terme, l'accroissement
de la population reste le principal défi pour les ressources
d'eau douce, tandis que sur le plus long terme, ces ressources
souffriront également de la dégradation de l'environnement avec
des changements irréversibles, en particulier dans les régions
arides. |