« Le
Centre national des recherches pédagogiques et de développement
s'intéresse particulièrement à l'action volontaire et souhaite
aider les écoles à surmonter les obstacles qui entravent leur
travail dans ce domaine », a déclaré le Dr Nadia
Gamaleddine, directrice du centre. Ensuite, Malak Madkour,
membre du conseil d'administration du Croissant-Rouge à Guiza
et membre du comité des ONG au Conseil national de la femme,
a indiqué qu'il existe 145 organisations nationales dans le
monde entier renfermant 250 millions de membres qui œuvrent
dans le domaine de l'action humanitaire. A l'occasion du 141e
anniversaire de la Croix et du Croissant-Rouge, elle a estimé
nécessaire d'intensifier l'action volontaire et la contribution
sociale en temps de paix et pas seulement en temps de guerre :
« J'ai vécu une période très active dans ce domaine
humanitaire en temps de guerre, mais une fois la guerre terminée,
l'action humanitaire s'est affaiblie », a déclaré
Malak Madkour, insistant sur l'importance pour les élèves
de s'engager dans ce domaine dès l'enfance : « Si
l'élève participe dès son plus jeune âge à une telle action,
il grandira avec la volonté de servir les autres »,
explique-t-elle. Les célébrations étaient organisées cette
année sous le slogan « Halte à la discrimination ».
A cet égard, Amer Zemmali, représentant du
Comité international de la Croix-Rouge et conseiller pour
les affaires du Moyen-Orient et du Maghreb, a affirmé que
le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a commencé
à mettre en exécution un plan visant à sensibiliser tous les
pays au droit humanitaire international et aux différentes
formes de discrimination.
Présenté par la fameuse actrice Faten Hamama,
un documentaire sur les victimes, les blessés et les prisonniers
de guerres, et sur le rôle du Croissant-Rouge et a été diffusé.
Le Dr Rasmi Abdel-Malak Rostom, professeur de pédagogie au
Centre national des recherches pédagogiques et de développement,
et membre du Croissant-Rouge égyptien, a indiqué que le but
de cette célébration cette année est d'encourager les élèves
à participer à l'action volontaire et de soutenir les comités
du Croissant-Rouge dans toutes les écoles d'Egypte. « Nous
apprenons aux élèves à servir les autres. Nous voulons les
sensibiliser aux effets néfastes des mauvaises conduites;
comme la consommation de drogues. Nous essayons également
de renforcer leur participation à l'action internationale
dans ce domaine ».
La vidéoconférence a réuni des représentants
d'un certain nombre d'écoles dans chaque gouvernorat. L'objectif
était de rendre compte des activités des élèves membres des
comités du Croissant-Rouge dans chaque école. Ce qui a jeté
la lumière sur des exemples positifs d'élèves œuvrant dans
le domaine humanitaire et du service social, comme ceux de
l'école du gouvernorat de Béheira qui ont pu collecter des
dons auprès d’hommes d'affaires pour aider leurs collègues
vivant dans des conditions difficiles. Par ailleurs, d'autres
écoles ont présenté des plaintes sur le manque de moyens et
d'informations nécessaires pour l'action humanitaire. « On
n'a qu'un seul petit livre sur le Croissant-Rouge qui ne suffit
pas pour nous donner les informations nécessaires sur ce domaine.
Nous avons besoin de plus de livres et de supports visuels
qui facilitent l'apprentissage aux élèves », a expliqué
un professeur du comité du Croissant-Rouge dans une école
à Assouan. Rostom et Madkour ont fini par affirmer qu’élèves,
professeurs et responsables dans les instances intéressées
doivent œuvrer ensemble pour trouver les solutions adéquates
aux problèmes qui se posent à l'action humanitaire, et disposer
des moyens nécessaires pour la réussite d'une telle action.