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Crise .
Le coût de la vie a renchéri, engendrant
une onde choc parmi la population qui tente de s'adapter tant
bien que mal à la situation. Pour les 48 % qui vivent sous
le seuil de la pauvreté, la bataille est rude. Quant aux 30 %
qui représentent la classe moyenne, le tout est de ne pas plonger.
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| La
stratégie de la survie |
Dès qu'il reçoit
son salaire, Mahmoud, 12 ans, en profite pour se payer un plat
de kochari (un mélange de riz, de lentilles et de pâtes).
Il invite aussi son patron en insistant sur le fait que ce mets
contient de la viande. Ce n'est qu'après un moment que le Dr
Gamil, le pharmacien, comprend que c'est la maman de Mahmoud
qui lui a fait croire que le kochari se préparait avec
de la viande, n’ayant elle-même pas les moyens d'en acheter.
Oum Hanane, la mère, est concierge. Elle subvient aux besoins
de ses enfants, dont deux filles encore scolarisées et Mahmoud,
qui l'aide financièrement avec son maigre salaire. En fait,
cette femme doit se débrouiller pour nourrir sa famille avec
un revenu qui ne dépasse pas les 200 L.E. par mois. Chose bien
difficile par les temps qui courent d'autant plus que la situation
économique se complique de jour en jour et que les prix ont
augmenté de 20 à 40 % ces derniers mois. Abandonnée par
son mari, elle doit chercher mille et une astuces pour joindre
les deux bouts. Elle ne peut se permettre d'acheter de la viande
vu sa cherté, entre 28 et 40 L.E. le kg. Et pour pallier ce
manque, elle ajoute de la sauce tomate à une omelette ou un
plat de fèves pour donner l'impression à ses enfants qu'elle
a préparé un véritable plat, et leur sert beaucoup de pain à
table. |
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Il
semble que ses deux filles, Hanane et Zeinab, ont aussi leur
manière à elles de gagner leur pain, étant donné que leur
mère ne leur prépare pas de sandwichs pour l'école. Elles
tapent à la porte d'un des habitants pour lui demander s'il
n'a besoin de rien. Une façon à elles de gagner quelques livres
qui serviront à acheter de quoi manger.
Vivre en dessous du seuil de pauvreté n'est
pas une simple affaire. Chacun doit trouver une ruse pour
trouver comment calmer la faim, en un mot avoir l'adresse
des endroits où l'on peut acheter les ingrédients d'un repas
très bon marché.
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Ils ont leurs propres recettes
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C'est le cas
de Dawlat, qui habite le village de Manawat, à Guiza. Veuve
depuis 10 ans, elle fait le ménage pour arrondir ses fins de
mois. Mais son état de santé ne lui permet plus de travailler
toute la semaine. Elle a dû opter pour une autre stratégie ...
Dès que Sayed, le vendeur de poulet, l'aperçoit au marché, il
lui prépare la carcasse et les pattes de volaille qu'elle achète
respectivement à 4 et 2 L.E. le kilo ; elle s'en sert pour
préparer des potages à ses enfants. Elle ajoute une sauce tomate
et achète beaucoup de pain. |
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C'est comme ça
qu'elle fait le compte. Se remplir le ventre en dépensant le
minimum. Dès qu'elle a une petite somme d'argent, elle achète
quelques poules à crédit pour les consommer ou les vendre plus
tard en cas de besoin. Cependant, certains jours, elle se rend
compte qu'elle n'a rien à offrir à ses enfants. Alors, elle
va faire ce qu'elle appelle « la tournée »,
la longue file devant le guichet du comité de l’aumône d'une
grande mosquée au Caire. Ce n'est qu'après une semaine d'attente
qu'elle arrive à obtenir une aide de 40 L.E. par mois. Entre-temps,
Dawlat devra demander à ses voisins de lui prêter une somme
pour s'acheter 1/2 kg de pâtes ou de riz, et 1 L.E. de pain.
« C'est notre seule nourriture de toute la journée.
Nous restons pendant des mois sans goûter à la viande, son prix
est trop élevé. Que Dieu nous protège », se lamente
la femme préoccupée par son avenir. Et c'est le même problème
pour les 7 500 familles soutenues par la grande mosquée.
« Des sommes qui varient entre 40 et 60 L.E. par mois
sont offertes à ces familles démunies ou sans revenus, et ce,
après avoir réalisé une enquête sociale sur leurs conditions
de vie. Plus de 800 repas sont donc distribués quotidiennement
à ceux qui en ont besoin dans les différents quartiers du Grand-Caire »,
explique Hachem Ahmad, chef du comité de l’aumône de la grande
mosquée qui assure que beaucoup de familles qui vivent dans
une extrême pauvreté n'en bénéficient pas, les moyens étant
insuffisants. |
La baraka de Sidi Zein Al-Abedine
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Autre endroit,
autre scène, à Sayeda Zeinab, dans un sous-sol ayant servi de
cimetière. Plus de 20 familles habitent des pièces exiguës et
vivent dans une extrême précarité. Des personnes qui n'ont trouvé
que ce lieu morbide pour abri situé à proximité de la mosquée
d'un des awliya (saint), Sidi Ali Zein Al-Abedine. Ils
n'ont pas tous des revenus fixes, car beaucoup travaillent en
tant que journaliers, alors que d'autres gagnent leur vie en
travaillant dans des cimetières. Aujourd'hui, c'est autour de
la table d’Abdou qu'ils vont tous se réunir pour assouvir leur
faim, sans faire la fine bouche. Dans un endroit jonché d'ordures,
des hommes, des enfants de tous âges aux visages émaciés, pâles,
vêtus de guenilles sont assis à même le sol. Sur un carton qui
fait office de table, sont éparpillées quelques assiettes contenant
des petites rations de riz, de lentilles et quelques tranches
de pommes de terre bouillies. Aujourd'hui, Abdou a reçu un peu
d'aide. « Al-Hamdoulillah, on a quelque chose à manger »,
se disent-ils entre eux.
Abdou travaille
comme journalier, cependant il a décidé de prendre en charge
plusieurs familles qui ne sont en fait que ses voisins. Sa femme
et lui se sont portés volontaires pour leur débrouiller de quoi
manger afin qu'ils ne meurent pas de faim. Abdou, qui assume
cette mission depuis 35 ans, a besoin aujourd'hui de plus de
dons pour venir en aide à un nombre plus important de familles.
Ce sont les fidèles de Sidi Zein Al-Abedine et d'autres saints
qui viennent lui donner de l'argent ou de la nourriture pour
les pauvres. « C'est notre seul moyen d'avoir de quoi
manger, sinon nous pouvons rester toute une journée le ventre
vide, mais Dieu n'oublie pas ses créatures », lance
Abdou.
Sur les quelques
murs qui ne sont pas encore tombés en ruine, on peut lire « Maddad
ya rassoul Allah », ou « au service des descendants
du prophète ». Parmi ce monde, un journalier qui travaille
un jour sur 5 ou 7, un handicapé qui vend des mouchoirs au bord
de la route ou une femme qui fait le ménage dans quelques maisons
ou mendie pour avoir quelques sous, de quoi acheter du pain
ou du riz pour ses enfants. Tous vivent au jour le jour et ne
savent pas si le lendemain ils auront encore de quoi manger.
C'est là où se retrouvent la plupart d'entre eux lorsqu'ils
n'ont plus aucun sou en poche.
Mounira fait partie
de cette petite population. Mère de 3 enfants, elle doit jongler
avec 120 L.E. pour payer vêtements, éducation, nourriture et
loyer qui, à lui seul, absorbe 35 L.E.
Elle fait partie
de ces femmes qui subviennent seules aux besoins de leur foyer
et qui représentent 30 % de la société. Des femmes qui
n'ont parfois même pas de quoi manger et qui sont obligées de
se débrouiller pour se mettre quelque chose sous la dent.
Mais Mounira ne
se contente pas seulement de la charité offerte par la mosquée,
elle fait le tour des ONG dont elle a entendu parler. « J'ai
entendu parler de l'association Choisir une famille par
une personne qui faisait la queue avec moi à la mosquée. On
m'a dit qu'elle offrait un revenu fixe d'une centaine de livres
égyptiennes jusqu'à la fin des études des enfants. Alors je
suis venue aujourd'hui tenter ma chance », explique-t-elle.
Mais elle n'a probablement aucune chance de recevoir une aide
de cette association, puisqu'elle reçoit une retraite régulière,
même minime. |
Pas de projets nationaux
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Selon l'éditorialiste
Sékina Fouad, beaucoup de familles meurent de faim, et même
si les personnes ne décèdent pas, elles souffrent de malnutrition,
de maladies graves et manquent des moyens les plus élémentaires.
« Ceci signifie qu'elles ne vivent pas », explique
Sékina, membre dans plusieurs ONG. Et d’ajouter qu'en Inde par
exemple, on essaye d'alléger le fardeau du citoyen tout en augmentant
la production et en faisant une bonne distribution des revenus.
« Ici, nous avons besoin d'augmenla production en utilisant
cette expérience. Que les banques se lancent dans des projets
de développement tout en faisant un bon choix des projets prioritaires ».
Selon elle, il faut cesser d'investir dans des projets formels
et se lancer dans ceux dont la société a le plus besoin. « Ce
sont les seuls moyens pour sauver des familles de la faim, pour
qui le pain est parfois la seule nourriture. Une raison pour
laquelle les Egyptiens sont classés parmi les plus grands consommateurs
de farine dans le monde », dit-elle. Elle précise que
selon le dernier rapport de la FAO, 3 % des familles égyptiennes
ont souffert de malnutrition en 2001. Un chiffre qui va augmenter
suite aux circonstances économiques difficiles. Selon le Dr
Ibtehal Younès, experte en développement humain dans plusieurs
organisations internationales telles que l’Unicef, le problème
n'est pas simple surtout avec la situation économique actuelle.
« 48 % des Egyptiens vivent en dessous du seuil
de pauvreté selon le dernier rapport relatif au développement
humain, c'est-à-dire que leurs revenus moyens ne dépassent pas
les 200 dollars par an ... Une situation critique et difficile
à admettre », explique l'experte. Et d’ajouter que
toutes les aides offertes par l'Etat ou les organisations non
gouvernementales aux pauvres ne sont que des solutions temporaires.
« Les programmes ou projets pour aider les familles
et les crédits soi-disant alloués sont pour la plupart des programmes
conçus pour embellir l'image du pays et prouver qu'il existe
de nouvelles perspectives de développement pour améliorer le
niveau de vie des plus démunis. Malheureusement, nous n'avons
pas réellement de projets nationaux pour résoudre ces problèmes
de manière radicale ». |
Doaa
Khalifa |
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Strict
minimum |
Un
employé du secteur public ou du gouvernement touche une prime
de 2 L.E. en cas de mariage, ou en cas de naissance d'un enfant,
ou de mort du mari. Les employés du secteur privé ne sont pas
mieux lotis, puisque la loi ne leur accorde même pas de telles
primes. |
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En fait, la situation des salariés devient
de plus en plus alarmante. Dans les années 1960, le salaire
minimum légal était de 4 L.E. Depuis cette époque, il n'a
pas été révisé, bien que l'Egypte soit signataire de la convention
de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) sur le salaire
minimum qui oblige les pays membres à avoir un système de
fixation du salaire minimum.
Les fonctionnaires disposent de ce qui peut
être considéré comme un salaire minimum, selon leur niveau
d'éducation, dont le montant est minable et permet d'acheter
à peine un kilo de viande, dont le prix atteint aujourd'hui
les 30 L.E. Ce salaire minimum est de 35 L.E. par mois pour
ceux qui ont fait des études préparatoires (niveau collège,
ndlr), 36 L.E. pour les détenteurs de diplômes secondaires
et techniques (niveau bac) et 48 L.E. pour les diplômés
universitaires. « Il s'agit du salaire de base. En
ajoutant les primes et les allocations, ce salaire atteint
les 102 L.E. », se défend Sayed Abdel-Maqsoud, conseiller
à l'Institut national du plan et membre du Conseil national
des salaires créé récemment. Or, même avec ces primes, les
salaires restent inférieurs au seuil de pauvreté. Selon les
critères définis par la Banque mondiale, une personne qui
dépense moins d'un dollar par jour, soit un peu plus de 180
L.E. par mois, est considérée comme vivant en dessous du seuil
de pauvreté. Un chargé de famille se situe bien au-dessous
de ce seuil. Il est donc normal que les Egyptiens soient conduits
à chercher un ou deux emplois supplémentaires pour combler
leurs besoins.
A l'autre bout de l'échelle hiérarchique,
il n'existe pas de salaire maximum, ce qui fait que les employés
du haut de l'échelle gagnent des centaines de fois plus que
les petits employés. Les disparités s'accroissent en Egypte.
« En 1995, les détenteurs de capitaux accaparaient
de 71,5 % de la richesse nationale, contre les salariés
qui possédaient seulement 28,5 %. Alors qu'en 1989, leur
part s'élevait à 48,5 % », explique Ahmad Al-Naggar,
chercheur au Centre des études politiques et stratégiques
d'Al-Ahram.
Par ailleurs, l'Organisme central pour les
statistiques et la mobilisation (CAPMAS) publie un bulletin
annuel sur les salaires et les heures de travail. Selon le
dernier bulletin, le salaire hebdomadaire moyen atteignait,
en octobre 2002, 163 L.E. brut par semaine. Avec une augmentation
de 9 L.E, par rapport à la même période de l'année précédente,
soit 5,5 % de hausse. Des chiffres qui sont loin de révéler
la situation réelle des salariés. Car en premier lieu, ces
statistiques ne concernent que le secteur formel. C'est-à-dire
toutes les entreprises publiques et uniquement les entreprises
privées déclarées, employant plus de 10 employés. Cela ne
concerne en tout et pour tout que 1,4 millions de travailleurs,
soit seulement 7,8 % de l'ensemble de la main-d'œuvre
et exclut ainsi la majorité des travailleurs du secteur agricole
qui sont les moins bien payés en Egypte. En effet, le secteur
agricole et le secteur informel absorbent plus de la moitié
de la main-d'œuvre égyptienne. « Il est fort probable
que les fluctuations des salaires dans le secteur informel
soient plus fortes et que les niveaux de salaires y soient
les plus faibles », souligne Mona Amer, professeur
d'économie à la faculté des sciences politiques de l'Université
du Caire et auteure d'une étude sur les salaires.
En second lieu, le rapport calcule le salaire
moyen de chaque secteur sans préciser le salaire minimum ni
le salaire maximum. Ainsi par exemple, le salaire moyen du
secteur de l'enseignement renferme le salaire du ministre
et celui d'un manutentionnaire d'une école.
D'autant plus, le salaire nominal ne révèle
qu'une partie de la réalité. Il se peut très bien que celui-ci
augmente mais que le salarié devienne plus pauvre si cette
augmentation est inférieure au taux d'inflation. Un rapport
de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) assure que
les salaires en Egypte ont subi une chute de 25 % de
leur valeur réelle dans les années 1990. Plusieurs experts
approuvent cette conclusion : « Les salaires
réels sont en baisse continue depuis les années 1970. Cette
tendance s'est sûrement accentuée après la libéralisation
du taux de change en janvier 2003, même si les chiffres ne
sont pas disponibles », assure Samir Radwane, directeur
général du Forum des recherches économiques et ex-responsable
de l'OIT.
Alors que les salaires ne bougent presque
pas, les prix, eux, grimpent tous les jours, surtout depuis
janvier 2003. Le taux d'inflation de 5 % qu'affiche le
gouvernement n'est pas juste, parce que le panier de marchandises
et de services qui détermine l'indice des prix du consommateur
comprend le strict minimum, comme l'avoue Mahmoud Mohieddine,
chef de la commission économique du Parti national démocrate
au pouvoir. Et d'expliquer : « A titre d'exemple,
l'indice des prix du transport ne comprend que les prix des
moyens de transport public sans inclure les prix des microbus
et des autres moyens de transport largement utilisés par les
pauvres ». Et la liste des exemples est infinie.
Le prix d'un kilo de viande est passé de 16 L.E. début 2003
à 28 L.E. actuellement. Un litre d'huile subventionnée de
qualité médiocre est passée d'1 à 3 L.E., en un an.
Une harmonisation des prix et des salaires
devient donc indispensable. Les déclarations gouvernementales
sont sans fin mais sans qu'aucune mesure concrète n'ait été
prise. La loi unifiée sur le travail, promulguée il y a plus
d'un an, en avril 2003, exige la création d'un Conseil national
des salaires. Son premier objectif était de préciser un salaire
minimum, révisé tous les trois ans en fonction de la hausse
des prix, ainsi que les primes. Or, cela fait un an que le
conseil a été formé, sans qu'il ne se réunisse. « Notre
premier travail sera de réaliser une série d'études sur les
salaires, le niveau de vie et les prix afin de pouvoir déterminer
le salaire minimum », explique Sayed Abdel-Maqsoud,
membre du Conseil national des salaires. Or, les prix et le
niveau de vie ne seront pas le seul déterminant. Sayed Abdel-Maqsoud
n'oublie pas de rappeler que les intérêts des patrons et du
gouvernement seront aussi prises en considération, ces derniers
étant représentés au sein du comité de fixation des salaires.
Selon la loi unifiée sur le travail, les
salaires devraient subir une augmentation annuelle de 7 %.
Cette augmentation touche seulement le salaire de base qui
ne dépasse pas, dans certains cas, 20 % du salaire total.
Par exemple, le salaire de base d'un professeur de médecine
à l'Université est de 180 L.E. alors que son salaire total
est de 1 000 L.E. Cependant, 50 entreprises privées ont
présenté des demandes cette année pour ne pas payer les primes.
« C'est une mauvaise caractéristique
de l'économie égyptienne. Il ne se trouve nulle part ailleurs
que les primes mensuelles dépassent le salaire de base »,
note Ibrahim Awad, directeur du bureau de l'OIT au Caire,
résumant un autre problème touchant aux salaires.
Bref, les salaires en Egypte sont trop faibles,
mal évalués, et inférieurs à l'inflation, qui dit mieux ?
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| Marwa Hussein |
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