| Ahli,
Zamalek et Ismaïli entament ce week-end leur parcours
en compétitions africaines interclubs en disputant les matchs
aller des 16es de finale de la Ligue des champions d'Afrique
pour les deux premiers, et de la Coupe des confédérations pour
les Derviches.
En
Ligue des champions d'Afrique, Zamalek, le champion d'Egypte,
rencontrera les Rwandais d'APR au stade de l'Académie militaire,
vendredi. Tandis qu'Ahli, le second représentant de l'Egypte
dans cette compétition, affrontera les Soudanais d'Al-Hilal,
samedi dans le même stade. En Coupe des confédérations, et dans
sa ville, Ismaïli sera au rendez-vous face au Stade
Tunisien, dimanche.
Le nouveau règlement
(voir encadré) des compétitions africaines interclubs permet
désormais aux grandes nations du foot du continent noir d'y
envoyer deux de leurs clubs. Cette année, la concurrence risque
donc d'être très dure.
Lors des éditions
précédentes, le trajet des équipes égyptiennes a été plutôt
facile. Ce n'est en effet qu'à partir des demi-finales que les
choses sérieuses ont commencé.
La mission des
équipes égyptiennes qui dominent les compétitions africaines
(elles ont remporté en tout 21 titres) ne sera plus aussi aisée.
Surtout en raison de la fatigue des joueurs de Zamalek,
d'Ahli et d'Ismaïli qui participent à plusieurs
compétitions en même temps.
Car en marge de
leur participation au championnat national, les représentants
égyptiens sont aussi présents en Ligue arabe des champions,
dont les phases finales ont commencé. Sans compter aussi que
les joueurs de ces trois clubs constituent le squelette de la
sélection nationale qui a participé à la CAN et qui se prépare
actuellement aux qualifications pour la Coupe du monde 2006.
L'épuisement des
joueurs s'illustre surtout avec ceux de Zamalek. Les
Blancs possèdent dans leurs rangs, et selon l'avis de
tout les observateurs, les meilleurs joueurs d'Egypte. Mais
leurs performances laissent ces derniers temps beaucoup à désirer
depuis la reprise du championnat, il y a deux mois. Il est vrai
que Zamalek n'y a perdu aucune rencontre, mais cela s'explique
par l'expérience des joueurs. Et puis le jeu collectif, qui
distinguait l'équipe, n'est plus d'actualité. « Les
joueurs sont fatigués par la succession des matchs. Ce qui affecte
leur performance. Cela fait un moment que l'on dispute une rencontre
toutes les 72 heures. Cela oblige le cadre technique à se contenter
parfois d'un seul entraînement avant les rencontres afin de
ne pas fatiguer davantage les joueurs », explique Hicham
Yakan, entraîneur adjoint à Zamalek. « En rencontrant
des équipes africaines qui se distinguent par leur excellente
condition physique, la compétition africaine sera très difficile
pour mes joueurs fatigués », ajoute-t-il.
Les nombreuses
blessures qui frappent les membres de l'équipe sont par ailleurs
autant de difficultés posées au cadre technique. Outre Medhat
Abdel-Hadi, blessé depuis décembre dernier, le défenseur Waël
Al-Qabbani est absent depuis un mois. Les milieux Tareq Al-Saïd
et Tamer Abdel-Hamid se sont aussi blessés la semaine dernière.
Cela n'a donc pas été une surprise de voir ce dernier, avec
son coéquipier Tareq Al-Sayed, demander à Fathi Mabrouk, l'entraîneur
de la sélection, de se faire remplacer à la mi-temps de la rencontre
Egypte-Trinidad et Tobago, mercredi dernier.
Ces blessures ne
sont pas particulières à Zamalek. Ahli en fait
également les frais avec notamment Ahmad Bilal, victime d'une
rupture aux ligaments croisés au genou qui le rend indisponible
jusqu'à la fin de la saison. Cependant, Ahli se distingue
de Zamalek par son excellente préparation depuis le début
de la saison ainsi que par le fait qu'il a renforcé ses rangs
par quatre joueurs lors du mercato d'hiver. « Je suis
très inquiet de la succession des matchs qui a abouti à de nombreuses
blessures. La situation va s'aggraver avec les rencontres de
compétitions africaines, surtout avec les Jeux africains assez
agressifs. Sans compter les épuisants voyages sur le continent
noir », confie Hossam Al-Badri, l'entraîneur d'Ahli.
Les Derviches
souffrent aussi de plusieurs blessures dans leurs rangs. Ils
ont entamé tôt leur saison par une participation aux quarts
de finale de la Ligue des champions dont ils ont terminé finalistes.
Mais Ismaïli se distingue par la jeunesse de son effectif
dont la majorité sont des juniors capables de supporter une
telle pression.
La fédération devrait
intervenir la saison prochaine en trouvant une solution à la
participation des clubs aux différentes compétitions. Surtout
que la saison prochaine commenceront les qualifications pour
le Mondial 2006. |