Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Environnement

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Livres
Arts
Société
Sport
Environnement
Escapades
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine

En bref


Effet de serre

Des chercheurs australiens ont fait état la semaine dernière d'une augmentation alarmante des émissions de gaz à effet de serre au cours des deux dernières années, dont l'origine est presque totalement imputable à la consommation de combustibles fossiles. Le CSIRO, agence de recherche scientifique du gouvernement australien, a estimé que 18,7 milliards de tonnes de dioxyde de carbone, gaz à effet de serre considéré comme responsable du réchauffement mondial, avaient été rejetées dans l'atmosphère en 2002 et 17,1 milliards de tonnes l'an dernier. Le gouvernement australien fait l'objet de critiques des organisations écologiques en raison de son refus, à l'instar des Etats-Unis, de ratifier le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.


Pollution

Le Programme des Nations-Unies pour l'Environnement (PNUE) a averti la semaine dernière que les « zones de la mort » privées d'oxygène se multiplient au fond des océans et ces cimetières de poissons et de la flore menacent les ressources de centaines de millions de personnes. Certaines de ces zones sont relativement petites, parfois moins d'un km2, mais d'autres atteignent les 70 000 km2. La pollution, en particulier l'usage excessif d'azote dans les engrais, est responsable de la multiplication de ces zones dont le nombre a doublé depuis 1990 à près de 150 dans le monde. L'azote favorise la croissance des végétaux sur terre mais lorsqu'il est répandu dans les mers par les rivières et sous l'effet des pluies, il provoque la floraison d'algues. Celles-ci se déposent au fond de la mer et se décomposent, y absorbant l'oxygène et étouffant la vie marine. Le PNUE réclame que l'on mette fin au recours massif à l'azote.


Pesticide

Durant une réunion, qui s'est tenue la semaine dernière à Montréal au Canada, sous l'égide du Programme des Nations-Unies pour l'Environnement (PNUE), onze pays développés ont été exemptés de leur obligation d'arrêter totalement au 1er janvier 2005 l'utilisation du bromure de méthyle, un pesticide agricole nuisible à la couche d'ozone, comme le prévoyait le protocole de Montréal. Ces pays, l'Australie, la Belgique, le Canada, la France, la Grèce, l'Italie, le Japon, le Portugal, l'Espagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, pourront continuer d'utiliser le bromure de méthyle en 2005, mais de façon très restreinte. Le protocole de Montréal, conclu en 1987 sous les auspices du PNUE, vise l'élimination des substances jugées responsables du trou observé dans la couche d'ozone de la moyenne atmosphère (entre 20 et 50 km de la Terre), qui protège la planète des rayons ultraviolets du soleil. L'interdiction du bromure de méthyle y a été ajoutée en 1992.


Récif corallien

Le Parlement australien a voté une loi interdisant la pêche sur un tiers de la Grande Barrière de corail à partir de juillet, faisant de ce site, classé au patrimoine de l'humanité, l'ensemble corallien le plus protégé au monde. Le texte prévoit une augmentation des zones interdites à la pêche de 4,6 % de la superficie du récif à 33,3 % ainsi que d'importantes restrictions à la navigation des bateaux. Le projet de loi a été vivement critiqué par l'industrie de la pêche et par certains écologistes qui estiment qu'il ne va assez loin. La Grande Barrière de corail, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, s'étend sur plus de 345 000 kilomètres carrés et comprend 2 900 récifs coralliens, 900 îles et quelque 1 500 espèces de poissons.


Eau

Selon un rapport sur l'état de l'environnement publié par l'agence gouvernementale chinoise, le manque d'eau limite la croissance économique et sa surutilisation provoque des affaissements de terrain dans certaines régions de la Chine. Les ressources en eau par habitant en Chine ne s'élèvent qu'au quart de la moyenne mondiale. Liée à sa raréfaction, la qualité de l'eau est un autre motif d'inquiétude. En 2003, plus de 62 % des eaux des sept principaux bassins fluviaux du pays étaient de qualité mauvaise et très mauvaise. La qualité de l'eau des cours d'eau principaux est en général meilleure que celle de leurs affluents, précise le rapport. La Chine a prévu d'investir 8,4 milliards de dollars pour construire des stations d'épuration, alors que les eaux usées continuent encore souvent à être déversées directement dans les rivières du pays.

 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631