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Des
livres. Toujours des livres et encore des livres. Mais
aussi une politique culturelle pour dire que l'acquisition
du savoir et des connaissances ne se limite pas aux pages
imprimées ou aux feuilles manuscrites d'ouvrages par milliers.
Tel est le parti pris de la Bibliotheca Alexandrina
(BA) qui se concrétise dans les différentes activités
qu'anime le Centre des arts qui lui est affilié.
Plus que
méditerranéenne, la BA s'ouvre sur le monde afin d'accomplir
une mission qu'elle s'est imposée, celle de faire fusionner
diverses cultures à travers diverses nationalités pour
dire peut-être que la musique, par exemple, n'a pas d'identité.
De la musique partout et pour tout le monde. Ainsi, nous
avons pu assister la semaine dernière au concert offert
à l'occasion du premier festival international de musique
organisé avec la collaboration de l'orchestre de la BA,
de l'orchestre symphonique national de Syrie, de l'orchestre
des jeunes de la Méditerranée et de la Chorale du monde
(festival du chœur mondial). Au programme : Ouverture
de Coriolan, Op.62 et Fantaisie chorale en C mineur, Op.80
de Beethoven et le Requiem en D mineur, K.626 de Mozart
dirigés par le chef d'orchestre Chérif Mohieddine, qui
est aussi à la direction du Centre des arts.
Un concert
prestigieux, un concert de marque grâce à la participation
de solistes tels notre richesse nationale Ramzi Yassa,
pianiste virtuose issu d'une famille d'artistes, les chanteurs
d'opéra Névine Allouba, Réda Al-Wakil, ainsi que les deux
grands Lithuaniens Inesa Linaburgyte et Algirdas Janutas.
Plus jeunes, les prometteurs Hatem Al-Guéneidi et Christine
Magdi. Un concert grandiose : 230 artistes invités
de 17 pays pour introduire à un public non averti les
grands classiques de la musique, « des morceaux
difficiles », comme l'affirme Ramzi Yassa.
De la musique,
mais aussi du théâtre, de la danse et du cinéma. Des symposiums
comme espace de réflexion, des forums comme lieux de création
artistique. Au mois de mars, entre l'auditorium et la
petite salle, plus d'une manifestation. A l'occasion de
la Journée mondiale de la femme, une célébration à la
hauteur : une rétrospective de films d'Ahmad Galal,
produits par Assia Dagher. Une pièce de théâtre :
Mémoires de l'eau, mise en scène d'Effat Yéhia.
Pour fêter les 112 ans de Sayed Darwich, une exposition
de ses objets personnels et un concert du fameux sextuor
Charara.
Le mois d'avril
nous réserve une vie culturelle intense. C'est le mois
de Shakespeare (né le 23 avril) : une série de films
seront projetés au ciné-club, de quoi se faire une solide
connaissance de ses œuvres réalisées au Japon, en Italie,
aux Etats-Unis et certainement en Grande-Bretagne. Une
conférence publique par le professeur Robert Julian Fehrenbach,
invité expressément, qui rencontrera les étudiants universitaires
pour une conférence plus spécialisée. Tandis que Karim
Al-Tonsi se chargera d'un atelier de comédiens intitulé
Shakespeare workshop, organisé après son spectacle
qui porte le titre de Rencontrer Shakespeare.
La Bibliotheca
Alexandrina peut s'enorgueillir de ses activités à
juste titre. Une vraie ouverture sur le monde et la diversité
des domaines artistiques qu'elle gère lui permettent de
se situer comme un phare toujours illuminé pour attirer
les artistes vers un lieu performant où les frontières
géographiques compteraient fort peu.
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