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Squash . Pour rééditer ses exploits d'antan, le Pakistan ne ménage pas ses efforts vis-à-vis de sa sélection juniors. Elle était au Caire pour un camp d'entraînement de 2 semaines. Reportage.
Le Pakistan prépare son retour

« Champions du monde juniors 2003, les pakistanais se préparent de leur mieux pour conserver leur titre en 2004. Ils sont en ce moment au Caire, pour un camp de préparation avec les juniors égyptiens », annonce Nasser Zahrane, l'entraîneur général des sélections égyptiennes, dévoilant ainsi une partie de l'agenda, cette année très chargé, des juniors pakistanais.

Car pour rester champions du monde en 2004, le nombre de championnats auxquels ils participent habituellement au Pakistan a doublé. Et entre chaque compétition, ils se rendent en camp d'entraînement en Europe. « Quatre Egyptiens, pour un seul Pakistanais, font partie du top 20 de l'Association des joueurs professionnels de squash (PSA). Mais en revanche, le Pakistan possède actuellement de nombreux bons joueurs en circuit junior. Ils sont considérés comme les juniors les plus talentueux du monde », fait remarquer Achraf Hanafi, directeur technique des sélections juniors égyptiens.

Pourtant, et après le retrait définitif en 1997 de la légende pakistanaise Jansher Khan, le squash pakistanais a énormément baissé de niveau. Ce n'est qu'en 2001 qu'une politique d'encouragement de la discipline a été entreprise, mettant l'accent sur les juniors. Ce qui a porté ses fruits, puisque deux années après, ils ont remporté le Championnat du monde par équipes (devançant ainsi l'Angleterre et l'Egypte). En 2003, ils ont également remporté le British Open de leur catégorie. Depuis, ils ne cessent d'accomplir des exploits en épreuves individuelles de grands Opens. « Le gouvernement, qui soutient ces joueurs financièrement pour leur permettre de se rendre en camp de préparation à l'étranger et de participer sans pression à des championnats internationaux, a par ailleurs construit un complexe sportif de squash à Islamabad. Ce qui met les joueurs en confiance », explique Rahma Khan, le directeur technique des sélections pakistanaises et ex-directeur technique de Jansher Khan. Pour intensifier ses efforts, la Fédération pakistanaise s'est aussi mise d'accord avec les grands entraîneurs comme Rahma Khan et Jansher Khan afin qu'ils prennent en charge ces juniors. « Jansher vient observer notre jeu. Il est très expérimenté et ses conseils nous aident beaucoup. Il est aussi à nos yeux un très important soutien moral », explique Khalid Atlas, joueur de la catégorie moins des 19 ans. D'un autre côté, aucun des joueurs pakistanais ne poursuit ses études ni ne travaille. « On vit essentiellement de l'aide que nous accorde le gouvernement », expose Khalid Atlas, 18 ans.


Technique de jeu très rusée

Ces derniers temps, l'entraînement des joueurs pakistanais repose essentiellement sur leur déplacement en plein court et sur le développement de leur condition physique. « Depuis toujours, Pakistanais comme Egyptiens ont une technique de jeu très rusée. C'est ce qui explique leur succès. Mais le squash d'aujourd'hui repose principalement sur une bonne condition physique et sur la rapidité. C'est pourquoi, les Pakistanais s'intéressent plus à ces aspects en entraînement », explique Nasser Zahrane. Avec succès puisqu'ils parviennent actuellement à battre les Anglais, physiquement excellents. Grâce aux nombreux tournois qu'ils disputent, ils ont par ailleurs accumulé une expérience considérable. Désormais, ils se qualifient presque toujours aux tours finaux des championnats.

Des championnats auxquels participent également de jeunes joueuses pakistanaises. Ainsi, et bien qu'âgée de seulement 20 ans, Carla Khan est devenue 22e mondiale du classement de l'Association internationale des joueuses professionnelles (WISPA) . « Le circuit féminin est plus ouvert et plus facile que celui des hommes. C'est pourquoi les résultats des filles ont été rapides », souligne Rahma Khan.

L'heure du départ venue, les 6 joueurs pakistanais se sont déclarés satisfaits de leur camp de préparation en Egypte. Pour les juniors égyptiens comme Mahmoud Adel, Mohamad Ali, Ahmad Al-Séweifi et Ratim Al-Wélili, cela a été l'occasion d'améliorer leur niveau avant le Championnat du monde d'août prochain. « Ils jouent bien mieux que nous. Mais on en a profité pour établir des contacts, quelques mois avant le Championnat du monde. Nous avons aussi bien étudié leur jeu », conclut Mohamad Ali, joueur de la catégorie des moins de 19 ans.

Chourouq Chimy

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