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Justice
. Un de nos lecteurs accueille favorablement la récente
décision du président de la République de supprimer les peines
d'emprisonnement des journalistes. Il explique pourquoi.
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Moubarak
a pris la bonne voie |
Les
journalistes, écrivains et intellectuels égyptiens sont tous ravis
de la décision — à la fois juste et clairvoyante — prise
par le président de la République contre la peine d'emprisonnement
des journalistes. Celui qui, parmi eux, s'avère responsable d'un
article diffamant sera désormais condamné à une amende mais non
à l'emprisonnement. Quoi de plus juste ?
Je
me souviens que durant mon séjour en Angleterre dans les années
1960, un magazine satirique intitulé Private Eye avait
accusé Randolph Churchill de « blanchir » l'histoire
politique de son père Winston Churchill (dans son dernier ouvrage).
L'écrivain fut immédiatement appelé en justice pour délit de diffamation.
La
cour s'est prononcée en faveur de Randolph et régla l'affaire
à l'amiable : le magazine à dû payer une forte amende et
publier des excuses dans le numéro suivant ... Point
final !
Mais
voilà que certains excentriques se sont plaints : « Maintenant
qu'ils n'ont plus à craindre l'incarcération, les journalistes
se sentiront libres d'insulter qui bon leur semble. Le Syndicat
des journalistes doit intervenir pour contrôler et mettre en garde
contre une telle position ».
Faux !
Si vous voulez bien permettre à quelqu'un qui prête foi et certitude
aux valeurs concernant la liberté de presse d'exprimer son opinion,
je dirai sans inquiétude que si quelqu'un désire écrire un article
diffamatoire, disons contre M. X, il est parfaitement libre de
le faire. Mais M. X est également parfaitement libre d'en poursuivre
l'auteur en justice. Si l'inculpé se montre incapable de présenter
les preuves suffisantes à l'appui de ce qu'il affirme, il est
reconnu coupable et la cour peut lui imposer l'amende jugée adéquate.
A
mon humble avis, le Syndicat des journalistes n'a aucun rôle direct
à jouer dans ce genre de cas. Il peut toutefois se charger d'une
mission essentielle à travers la mise en place d'un code de déontologie
de la profession.
Qu'un
écrit dévie, s'écarte de l'acceptable, c'est possible. Le syndicat
aura à ce moment-là à le lui reprocher ... de manière
ferme, mais diplomatique. |
| Mamdouh
El Dakhakhni,
Alexandrie. |
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Félicitations
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Je
lis avec intérêt votre hebdomadaire depuis pas mal de temps.
Le français est remarquable, et je n'ai trouvé aucune faute d'orthographe
ou de langue.
Toutes
mes félicitations pour Al-Ahram Hebdo et toutes les personnes
qui y travaillent. |
| Sélim
Haddad,
Montréal
(Canada). |
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Simplement
un mot tendre
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Je
me permets de vous envoyer ce petit courriel de France pour simplement
et humblement vous dire que l'Egypte me manque et que je l'aime
de tout mon cœur. J'aime votre pays depuis ma plus tendre enfance,
et j'en suis folle et j'aime le peuple égyptien.
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Abchi
Rachida,
France.
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Le rôle
de l'Egypte dans la région
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Avant
mon départ en France pour poursuivre mes études de géopolitique,
j'hésitais sur le sujet de ma thèse. Finalement je me suis décidé :
la normalisation entre l'Egypte et Israël. Ma décision a été dictée
par Heykal. En lisant ses livres relatifs à ce sujet, je me suis
rendu compte que le sujet était toujours d'actualité. Mais, il
y a une chose aussi importante que les œuvres de Heykal :
l'amour que je voue à l'Egypte. Je me suis réveillé dans ce monde
sur la trilogie légendaire de Raafat Al-Haggane. Plus tard, je
commencerais à dévorer les bouquins de Naguib Mahfouz et de Youssef
Al-Sébaï. Aujourd'hui, tout ce qui passe devant moi en provenance
du pays du Nil je le prends sans la moindre hésitation. Tout cela
pour revenir au commentaire d'Ibrahim Nafie (Le rôle de l'Egypte
dans le monde arabe, Al-Ahram Hebdo du 10/3/2004) et dire
que toutes les données, qu'elles soient géopolitiques, démographiques
ou socioculturelles, reflètent le rôle qu'assume l'Egypte au sein
du monde arabe. L'adage ne dit-il pas qu'un Arabe sur six est
égyptien ? N'est-il toujours pas vrai qu'il n'y aura pas
de paix sans les Arabes, et pas de guerre sans l'Egypte ?
Enfin, je crois qu'il est toujours vrai que Le Caire écrit, Beyrouth
édite et que Bagdad ne lit malheureusement plus.
Dans
l'état actuel des choses, je suis convaincu que les pays arabes
ont de sérieux motifs pour renforcer le rôle de l'Egypte dans
la région, d'autant plus que l'histoire récente du pays du Nil
nous enseigne que Le Caire a su passer, dans ses relations avec
les pays arabes, de l'hégémonie au partenariat.
Il
incombe aussi aux pays arabes, d'assister l'Egypte dans ses crises
intrinsèques, notamment l'actuelle crise économique. Car investir
en Egypte, pays riche aussi bien en ressources naturelles qu'en
ressources humaines, c'est finalement préparer le terrain à un
nouvel ordre arabe. Peu importe que l'on soit lié à Israël ou
pas, le plus important est de continuer sur la voie du militantisme
afin de contribuer à ce que le peuple palestinien frère retrouve
ses droits inaliénables, sans la moindre concession et d'œuvrer
de manière à s'offrir une place plus importante pesante sur l'échiquier
international. C'est dire que l'Egypte est la clé de la porte
fermée face à laquelle nous nous trouvons. En témoigne le fait
que le président Moubarak est le seul dirigeant arabe à s'être
exprimé haut et fort sur et contre le projet de Grand Moyen-Orient
américain.
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Bassam
Bounenni,
France.
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Liquidez la
Ligue arabe !
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Je
ne trouve aucune expression capable d'exprimer mon affliction à
l'égard de la Ligue arabe et des développements actuels de la situation
au Moyen-Orient. Elle ne rend aucun service pour arrêter la violence
ou relancer la négociation à propos de la situation dans la région.
Elle ne remplit aucun rôle actif afin de résoudre le conflit arabo-Israélien
qui dure depuis plus de 50 ans. Elle ne présente pas non plus de
proposition pour venir à bout des problèmes qui ont surgi entre
les Arabes, comme lors de l'incursion iraqienne au Koweït en 1990.
La Ligue arabe n'a ni la fermeté ni la hardiesse de créer des institutions
représentant l'union parfaite, comme par exemple une union économique
arabe. Tout cela me conduit à penser qu'il faut supprimer la ligue
et créer un autre organe plus efficace.
Je
pense par ailleurs que la crise actuelle de la Ligue arabe s'explique
en grande partie par le fait que les pays membres ne s'acquittent
pas des sommes qu'ils doivent verser pour son fonctionnement mais
aussi par son incapacité à faire arrêter l'incursion américaine
en Iraq.
Tout
cela a mené à la soumission des pays arabes. D'abord, la Libye a
dévoilé son programme nucléaire. Ensuite, c'est le Soudan qui est
entré en négociation avec les révoltés du sud. Enfin, la Syrie fait
face à l'escalade des hostilités avec beaucoup d'insistance de la
part de l'Administration américaine.
Pour
finir, il faut élargir la coopération sécuritaire entre tous les
pays arabes et étrangers afin de mettre fin aux violations humaines
et renforcer le rêve national pour atteindre ce que l'on appelle
le droit à l'autodétermination.
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Abdallah
Fathy,
Ménoufiya.
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Notre
lecteur pense que la Ligue arabe n'a aucun rôle efficace dans la
résolution du conflit au Proche-Orient et qu'il faut donc la supprimer.
Qu'en pensez-vous ? |
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