Al-Ahram
Hebdo : Vous avez été nommé secrétaire général
de la Fédération égyptienne de basket-ball pour une
durée d'un an, le temps que des élections soient organisées.
Quelle est votre ambition ?
Samir Tewfiq :
Je compte améliorer le niveau actuel de basket-ball
égyptien, toutes catégories confondues. Pour le championnat,
nous avons ainsi décidé de lier les résultats des juniors
à ceux des seniors afin d'inciter les responsables à
s'intéresser davantage aux performances des plus jeunes.
On a également modifié le système de jeu du championnat
national seniors afin d'accroître le nombre de matchs.
Ce qui permettra aux joueurs d'être plus solides physiquement.
Mon deuxième objectif est de rembourser les 2 millions
de dettes laissées par l'ancien conseil d'administration.
Le ministère de la Jeunesse nous verse des fonds, qui
doivent ensuite être répartis entre nos besoins et nos
créanciers. Enfin, nous devons nous préparer pour les
prochaines élections.
— Depuis
la fin de la CAN 2003, il n'existe plus de sélection
nationale. Que comptez-vous faire à ce sujet ?
— Nous
avons d'abord la chance qu'aucun rendez-vous ne soit
prévu avant la fin 2004. Il faut songer à nommer un
sélectionneur. Et si nos capacités financières nous
le permettent, ce sera un étranger. Même si en ce moment
nous cherchons plutôt à développer les compétences des
entraîneurs égyptiens. Pour leur formation, nous faisons
appel à des entraîneurs italiens de haut niveau comme
Mario Blasonne. Mais à vrai dire, nous nous concentrons
surtout sur la sélection junior. Elle se prépare au
mieux à disputer le championnat africain, qualificatif
pour la Coupe du monde 2005 du mois de juillet prochain.
— Que
pensez-vous des joueurs étrangers présents dans certaines
équipes ?
— Nous
n'avons pas encore pris de position définitive sur la
question. Mais il est clair que ces joueurs étrangers
sont d'un niveau médiocre. Les joueurs égyptiens qui
ont un niveau similaire sont démotivés et ne se donnent
donc plus à fond. C'est ce qui explique que le niveau
de quelques équipes a baissé.
— Vous
avez annoncé à plusieurs reprises votre désir de modifier
l'administration de la fédération. Comment comptez-vous
vous y prendre ?
— Nous
voulons en finir avec l'esprit bureaucratique qui y
règne. Nous nous sommes déjà mis d'accord avec MobiNil
pour qu'il nous sponsorise. Par ailleurs, chaque club
va nous verser un certain pourcentage sur les sommes
qu'ils reçoit pour les abonnements. Par ailleurs, c'est
la Fondation Al-Ahram qui gère désormais la publicité
sur les terrains où se déroulent les rencontres du championnat
national. Elle nous versera un certain montant des sommes
reçues. Toutes ces mesures visent à nous assurer des
rentrées d'argent suffisantes pour envoyer les sélections
en camp à l'étranger et les faire participer à plus
de tournois internationaux.