Basket-ball .
Le tour final du
championnat national commence le 20 mars.
En tête des clubs qualifiés, Guézira devra
surtout faire face à deus sérieux concurrents.
Présentation. |
Compétition
en
cercle restreint |
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6
équipes (Ahli, Zamalek, Guézira,
Ittihad, Sporting et Olympique)
sur 12 se sont qualifiées pour le tour final
aller retour du championnat national
de basket-ball. Ce tour final précède deux
finales à 6 entre ces mêmes équipes qui auront
lieu à Alexandrie et au Caire pour déterminer
le champion d'Egypte 2004.
Mêmes avec Guézira
en tête de classement, il est encore trop
tôt pour dire qui sera le prochain champion
d'Egypte, puisqu'il reste encore 20 matchs
à disputer par équipes. « Lors du
tour préliminaire, nos résultats ont été cumulés
à ceux des juniors. Cela a été positif pour
certains clubs, mais ça signifie aussi que
le classement actuel ne veut en réalité rien
dire », fait remarquer Ahmad Saqr,
pivot de Guézira.
De manière générale, le niveau
des équipes pendant le tour préliminaire n'a
pas été bon. En témoigne le fait que certaines,
fraîchement promues en D1, ont souvent terminé
des rencontres avec une courte différence
de buts par rapport à de grandes équipes comme
Zamalek et Ahli. « Le
problème est que cette saison, la majorité
des équipes ont changé de joueurs et d'entraîneurs.
Or, il faut du temps pour que l'harmonie s'installe
à nouveau et pour appliquer le style de jeu
que l'on a appris pendant les préparations.
Le tour final sera beaucoup plus intéressant »,
explique Achraf Tewfiq, directeur technique
du Sporting et ex-directeur technique d'Ahli.
Ce qui est bien probable,
car les joueurs ne seront pas soumis au rythme
des 4 finales à 6, comme cela a été le cas
lors des 4 dernières saisons. « Le
total de 40 matchs disputés par chaque équipe
tout au long du championnat national nous
a quand même mis à l'épreuve ... »,
affirme Haïssam Al-Saïd, de Zamalek.
Un avis que Khaled Saïd, son directeur technique,
tempère. Car pour ce dernier, jouer 2 matchs
par semaine n'a rien d'extraordinaire pour
un basketteur, surtout que cette année, les
équipes n'ont pas d'engagements. Mais il est
vrai que pendant ce tour final, un autre problème
risque de se poser, celui du moral des joueurs
de certaines équipes comme Ittihad,
Sporting et Zamalek. Il n'est
pas au meilleur depuis que les dirigeants
de ces clubs ont fait appel à des joueurs
professionnels étrangers, bien mieux payés
qu'eux. D'autant qu'ils ne sont pas forcément
meilleurs. « C'est ce que pensent
les joueurs égyptiens. Mais en tant que spécialiste,
je peux vous affirmer que ces étrangers, qu'il
faut payer 10 000 dollars par mois, sont
très bons. Ils sont encore nouveaux et ne
se sentent pas à l'aise avec leurs coéquipiers »,
souligne Abdo Mohamad, administratif de Sporting.
La compétition s'annonce
néanmoins serrée pendant le tour final. Surtout
que les nouveaux venus, comme le Sporting
et l'Olympique, feront de leur mieux
pour inscrire une performance. Ce qui ne manquera
pas de fatiguer les grands.
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Chourouq
Chimy |
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| Qui
succédera à Zamalek? |
1re
Guézira au meilleur de sa forme
« Sans vouloir déconsidérer
la deuxième place des juniors, résultat qui
s'ajoute aux nôtres, nous méritons d'avoir
terminé en tête de classement. Nos efforts
ont été nombreux pour y arriver ». C'est
avec ces propos qu'Ahmad Saqr, pivot de Guézira,
explique la suprématie de son équipe. Il refuse
ainsi que la performance de son équipe ne
s'explique que par celle des juniors, qui
sont à ses yeux de jeunes enfants dénués de
tout sens de responsabilité. Ahmad Saqr affirme
que l’absence de leur pivot Ibrahim Al-Adawi
s'est répercutée négativement sur les performances.
« On a joué avec 3 pivots, alors que
d'habitude il y en a 5 », dit-il. Le
retour après blessure d'Adawi et de Chérif
Al-Sanadili, apportera un regain de puissance
pour le tour final du championnat national.
Car cette équipe, dont les joueurs sont âgés
de 22 à 29 ans et sont ensemble depuis 6 saisons,
est très harmonieuse. De même et malgré le
départ d'Adel Sabri, resté en charge de Guézira
pendant 10 ans, les joueurs se sont rapidement
adaptés au style de jeu d'Ahmad Mareï, lequel
a été pendant 3 saisons l’entraîneur adjoint
de Sabri. Mareï redoute cependant Ahli et
Ittihad, capables selon lui de leur poser
des problèmes en tour final.
2e
Ittihad : tout ou
rien !
Bien qu’ayant terminé 2e
du tour préliminaire du championnat, le niveau
de jeu d'Ittihad laisse actuellement
beaucoup à désirer. Car ce bon classement
ne s'explique que par les bons résultats des
joueurs de moins de 18 ans qui, selon le nouveau
règlement, viennent s'ajouter à ceux des seniors.
L'équipe, qui a terminé 4e en 2003, a en fait
depuis complètement changé de peau. Puisque
d’une part la majorité de ses éléments sont
désormais des juniors disputant pour la première
fois un championnat de première division (un
nouveau joueur professionnel, venu des Etats-Unis,
vient cependant réajuster le jeu). D'autre
part, le nouveau directeur technique, Chérif
Azmi, n'a pris les commandes de l'équipe qu'une
semaine avant le début du championnat. « Tous
ces éléments font qu'à part Bibo, Ahmad Al-Gazzar
et moi-même, l'équipe reste inexpérimentée.
Et puis, on n'est pas encore habitués aux
méthodes de Chérif Azmi », remarque
Micho, ailier d’Ittihad. Même si des
améliorations ont été observées depuis qu'ils
ont terminé deuxièmes. Malgré tout, les joueurs
n'ont que le titre en tête : selon eux,
terminer 2e ou 12e revient au même.
3e équipe
Ahli : faire jouer
l'expérience
Classé 3e, Ahli entame
le tour final du championnat national en annonçant
d'emblée qu'il remportera le titre 2004. « Il
nous reste encore 20 matchs à jouer. Le championnat
n'en est qu'à la moitié. Ce qui pourrait nous
poser problème, ce sont les blessures fréquentes
des joueurs », souligne Khaled Békhit,
directeur technique d’Ahli. Ce qui
explique la position actuelle du club malgré
le fait qu'il possède dans ses rangs les plus
expérimentés des joueurs. Lors de son dernier
match du tour préliminaire, l'équipe a cependant
battu Zamalek malgré l’absence de 4
joueurs blessés : Tareq Al-Ghannam, Chérif
Ali, Chérif et Rami Al-Dayassti. L'entraîneur
Khaled Békhit, qui a pris la charge de l'équipe
la saison dernière, affiche sa détermination.
« Les dernières secondes décisives
des matchs profitent aux joueurs expérimentés
qui sont les plus capables de sauver leur
équipe. A part Zamalek, notre seul
rival, soit nos autres concurrents participent
pour la première fois à un championnat de
1re division soit ils n'ont dans leurs rangs
que des joueurs inexpérimentés. Je dois donc
en profiter », expose Békhit.
4e
Zamalek : conserver
le titre
Khaled Al-Saïd, qui a pris
la charge de Zamalek cette saison,
a opéré une composition entre joueurs expérimentés
comme Haïssam Al-Saïd, Waël Badr et Al-Husseini
Samir et des juniors comme Mohamad Al-Saharti,
Mohamad Samir et Ahmad Khaled. « Les
plus expérimentés ont un jeu très stable et
une bonne technique. Les plus jeunes possèdent,
eux, une bonne condition physique »,
explique Al-Saïd. S'il n'a pas modifié le
style de jeu auquel les joueurs étaient habitués,
il a toutefois travaillé sur la défense.
Car selon lui, chercher à la perfectionner
permet aux joueurs de développer leur contre
attaque et donc d'éventuellement dominer le
jeu. « Mais le plus important est
qu'il travaille aussi le coté psychologique.
Il nous apprend à nous battre jusqu'à la dernière
minute pour que nous conservions le titre
de champion national que nous avons remporté
la saison dernière », souligne Al-Husseini
Samir, ailier de Zamalek. Avec son
classement de 4e, Zamalek pourrait
paraître loin du titre. Mais cette place s'explique
en fait par les mauvais résultats des juniors.
5e
Sporting : mission
accomplie
Cela faisait 14 saisons que
le Sporting d'Alexandrie manquait de
se qualifier au tour final. Cette année, Achraf
Tewfiq, l’ancien sorcier d’Ahli, a
réussi l'exploit de terminer le tour préliminaire
en 5e place. Tewfiq prépare l'équipe depuis
le mois de juillet 2003, soit 5 mois avant
le début du championnat national. Le succès
revient selon lui au conseil d'administration
du club Sporting qui s'est montré matériellement
et psychologiquement très présent auprès des
joueurs. Il leur a en effet organisé des camps
d'entraînement en Egypte et à l'étranger,
leur a augmenté leurs salaires et a recruté
l'Américain Adam Andresson. Les joueurs ont
fait preuve d'un solide mental pour atteindre
le tour final. Ils cherchent désormais à continuer
sur leur lancée contre les grandes équipes.
« A part les 4 premiers, on a remporté
tous nos matchs du tour préliminaire. L'idéal
serait de renouveler les exploits du Sporting
dans les années 1970 et 80, époque où il
a été champion d'Egypte », espère
Ahmad Mounir.
6e équipe
Olympique : les
efforts payent enfin
Les espoirs de qualification
de l'Olympique (Alexandrie) en tour
final du championnat national durent depuis
4 ans, c'est-à-dire depuis que Mamdouh Ibrahim
a pris ses fonctions de directeur technique.
Appuyé par le conseil d'administration, il
travaille depuis à faire d'elle une vedette
du basket, à l'image de l'Ittihad d’Alexandrie.
Cette année, et grâce à l'aide financière
de certains hommes d’affaires, l'équipe a
effectué des camps à l'étranger. Et afin de
multiplier ses contacts, elle a participé
à 2 tournois importants : l’Open
des Emirats et l’Open de Syrie. La
compétition a été rude entre l'Olympique,
Al-Chams et Moqaouloun et sa
6e place est remarquable. « Ce que
je recherche maintenant, c'est d'habituer
les joueurs à la fatigue. Il nous reste 20
rencontres d’ici la fin du championnat national.
Mon ambition est de profiter du contact avec
des joueurs plus expérimentés que nous ».
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Chourouq
Chimy |
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