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scène politique égyptienne, arabe et internationale, a connu
ces dernières semaines une activité intense. Une situation explosive
dans les territoires occupés, le dossier iraqien, la réforme
de la Ligue Arabe et de la situation des pays arabes. Un moment
marqué par un nombre de projets et d'idées : le Grand Moyen-Orient
(GMO), et l'initiative de l'Union Européenne (UE), visant le
même objectif, avec la différence qu'elle se présente dans le
cadre d'un partenariat et d'une entente avec les Etats arabes.
Au cours de sa
tournée en Europe, le président Moubarak a réussi à transmettre
le message arabe non seulement aux responsables politiques,
mais aussi à la presse et l'opinion publique. Concernant la
position de l'Egypte sur la question de la réforme, le président
a pris soin de signaler certains points essentiels, comme condition
préliminaire à toute tentative de changements. Entre autres :
— Le règlement
de la question palestinienne et du conflit arabo-israélien comme
condition sine qua non à l'élimination du phénomène du
terrorisme et la relance des forces de modernisation dans la
région.
— La réforme
doit émaner de l'intérieur à travers une coopération entre les
Etats arabes. Il est hors de question d'admettre des propositions
imposées de l'extérieur.
L'initiative européenne
repose quant à elle sur le fait que le dialogue avec les Etats
arabes est la principale garantie de la réforme.
Cela ne signifie
pas bien entendu que le rôle des Etats arabes se réduit à la
rectification et à la modulation des initiatives concernant
la réforme.
Le travail le plus
urgent incombe naturellement aux Etats arabes, appelés avant
tout à l'activation de l'action commune.
Il est nécessaire
à cette fin de signaler certains principes.
Le premier de ces
principes est le non recours à la force dans les relations interarabes.
Les désaccords arabes quelle que soit leur acuité peuvent trouver
la voie d'un règlement à travers des moyens pacifiques.
Le second principe
exige le renoncement des responsables arabes à la méthode globalisante
de pensée et d'action, celle qui propose des causes générales.
Le troisième principe
consiste à permettre aux penseurs et aux économistes de jouer
un rôle important dans la détermination des principes d'action,
de ses structures, la proposition de projets de coopération.
Ce sans toutefois négliger pour autant la nécessité de remédier
à la faiblesse du commerce interarabe.
Il suffit de poser
les faits actuels dans le contexte d'Etats supposés membres
d'un marché arabe commun pour mesurer les écarts qui séparent
les accords théoriques de ce qui se passe en pratique sur le
terrain.
Le quatrième principe
est lié au précédent et réside dans la nécessité d'une harmonie
entre l'évolution de l'action commune et les cadres institutionnels.
La chance de réactiver
l'action arabe commune sur des principes objectifs et pratiques
existe dans le cadre de l'identité sociale et culturelle de
chaque pays ...
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