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Activer le travail arabe commun
Par Ibrahim Nafie

Ibrahim Nafie La scène politique égyptienne, arabe et internationale, a connu ces dernières semaines une activité intense. Une situation explosive dans les territoires occupés, le dossier iraqien, la réforme de la Ligue Arabe et de la situation des pays arabes. Un moment marqué par un nombre de projets et d'idées : le Grand Moyen-Orient (GMO), et l'initiative de l'Union Européenne (UE), visant le même objectif, avec la différence qu'elle se présente dans le cadre d'un partenariat et d'une entente avec les Etats arabes.

Au cours de sa tournée en Europe, le président Moubarak a réussi à transmettre le message arabe non seulement aux responsables politiques, mais aussi à la presse et l'opinion publique. Concernant la position de l'Egypte sur la question de la réforme, le président a pris soin de signaler certains points essentiels, comme condition préliminaire à toute tentative de changements. Entre autres :

— Le règlement de la question palestinienne et du conflit arabo-israélien comme condition sine qua non à l'élimination du phénomène du terrorisme et la relance des forces de modernisation dans la région.

— La réforme doit émaner de l'intérieur à travers une coopération entre les Etats arabes. Il est hors de question d'admettre des propositions imposées de l'extérieur.

L'initiative européenne repose quant à elle sur le fait que le dialogue avec les Etats arabes est la principale garantie de la réforme.

Cela ne signifie pas bien entendu que le rôle des Etats arabes se réduit à la rectification et à la modulation des initiatives concernant la réforme.

Le travail le plus urgent incombe naturellement aux Etats arabes, appelés avant tout à l'activation de l'action commune.

Il est nécessaire à cette fin de signaler certains principes.

Le premier de ces principes est le non recours à la force dans les relations interarabes. Les désaccords arabes quelle que soit leur acuité peuvent trouver la voie d'un règlement à travers des moyens pacifiques.

Le second principe exige le renoncement des responsables arabes à la méthode globalisante de pensée et d'action, celle qui propose des causes générales.

Le troisième principe consiste à permettre aux penseurs et aux économistes de jouer un rôle important dans la détermination des principes d'action, de ses structures, la proposition de projets de coopération. Ce sans toutefois négliger pour autant la nécessité de remédier à la faiblesse du commerce interarabe.

Il suffit de poser les faits actuels dans le contexte d'Etats supposés membres d'un marché arabe commun pour mesurer les écarts qui séparent les accords théoriques de ce qui se passe en pratique sur le terrain.

Le quatrième principe est lié au précédent et réside dans la nécessité d'une harmonie entre l'évolution de l'action commune et les cadres institutionnels.

La chance de réactiver l'action arabe commune sur des principes objectifs et pratiques existe dans le cadre de l'identité sociale et culturelle de chaque pays ...

 

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