| Kiosque
. L'achat du tiers du
patrimoine cinématographique égyptien par des investisseurs
arabes a suscité cette semaine la colère des éditorialistes.
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Films
en perdition
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« L'émir
Walid bin Talal a acheté les négatifs du cinéma égyptien
à moitié prix », « Walid bin Talal gagne
une affaire à 62 millions de dollars », « Les
négatifs du cinéma égyptien aux mains des dinosaure de
l'argent en Arabie saoudite », « Le prince
achète tout », « Le plan saoudien réussit
à s'emparer du patrimoine cinématographique égyptien ».
Ce sont les manchettes de la presse égyptienne cette semaine
à propos d'une affaire qui soulève un tollé.
Dans un éditorial
publié dans l'hebdomadaire Sout Al-Omma, Adel Hammouda
écrit : « Actuellement, tout est à vendre
en Egypte, même ses stars et ses créateurs. Tout s'importe :
danseuses, chanteuses et même les chaînes satellites ».
Adel Hammouda n'hésite pas à qualifier cette « vente
de la conscience en Egypte » comme étant un « dangereux
putsch ». « Comment peut-on passer de
producteurs à de simples subordonnés, ou encore de créateurs
à des consommateurs », explique Hammouda sur
un ton très sombre. « Les différentes chaînes
satellites arabes, parfois provocatrices, ont gagné un
public égyptien totalement indifférent aux chaînes locales.
Il ne reste donc plus que le cinéma qui à son tour perd
son histoire, après avoir perdu ses propriétés, et sa
liberté. Le peu de producteurs sérieux du 7e art est donc
en voie de disparition », souligne Hammouda.
« Mais malheureusement, ce triste marché passera
comme si de rien n'était. Nos écrits ne seront plus que
des bavardages, et les responsables ne feront rien »,
conclut Adel Hammouda dans son éditorial.
Hossam Abdel-Hadi
explique pour sa part dans la revue hebdomadaire Rose
Al-Youssef : « Ainsi, le tiers des films
égyptiens appartient à des non égyptiens, alors que le
tiers restant est entre les mains de personnes qui n'ont
pas les moyens nécessaires pour les sauvegarder et les
considèrent comme des marchandises dont l'objectif final
n'est autre qu'acheter et vendre ». « Dans
ces conditions, comment donc peut-on espérer avoir des
garanties pour conserver le patrimoine cinématographique,
ou même le droit du spectateur égyptien à regarder ce
patrimoine à la télévision d'Etat », écrit Abdel-Hadi.
Où est donc
le rôle de l'Etat, de la télévision, des ministères de
l'Information, et de la Culture ? Hossam Abdel-Hadi
affirme dans son article que : « Ce marché
a eu lieu sans que les autorités ne puissent intervenir
pour sauver ou même tenter d'entrer en compétition. La
télévision de l'Etat s'avère d'une part incapable de renouveler
les droits de diffusion des films à cause de l'augmentation
des prix, et d'autre part, d'acheter les droits de diffusion
de nouveaux films car ils sont la propriété d'investisseurs
arabes. Ces mêmes investisseurs gardent ces films pour
les chaînes satellites privées ».
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Hoda
Ghali |
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Mars
en fête
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Mars est
le mois où toutes les fêtes s'assemblent et se ressemblent.
C'est le mois de la femme par excellence, mais aussi
de la mère puisque le 8 mars on célèbre la Journée internationale
de la femme et le 21, la Fête des mères. Mais, mars
est aussi le mois de la princesse nature qui se réveille
en beauté à l'heure du printemps. Donc, malgré ce désagréable
vent poussiéreux qui accompagne la saison printanière,
mars demeure le mois des grandes célébrations puisque
mère nature et mère femme s'unissent toutes deux dans
une même fête où la femme est la reine du monde, l'espace
d'un mois officiellement, avec son gros lot de joie,
de beauté mais aussi d'espoir.
Alors que
la Journée internationale de la femme est chargée de
toutes sortes d'aspirations à plus d'équité, à plus
d'égalité et de droits qui lui sont accordés, voire
à une place prépondérante dans la vie active et sociale,
la Fête des mères, elle, se veut être comme le printemps
symbole de renaissance, de retour à la vie, un événement
célébré un peu partout sur la planète avec beaucoup
de joie et un tout petit brin d'amour telle une flamme
éternelle illuminant les cœurs. C'est de cet amour-là
précisément, pur, platonique, dirait-on, et désintéressé,
dont nous avons grand besoin en ce début de XXIe siècle.
Car la
réalité nous empêche de voir la vie tout en rose. Cette
rose, qui symbolise la fête, l'amour et la vie est aujourd'hui
embrasée par la haine, la violence et l'arrivisme. A
tous les niveaux. Excepté l'amour maternel, qui reste
envers et contre tout symbole de magnanimité et de dévouement.
Malgré
tous les progrès réalisés au niveau du développement
et de l'émancipation de la femme, l'on est en droit
de se demander pour qui et pourquoi les cœurs battent
aujourd'hui ? Le cœur du monde bat et se bat en
faveur de la loi de la force aux dépens de l'amour.
Preuve incarnée : violence à tous les niveaux,
mésentente conjugale et par conséquent familiale, séparations,
divorces, tels sont le lot quotidien de la femme aujourd'hui.
Qui en est responsable ? « Le paradis est
aux pieds des mères », dit ce proverbe soufi.
Il y a quelque trois siècles, Bonaparte évoquait la
force surnaturelle de la mère qui, d'une main, donne
le sein à son enfant, alors que de l'autre, elle est
capable de changer la face du monde. Alors, chères mamans,
réjouissez-vous et célébrez dignement cette fête glorieuse.
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