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Hockey
. Qualifiée pour
les JO 2004, la sélection égyptienne entame, sous
la houlette d'un entraîneur allemand, un lourd programme
de perfectionnement. |
L'espoir
au bout de la crosse
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| Qualifiée
pour les prochains Jeux Olympiques (JO) d'Athènes
en ayant remporté contre l'Afrique du Sud, la tenante
du titre, les Jeux Africains (JA) de novembre dernier
à Abuja (Nigeria), la sélection égyptienne devrait
sérieusement être prise en mains par les responsables
de la fédération. Avec comme mesure phare, la désignation
à sa tête d'un entraîneur allemand, Robert Willig,
chargé du hockey dans le land de Bavière. Seule
manque à la conclusion du contrat l'approbation
du ministère de la Jeunesse et des Sports.
Cet
expert étranger vient remplacer Assem Gad, ancien
entraîneur de Charqiya (club légendaire ayant
remporté à douze reprises le championnat d'Afrique),
aux commandes de la sélection égyptienne depuis
1999. Ce sont ses importants efforts qui ont permis
aux Egyptiens de pouvoir aller à Athènes. « Ma
mission était de décrocher la qualification pour
les JO. Je l'ai accomplie. La fédération a jugé
indispensable de désigner un expert étranger pour
la poursuite des préparations. C'est une décision
que je dois respecter. De toutes les façons, mon
contrat s'est achevé le 31 octobre 2003 »,
explique-t-il.
La
sélection nationale de hockey, qui occupe aujourd'hui
la 16e place mondiale, n’a pas de temps à perdre.
Lors de la finale des JA, les Pharaons ont
certes battu le géant sud-africain, lequel a remporté
le Championnat des nations africaines en 1992, 1996
et 2000 ainsi que la médaille d'or des Jeux africains
en 1995, lors de leur première participation, et
en 1999. Une performance démontrant que les hockeyeurs
égyptiens sont capables d'exploit. Mais les efforts
doivent se poursuivre. Dans les mois à venir, entre
les camps de préparation, les matchs amicaux et
les tournois internationaux, ils auront l'occasion
d’améliorer leur niveau et de se classer parmi les
dix meilleurs mondiaux.
« La
médaille d'or aux JA nous a rendus très confiants.
Je pense que l'arrivée de l'expert allemand est
une bonne chose. Car la phase qui s'annonce s’avère
très importante dans l’histoire de ce sport. La
première et dernière fois que la sélection égyptienne
de hockey a participé aux JO remonte à ceux de Barcelone,
en 1992. L'équipe avait obtenu la dernière place.
On doit améliorer ce classement et nous retrouver
dans les dix ou huit premiers pays de la discipline »,
déclare Saïd Abdine, président de la Fédération
égyptienne de hockey. |
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Plan de préparation
olympique
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| Pour
les responsables et les entraîneurs égyptiens, il
s'agit de se mettre au niveau des futures équipes
concurrentes. Ainsi, les Pharaons ont-ils
entamé leur préparation en disputant sept matchs
amicaux du 20 au 28 janvier dernier au Stade du
Caire, face à la sélection grecque. « Nous
serons en retour reçus par les Grecs pour un stage
de préparation et d’autres matchs à Athènes. Cela
habituera les hockeyeurs égyptiens à l’ambiance
des JO », explique Essam Kechk, secrétaire
général de la fédération égyptienne et directeur
administratif de la sélection.
Selon
la fédération, d'autres rencontres auront lieu face
à de grandes sélections, dont celle d'Allemagne,
championne du monde en titre, des Pays-Bas et de
France qui feront le déplacement en Egypte. « Ces
matchs seront pour nous très constructifs car nous
affronterons des équipes de très haut niveau. Notre
objectif principal est d'acquérir l'expérience qui
nous manque », affirme Yasser Abdel-Moneim,
capitaine de la sélection égyptienne.
Ensuite,
du 20 au 29 mars, l'Egypte disputera la sixième
édition du tournoi international Akhbar Al-Yom
en Egypte. « Nous aurons alors amélioré
notre technique de jeu. Les sélections A, et non
plus B comme l’année dernière, affronteront les
différentes écoles de hockey comme l’Inde, le Pakistan
et la France. Nous ne manquerons pas d’en tirer
profit », explique Yasser Abdel-Moneim.
En
avril, les hockeyeurs de la sélection, lesquels
viennent des clubs de Sayadine, Charqiya
et d'Ittihad Al-Chorta, participeront avec
leurs équipes respectives au Championnat des clubs
arabes du sultanat d’Oman. Ils rejoindront ensuite
leurs coéquipiers en sélection lors de stages de
préparation en Allemagne et en Belgique, où ils
rencontreront les sélections des deux pays. « Les
joueurs disputeront également le Championnat international
de France, du 29 juin au 4 juillet. L'année dernière,
nous l'avons remporté après avoir battu la sélection
française. Nous voulons donc nous imposer face aux
six ou sept grands pays qui y participeront cette
année aussi », annonce Kechk. |
| Racha
Hanafi |
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| Bilal
le meneur |
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C'est
Bilal Ibrahim, quatrième buteur du championnat allemand
avec 15 points (soit 4 de moins que le premier),
qui guidera la sélection égyptienne de hockey lors
des JO d'Athènes 2004. Le joueur est venu d'Allemagne,
où il évolue avec Mönchegladbach, pour
participer aux rencontres amicales de la sélection
contre son homologue grecque, et au championnat
Akhbar Al-Yom en mars prochain.
Il
s'entraîne également avec ses collègues de Sayadine
avant de disputer le championnat national qui aura
lieu tout au long du mois de février. « Que
ce soit sur le plan physique ou technique, le fait
d'évoluer à l'étranger m'a été très bénéfique »,
affirme Bilal, pour qui le dévouement au hockey
n'a pas de limites. Car il est également entraîneur
des juniors en Allemagne. « Dès le début,
j'ai adoré le hockey, sport qui exige une bonne
coordination de la crosse. Quand j'ai commencé,
ce sport était nouveau en Egypte. J'ai aussi pratiqué
un temps le football, mais je n'ai jamais vraiment
aimé », explique-t-il.
Ses
débuts dans le hockey remontent à 1983. Il commence
au centre de jeunesse d'Imbaba, invité par Abdel-Mawgoud
Abdel-Qader, à s'essayer au jeu. Puis rejoint la
sélection juniors des moins de 14 ans avant d'intégrer
la sélection nationale égyptienne en 1992. « Entre-temps,
un événement très important a eu lieu. Montasser
Moustapha, le responsable de la section hockey de
Zamalek, a proposé au club d'Imbaba de m'acheter.
Ce qui m'a permis d'évoluer dans l'équipe des moins
de 21 ans », se souvient Bilal. Puis en
1999, Sayadine l’achète pour 40 000
livres.
La
même année, il rejoint le club italien de Calgary,
qui a atteint avec lui la quatrième place du championnat
national italien, ainsi que la demi-finale de la
Coupe italienne de hockey. « L'expérience
italienne a été très enrichissante. A mon retour
en juin 2000, j'ai disputé le Championnat des nations
africaines au Zimbabwe. L'entraîneur de Mönchegladbach,
alors en camp d’entraînement dans le pays, m'a repéré
et m'a proposé de venir passer trois mois d'entraînement
avec son équipe », se rappelle Bilal, dont
les efforts ont permis à sa nouvelle formation de
décrocher la troisième place du championnat allemand
et de la Coupe allemande.
Il
a assimilé tout un système de jeu qui lui a permis
d'améliorer son niveau d'attaquant. « En
Allemagne, le calendrier est fixé dès le début du
championnat et il ne subit aucun changement, ce
qui permet aux joueurs de se stabiliser. J'ai appris
un jeu collectif qui n'est pas appliqué en Egypte »,
assure le joueur égyptien, qui a ensuite conclu
un contrat avec le club allemand qui l'a autorisé
à participer aux derniers Jeux africains d'Abuja
et à aujourd'hui préparer les JO avec la sélection.
« Pour
moi, Athènes représente le bout d'un long chemin
parcouru avec la sélection égyptienne de hockey »,
précise Bilal, qui a également décidé d'approfondir
ses compétences en préparant un diplôme de l'Université
de Cologne. Parallèlement, il mène une activité
professionnelle dans une société d'import-export
en Allemagne.
Après
les JO, son objectif est de poursuivre son parcours
avec Mönchegladbach, qui a décroché
la médaille d'or du championnat européen. « Après
l'obtention de mon diplôme, je rentrerai en Egypte
pour entraîner les juniors égyptiens. Je dois laisser
la chance aux plus jeunes de prendre la relève »,
conclut Bilal.
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R.
H. |
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