« Je
me suis préparé pendant plusieurs mois à l'Open
de Kuala Lumpur, qui s'est achevé la semaine dernière.
Je l'ai remporté alors que mon objectif était initialement
d'arriver en finale ». Ces propos de Waël Hatem,
34e mondial, reflètent son éternelle ambition d'améliorer
ses résultats et donc son classement mondial. Car depuis
qu'il a intégré le circuit professionnel de squash (PSA,
Association des joueurs professionnels de squash) en
1999, il n'a jamais pu faire mieux que les quarts de
finale. « Lors de l'Open de Kuala Lumpur,
personne ne s'attendait à ce que j'arrive en finale
parce que deux autres bons joueurs me devançaient au
classement mondial : les Hollandais Laurens Anjema,
actuel n°29 mondial, et Tonny Berden, n°32 mondial »,
explique Waël. Et d’ajouter que ces deux joueurs, plus
âgés que lui, possèdent également davantage d'expérience.
De
1999 à 2001, Waël n'a pas cessé d'améliorer son classement
mondial. Mais depuis, il évolue entre les 39e et 34e
places mondiales. « J'ai longtemps été partagé
entre mes études, le squash et l'entraînement des juniors.
Mais aujourd'hui, c'est différent car je me consacre
entièrement au squash », précise-t-il. Ses
meilleures performances remontent aux années 1997 et
1998, où il remportait des tournois juniors autant en
Egypte qu'à l'étranger.
Il
s'est notamment illustré lors de la Coupe du monde juniors
de 1998, où il a terminé finaliste contre le Malaysien
Ong Beng Hee (actuel 9e mondial) qui évoluait à l'époque
comme lui dans le top 60. Ses compatriotes du même âge,
Karim Darwich, actuel n°10 mondial, et Mohamad Abbass,
actuel n°17 mondial, faisaient aussi partie du top 60
en 1998.
L'objectif
de Hatem est actuellement de terminer l'année 2004 dans
le top 20. Selon lui, parvenir à ce niveau est un vrai
challenge car le squash à beaucoup évolué. Pour être
bon, il ne s'agit plus d'être simplement en bonne forme
physique. Il faut aussi être très solide mentalement,
ainsi que très expérimenté. « D'habitude, je
participe à 5 grands tournois par an. Je compte doubler
cette participation, mais aussi modifier peu à peu mon
style de jeu, trop connu de mes adversaires »,
annonce Waël.