Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Sport

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Idées
Portrait
Littérature
Livres
Arts
Femmes
Société
Sport
Environnement
Escapades
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Lutte gréco-romaine . Médaillé de bronze au Mondial 2002, Mohamad Abdel-Fattah (84 kg) débutera la saison en disputant le premier tournoi qualificatif pour les JO d’Athènes 2004, qui aura lieu les 28 et 29 février à Novi Sad (Serbie-Monténégro). Avec la ferme intention de décrocher son ticket pour les Olympiades.
La deuxième chance de Bougui

Le 28 février à Novi Sad (Serbie-Monténégro) débutera la saison la plus importante du champion égyptien, Mohamad Abdel-Fattah (84 kg), surnommé Bougui. Car c'est dans l'ex-Yougoslavie que se déroulera le 1er tournoi international qualificatif pour les Jeux Olympiques (JO) d’Athènes 2004. Absent du podium international depuis un an, le jeune lutteur (25 ans) compte rattraper ses coéquipiers Achraf Al-Gharabli (60 kg) et Karam Gaber (96 kg) déjà qualifiés pour les JO par le biais des Championnats du monde de Créteil (France) en octobre 2003. A la surprise générale, Bougui, médaillé de bronze du Mondial 2002 de Moscou, a manqué l’occasion de se qualifier pour Athènes lors des Championnats du monde. Dès le premier tour, il a en effet dû s'incliner face au Suédois Abrahamian Ara, champion du monde 2002.

Un résultat décevant qui reflète néanmoins le niveau affiché par l'Egyptien ces dernières années. Car depuis sa médaille de bronze aux Championnats du monde de Moscou en septembre 2002 et sa médaille d’or en Coupe des Confédérations du Caire en octobre 2002, Bougui est sur la pente descendante. La Fédération américaine de lutte l’a pourtant invité à s’entraîner avec sa sélection pendant le mois de novembre 2002. L’expérience a été enrichissante, mais c’est aussi aux Etats-Unis que les ennuis ont vraiment commencé. Il a en effet subi une première blessure à la jambe. Puis lors d’un stage de préparation en Biélorussie, en août 2003, il s’est déboîté une vertèbre de la nuque, et s'est ensuite fracturé le poignet. Pour enfin être victime d’un autre déboîtement, cette fois de l’omoplate.


Période d'instabilité

S’ajoute à cette série de blessures la forte instabilité de ses entraînements provoquée par la mort, le 11 juillet 2002, de l’ancien directeur technique de la sélection nationale, l’Arménien Yéhia Kazarian. Au cours de cette même année, plusieurs entraîneurs ont succédé à celui qui a apporté à la lutte égyptienne ses lettres de noblesse. Le dernier directeur technique, Achraf Hafez, n’est arrivé aux commandes qu’après les Championnats du monde de Créteil, après le départ de l’Allemand Lother Roch, qui n’a dirigé l’équipe que durant le Mondial de Créteil. « Depuis mon retour des Championnats du monde, j’ai subi les tirs croisés du ministère de la Jeunesse et des médias. Mais ils ne savent pas ce que j’ai enduré », déclare le jeune lutteur.

Grâce à sa 8e place obtenue aux JO de Sydney 2000, le ministère de la Jeunesse a décidé de l'intégrer au projet « Champion olympique ». Le but de cette initiative est d’offrir aux athlètes une meilleure préparation pour les JO d’Athènes 2004 et une rémunération mensuelle de 2 000 L.E. Mais depuis le début de l’année 2002, le ministère de la Jeunesse bloque son salaire sous prétexte qu’il ne réalise pas de bonnes performances. Il est vrai que depuis la mort de Yéhia Kazarian, le combattant égyptien, qui entretenait de bonnes relations avec son ancien directeur technique, n’a pas été très assidu dans ses entraînements au Centre olympique de Maadi. « Cet entraînement ne m'est pas utile. Mon niveau étant supérieur à celui de mes coéquipiers, et pour que mon entraînement soit efficace, je dois affronter des lutteurs meilleurs que moi. Il me faut donc des stages de préparation à l’étranger, aux côtés des grandes nations de la discipline », confie l’espoir égyptien.

Depuis son élimination dès le premier tour du Mondial de Créteil, Bougui a cependant pris conscience de sa situation. Car il se pourrait bien que l'impensable se produise : manquer de disputer les JO, l'événement le plus important dans sa carrière sportive. C'est pourquoi il se trouve depuis un mois en stage de préparation en Bulgarie. Avec au programme un entraînement intense face à des combattants de très haut niveau.

Mais Bougui est un lutteur de talent doté d'un style de jeu extraordinaire. Son tempérament calme, couplé à son intelligence, lui permettent de remporter toutes les rencontres. A quoi s'ajoute son expérience acquise au fil des combats. Car Mohamad Abdel-Fattah a déjà battu tous les lutteurs occupant les 8 premières places du classement mondial de la Fédération internationale.

Et même si Bougui ne décroche pas sa médaille pour Athènes à l'issue du tournoi de Novi Sad, il aura la possibilité de se rattraper avec le second tournoi international qualificatif pour Athènes qui aura lieu le 13 et le 14 mars à Tachkent (Ouzbékistan). « Mon but n’est pas seulement de me qualifier pour les JO. Il s'agit aussi pour moi de remporter une médaille olympique », affirme le champion.

Doaa Badr
Retour au sommaire
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631