Sud-sinaï
. Bonne gestion
des déchets, efforts continus pour la conservation
des richesses naturelles et lutte contre la pollution
marine, ce gouvernorat a été récompensé pour les
multiples mesures prises en faveur de l'environnement. |
| Le
gouvernorat de tous les exploits |
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Avec
une nature extrêmement riche, mais menacée par une
pollution croissante, le Sud-Sinaï multiplie les
efforts pour préserver l'environnement et promouvoir
l'écotourisme. Lauréat de trois prix dans le domaine
environnemental, le Sud-Sinaï se veut plus que jamais
un gouvernorat ami de l'environnement. Parmi les
efforts déployés, le gouvernorat a entrepris une
large coopération avec l'Union Européenne (UE) pour
l'exécution de plusieurs projets. L'objectif étant
de mettre en valeur les richesses écologiques et
de les protéger. Dans le cadre de cette coopération,
un accord a été récemment conclu avec des représentants
de l'UE pour financer un projet de recyclage des
déchets solides, dont le plastique, et ce pour éviter
le dégagement du dioxyne résultant de son incinération.
Ce projet concerne également le recyclage des résidus
organiques résultant des hôtels pour en faire des
engrais qui seront utilisés dans la création d'une
ceinture verte autour de la ville de Charm Al-Cheikh.
Le coût de ce projet s'élève à 100 000 dollars.
Un autre projet, également réalisé en coopération
avec l'UE et actuellement en cours d'exécution,
est destiné au développement de la culture des plantes
médicinales dont le gouvernorat est réputé. En effet,
ce dernier possède 31 genres de plantes rares. Parallèlement,
les nomades feront l'objet d'une sensibilisation
et d'une formation pour les encourager à cultiver
ces plantes, afin d'en profiter dans l'industrie
médicale.
Tous ces projets sont en fait réalisables
grâce à la coopération des habitants originaux du
Sud-Sinaï qui veulent à tout prix confirmer la place
de choix de ce gouvernorat sur le plan arabe et
international dans le domaine environnemental. C'est
dans ce contexte que le Sud-Sinaï a été digne des
trois prix dans des domaines différents : la paix,
la culture et l'environnement. Le dernier en date
et le plus récent vient d'être décerné à la ville
d'Al-Tor, capitale du gouvernorat. Il s'agit du
prix de la sensibilisation environnementale, un
prix qui garantit à cette ville un écotourisme durable.
(voir encadré). Auparavant, en 2003 l'Unesco, avait
choisi Charm Al-Cheikh pour lui décerner le prix
de la ville de paix et Sainte-Catherine, celle du
patrimoine culturel. Un événement qui a largement
contribué à promouvoir l'écotourisme dans ces régions.
Les responsables de ce gouvernorat
se targuent en effet de bien mériter de tels prix.
« Vous parlez des tas d'ordures que l'on voit partout
dans les rues du Caire, ici un bout de papier jeté
dans un coin peut nous coûter cher. Le prix que
nous venons de recevoir intervient après une longue
expérience dans le domaine de l'environnement. Il
nous encourage à aller de l'avant et à devenir plus
perfectionniste et plus compétent », assure un responsable
au siège du gouvernorat ayant requis l'anonymat.
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Priorité à l'écosystème
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Pour
les responsables du gouvernorat, le plus important
est donc de préserver le Sud-Sinaï contre les détériorations
écologiques dues notamment au tourisme de masse.
Ainsi, pour conserver les récifs coralliens, endommagés
à cause des bateaux utilisés par les plongeurs,
les responsables de l'Agence égyptienne de l'environnement
ont pris un certain nombre de mesures. Ils ont par
exemple placé des repères pour empêcher les bateaux
de s'approcher de la côte. Ces repères sont à 2m
des coraux afin d'éviter leur destruction.
En cas de destruction de coraux,
les responsables de l'environnement interdisent
aux bateaux de poursuivre leurs activités pour une
période allant d'une semaine à un mois, et le propriétaire
se voit affligé une amende de 12 000 dollars pour
chaque mètre de corail détruit.
D'autre part, pour garantir la
propreté de l'eau de la mer et éviter de la polluer,
l'Agence de l'environnement a contraint les propriétaires
des bateaux à installer des réservoirs pour le drainage
sanitaire dont le prix de l'unité s'élève à 200
000 L.E.
Lutter contre la pollution marine
est donc parmi les priorités du gouvernorat. Pour
ce, des centres de lutte contre la pollution marine
ont été créés. Quatre grands centres sont prêts
à intervenir en cas d'écoulement d'huile ou de pétrole
dépassant les 1 000 tonnes. « Mais les équipements
de ces centres ne sont pas assez suffisants, en
plus le personnel qui les utilise n'est pas qualifié.
C'est pourquoi le ministère de l'Environnement a
construit un centre ultramoderne à Charm Al-Cheikh,
avec une aide de l'UE qui s'est élevée à 14 millions
de L.E. », indique Mohamad Borhan, directeur du
département de pollution marine au sein de l'Agence
de l'environnement. Un centre qui doit être prochainement
inauguré.
Autant de dispositions qui garantissent
un tourisme durable au Sud-Sinaï. Mais surtout un
tourisme qui ne détruit pas les richesses de cette
région.
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| Dalia
Abdel-Salam |
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Al-Tor,
un exemple à suivre |
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Al-Tor, capitale du gouvernorat
du Sud-Sinaï, a reçu récemment le Prix arabe de
la sensibilisation environnementale. La distribution
des prix a eu lieu le 15 février 2004 dans la capitale
soudanaise Al-Khartoum. L'Organisation des villes
arabes, qui siège à Doha, la capitale du Qatar,
a pour but d'encourager les villes arabes à se développer
et à s'améliorer dans différents domaines. C'est
pourquoi elle discerne chaque année trois prix,
dont le premier concerne l'architecture, le deuxième
l'environnement et le troisième l'arborisation et
la beauté.
Outre la beauté naturelle des sites
de la ville d'Al-Tor, elle est surtout réputée pour
sa propreté. « Notre ville est vierge. Elle est
donc d'une beauté naturelle rare et en plus elle
est très propre », explique Sameh, un jeune de 15
ans. Selon lui, les habitants de la ville sont conscients
que la propreté ainsi que tous les thèmes de l'environnement
sont importants pour les touristes. « Mon père m'a
toujours répété que le tourisme est très important
pour notre pays. Et que plus on donne de l'intérêt
à l'environnement, plus on attire les touristes
», poursuit Sameh.
En effet, les efforts pour préserver
l'environnement et la beauté de la ville ne fléchissent
pas. Le gouvernorat, avec l'aide des ministères
de l'Environnement et de l'Agriculture, a cultivé
une forêt d'arbres produisant des bois sur une superficie
de 200 feddans, à une distance de 5 km d'Al-Tor,
sur la route Al-Tor-Charm Al-Cheikh. Cette forêt
est irriguée grâce au traitement des eaux usées
après leur traitement. D'ailleurs, toutes les villes
du gouvernorat du Sud-Sinaï détiennent des stations
de traitement des eaux usées.
Autre avantage de la ville, la
pollution de l'air y est quasi inexistante. Les
industries lourdes susceptibles de polluer l'air
sont situées à une distance de 140 km de la ville.
Mis à part les efforts du gouvernorat, la société
civile a joué un rôle important dans la sensibilisation.
Trois ONG, l'Association des investisseurs de la
ville, celle du Croissant-Rouge et celle du développement
de la société locale ont organisé plusieurs campagnes
de sensibilisation dans les zones habitées, les
clubs et les établissements scolaires. De plus,
« une station de radio locale diffuse toujours des
programmes et des débats au sujet des différents
problèmes de l'environnement et pose des questions
importantes aux responsables concernés comme ceux
de l'environnement, de l'agriculture, de la santé
et du pétrole », indique un responsable au gouvernorat
ayant requis l'anonymat. Il ajoute que les activités
concernant la sensibilisation se poursuivent tout
au long de l'année. Des colloques se tiennent toujours
dans les clubs et les centres de jeunesse comme
dans les écoles. Des efforts qui méritent bien un
tel prix l
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D.
A. |
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