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« Comment
les Arabes peuvent-ils accepter une réforme venant de
l’extérieur ? », « L’équilibre américain comme première
étape », « Un projet qui ressemble plus à un traitement
par électrochoc », « Un empire américain sur les ruines
des Arabes », « Un projet américain pour les Américains
et leurs alliés », tels sont les titres de la presse cette
semaine.
Un
peu partout dans le monde arabe, le projet américain a
été profondément critiqué dans sa forme et son contenu.
Pour tous les Arabes, ce projet ne sert que les intérêts
américains, tout en négligeant profondément les intérêts
arabes. « Il est indéniable que ce projet n’intéresse
en rien les Arabes et ignore même leurs droits légitimes
à se libérer et à libérer leurs terres. Israël est intégré
au nouveau Proche-Orient, et les droits des Palestiniens
ne sont même pas évoqués », écrit Nader Fergani (principal
auteur du rapport sur le développement arabe humain) dans
le quotidien arabe Al-Hayat. « Mais n’oublions pas que
notre refus arabe ne sera jamais réel tant que tardera
le projet de renaissance arabe », ajoute-t-il.
L’écrivain
et journaliste libanais Mohamad Qawas a écrit dans Al-Hayat
: « Si nous ne traitons pas le sujet avec ses dimensions
anthropologiques, alors ce qui est appelé colonisation
démocratique ne pourra objectivement réussir sans l’approbation
des personnes concernées. D’ailleurs, Washington ne considère
pas cela essentiel, tant que son projet est élaboré par
des points de vue spécifiquement américains sans consultation
des parties concernées ».
L’écrivain
Hussein Abdel-Razeq explique dans le quotidien Al-Wafd
que « le projet de Grand Moyen-Orient est en réalité une
ordonnance américaine destinée à changer les régimes afin
de diriger les affaires moyen-orientales d’un point de
vue américain ». « Il s’agit en fait d’imposer des mœurs
et un modèle américains, de façon paternaliste, sur la
région », ajoute-t-il sur un ton grave.
De
son côté, Torki Al-Hamed écrit dans le quotidien arabe
Al-Charq Al-Awsat : « Bien que les Etats-Unis veuillent
l’américanisation du monde, ils parlent cependant du Moyen-Orient
comme étant un cas à part, différent du reste du monde.
Pour les Américains, c’est aussi le premier foyer du terrorisme,
ennemi numéro un des Américains, dont Israël est exclu
». « Le but du projet est entre autres de protéger la
sécurité d’Israël comme faisant partie intégrante de la
sécurité nationale américaine », affirme Al-Hamed.
Moustapha
Al-Fiqi, président de la commission des relations étrangères
au Parlement, a déclaré dans l’hebdomadaire Al-Ahram Al-Arabi
que « parler du Grand Moyen-Orient n’est pas nouveau,
mais les Etats-Unis ne veulent pas avoir à faire avec
la question palestinienne et le conflit israélo-arabe
de façon séparée. Les Américains veulent un règlement
faisant partie d’une transaction dans toute la région
».
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