Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Le monde en bref

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde
en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Idées
Portrait
Littérature
Livres
Arts
Femmes
Société
Sport
Environnement
Escapades
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Iraq . L’Onu a indiqué que des élections ne seraient pas possibles avant fin 2004 ou début 2005. La coalition s’en félicite, alors que le Conseil provisoire réclame une implication accrue des Nations-Unies dans le transfert du pouvoir aux Iraqiens.

L’Onu pour un report des élections

Sollicitée tant par les Américains que par les dirigeants iraqiens pour décider de la possibilité de tenir des élections rapides en vue d’un transfert du pouvoir aux Iraqiens, l’Onu a tranché lundi en indiquant que des mois de travail seront encore nécessaires pour organiser des élections « crédibles » en Iraq, laissant entendre qu’elles ne pourront avoir lieu avant 2005. Dans un rapport adressé au Conseil de sécurité de l’Onu, le secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Annan, a souligné que des problèmes techniques et légaux sur place doivent d’abord être réglés et cela prendra au moins huit mois avant que le pays ne soit capable d’organiser des élections. M. Annan a également souligné que la sécurité en Iraq devra être « considérablement améliorée d’une manière qui garantira l’honnêteté des opérations électorales et la crédibilité du processus ».

M. Annan a estimé qu’« il serait extrêmement difficile et peut-être même dangereux » de tenter d’organiser des élections générales d’ici la fin juin, date de remise du pouvoir aux Iraqiens, et que le plan des Américains consistant à organiser des caucus (Assemblées électorales) n’était pas « une option viable ». Il a souligné que les Iraqiens devaient d’abord trouver des solutions à des questions en suspens : qui sera autorisé à voter, comment les votes seront comptabilisés, et comment traduire ces votes par des sièges au gouvernement. « Si le travail (d’organisation) devait commencer immédiatement et le consensus politique être vite atteint, cela serait possible de tenir des élections d’ici la fin 2004 », a ajouté Annan. Il a souligné que la période de huit mois sera un minimum pour qu’un cadre institutionnel et légal soit mis en place et pour trouver les moyens et l’argent nécessaires afin d’organiser des élections. « En Iraq, aucune de ces conditions n’existe pour le moment et il y a un profond désaccord sur ces aspects fondamentaux », a-t-il ajouté.

En effet, le Conseil de gouvernement provisoire peine à s’entendre sur la loi fondamentale qui doit régir le pays durant 18 mois à partir de juillet. « J’ai de sérieux doutes sur le fait que la rédaction de la loi fondamentale sera achevée le 28 février (date fixée par l’accord du 15 novembre entre la coalition et l’exécutif iraqien), car plusieurs problèmes restent en suspens », a déclaré lundi Mouaffak Al-Roubaï, membre chiite de l’exécutif de 25 membres mis en place par la coalition. Parmi les problèmes non réglés, il a cité le fédéralisme, le rôle de l’islam et la place de la femme.

Une fois publiées les conclusions du rapport de l’Onu, la coalition dirigée par les Etats-Unis s’en est félicitée, puisqu’elles vont dans le sens des idées qu’elle défendait. « Ce rapport va aider à accélérer la dynamique du transfert de la souveraineté le 30 juin et la tenue d’élections d’ici à la fin de l’année ou au début de l’année prochaine », a estimé Gareth Bayley, le porte-parole du représentant spécial de la Grande-Bretagne en Iraq, Jeremy Greenstock.

Pour sa part, le Conseil de gouvernement transitoire a réagi en préconisant un rôle primordial de l’Onu dans le transfert du pouvoir et la préparation des élections. « Il y a plusieurs moyens pour que l’Onu aide les Iraqiens dans les discussions intensives sur la mise en place d’un gouvernement provisoire », a affirmé un membre de cette instance, Adnane Pachachi. « Le moyen idéal est de demander à l’Onu d’envoyer un représentant dès à présent et de commencer les discussions pour décider comment choisir le cabinet provisoire qui restera en place 6 à 7 mois », a-t-il ajouté.

Conformément à l’accord du 15 novembre, ce cabinet provisoire doit recevoir l’autorité le 30 juin et rester en place 18 mois. Mais cet accord semble désormais dépassé, les Iraqiens voulant tenir des élections générales le plus tôt possible.

Hicham Mourad
Retour au sommaire
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631