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Football-CAN
2004 . En se hissant
en demi-finales, le Mali a confirmé son statut de premier
outsider. Une belle performance, et une ambition qui va
bien plus loin. |
Le
Mali dans la cour des grands |
« Le
Mali est en train de faire une très bonne CAN (Coupe
Afrique des Nations). Il ne faudra pas s'étonner
de le retrouver en finale ». Un compliment
de taille, surtout quand il vient de Roger Milla, légende
vivante du football africain et un des meilleurs joueurs
au monde.
La
performance du Mali lors de cette CAN 200 est en effet
surprenante. Les Aiglons se sont facilement qualifiés
aux quarts de finale de la compétition avant même le
Sénégal, qui était le grand favori de ce groupe B. « Que
nous soyons qualifiés en tant que tête de groupe nous
a sans aucun doute apporté beaucoup de confiance en
nous-mêmes. Mais ce n'est que le fruit de notre travail »,
a déclaré Henri Stambouli, le sélectionneur du Mali.
Les Aiglons avaient déjà assuré leur qualification
avant la dernière journée du premier tour contre le
Sénégal par deux puissantes victoires, 3-1 puis 3-0,
respectivement contre le Kenya et le Burkina-Faso. Contre
les Lions de la Teranga, Stambouli a préféré
que certaines de ses vedettes se reposent pour donner
à ses remplaçants l'occasion de s'exprimer.
Pourtant,
lors des quarts de finales contre la Guinée, les observateurs
ont été déçus. Complètement bousculés par une talentueuse
formation guinéenne qui aurait bien mérité sa qualification,
les attaquants maliens ont néanmoins réussi à renverser
la situation et mis hors jeux la Guinée. Avec 3 victoires,
un match nul, 9 buts marqués et 3 encaissés, le bilan
malien reste satisfaisant. Tout comme le Maroc, son
attaque est jusqu'à présent la plus puissante de la
compétition. Rien d'étonnant si l'on sait qu'elle est
menée par Frédéric Kanouté (voir portrait), l'un des
plus efficaces attaquants du championnat anglais, qui
est aussi à ce jour le buteur de la CAN (4 buts). Lequel
est épaulé par la vedette montante de Valence
(Espagne), Mohamad Sissoko (20 ans). C'est grâce au
nouveau règlement de la Fédération internationale de
Football (FIFA) sur la double nationalité que le Mali
a été en mesure d'intégrer ces perles, ex-attaquants
de l'équipe de France espoir.
En revanche,
la défense de l'équipe malienne laisse à désirer. Lors
des 4 rencontres disputées, ses adversaires n'ont pas
rencontré d'énormes difficultés à la transpercer et
ce n'est que grâce à la maladresse des attaquants que
le gardien Mahamadou Sidibé n'a encaissé que 3 trois
buts. Un chiffre qui aurait pu être doublé uniquement
lors du match contre la Guinée. En demi-finales, face
au Maroc, Stambouli devra donc remédier à cette faiblesse.
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Une ascension prévisible
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Alors que
de grandes nations du foot telles le Sénégal et le Cameroun
s'écroulent en Tunisie, la situation actuelle du Mali
reflète les prédictions des experts. « On a annoncé
lors de la dernière CAN qu'il fallait faire attention
à cette équipe, qu'elle progresse et qu'elle pourrait
aller très loin », rappelle Milla.
Demi-finaliste
lors de la CAN 2002 qui s'est déroulée chez eux, les Aiglons
ont à l'époque bien marqué leur retour dans ce rendez-vous
continental après 8 ans d'absence. A la suite d'un premier
tour impressionnant, ils se sont imposés contre la puissante
formation d'Afrique du Sud en quarts avant de s'incliner
face aux Lions indomptables (0-3). Le directeur
technique franco-polonais Henri Kasperzac avait
formé un jeune et talentueux noyau organisé autour du
milieu de Lens Seydou Keita (meilleur joueur du
Championnat du monde juniors 1999), Soumaïla Coulibaly
(Fribourg/All), Ibrahima Bagayoko (Ajaccio/Fra)
et d'autres encore. Henri Stambouli, en charge depuis
décembre 2003, a maintenu la même ossature de l'équipe
qui a depuis mûri et acquis de l'expérience. « Avec
cette équipe du Mali, j'ai un grand avantage : je
possède 22 joueurs capables de prouesses et non pas seulement
11 ». Stambouli fait hommage à ses joueurs. « Un
grand effort a été fait au niveau des juniors et le pays
possède à présent un important réservoir de talents »,
explique l'entraîneur français.
La nouvelle
vedette d'attaque Dramane Traore a réussi sa percée dans
l'attaque de l'équipe. Ce jeune avant-centre de 20 ans
est bien connu du public égyptien. Il a en effet marqué
les esprits en menant l'équipe d'Ismaïli en finale
de la Ligue des champions en décembre dernier, mais aussi
en terminant meilleur buteur de cette compétition (7 buts).
Lors de cette CAN, il a marqué un beau but contre le Burkina-Faso
(3-0).
« J'ai
l'impression que nous pouvons battre n'importe qui »,
déclare le capitaine de l'équipe, Mahamadou Diarra (Lyon/Fra).
Lors des trois précédentes participations du Mali en CAN,
l'équipe a toujours atteint le seuil des demi-finales.
Ce qui a à chaque fois été considéré comme un exploit.
Mais cette fois, il faut remporter la Coupe.
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Karim
Farouk |
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