Hebdomadaire égyptien en langue française en ligne chaque mercredi

Sport

La Une
L'événement
Le dossier
L'enquête
Nulle part ailleurs
L'invité
L'Egypte
Affaires
Finances
Le monde en bref
Points de vue
Commentaire
d'Ibrahim Nafie

Carrefour
de Mohamed Salmawy

Portrait
Littérature
Livres
Arts
Société
Sport
Escapades
Patrimoine
Loisirs
Echangez, écrivez
La vie mondaine
Football-CAN 2004 . En se hissant en demi-finales, le Mali a confirmé son statut de premier outsider. Une belle performance, et une ambition qui va bien plus loin.
Le Mali dans la cour des grands

« Le Mali est en train de faire une très bonne CAN (Coupe Afrique des Nations). Il ne faudra pas s'étonner de le retrouver en finale ». Un compliment de taille, surtout quand il vient de Roger Milla, légende vivante du football africain et un des meilleurs joueurs au monde.

La performance du Mali lors de cette CAN 200 est en effet surprenante. Les Aiglons se sont facilement qualifiés aux quarts de finale de la compétition avant même le Sénégal, qui était le grand favori de ce groupe B. « Que nous soyons qualifiés en tant que tête de groupe nous a sans aucun doute apporté beaucoup de confiance en nous-mêmes. Mais ce n'est que le fruit de notre travail », a déclaré Henri Stambouli, le sélectionneur du Mali. Les Aiglons avaient déjà assuré leur qualification avant la dernière journée du premier tour contre le Sénégal par deux puissantes victoires, 3-1 puis 3-0, respectivement contre le Kenya et le Burkina-Faso. Contre les Lions de la Teranga, Stambouli a préféré que certaines de ses vedettes se reposent pour donner à ses remplaçants l'occasion de s'exprimer.

Pourtant, lors des quarts de finales contre la Guinée, les observateurs ont été déçus. Complètement bousculés par une talentueuse formation guinéenne qui aurait bien mérité sa qualification, les attaquants maliens ont néanmoins réussi à renverser la situation et mis hors jeux la Guinée. Avec 3 victoires, un match nul, 9 buts marqués et 3 encaissés, le bilan malien reste satisfaisant. Tout comme le Maroc, son attaque est jusqu'à présent la plus puissante de la compétition. Rien d'étonnant si l'on sait qu'elle est menée par Frédéric Kanouté (voir portrait), l'un des plus efficaces attaquants du championnat anglais, qui est aussi à ce jour le buteur de la CAN (4 buts). Lequel est épaulé par la vedette montante de Valence (Espagne), Mohamad Sissoko (20 ans). C'est grâce au nouveau règlement de la Fédération internationale de Football (FIFA) sur la double nationalité que le Mali a été en mesure d'intégrer ces perles, ex-attaquants de l'équipe de France espoir.

En revanche, la défense de l'équipe malienne laisse à désirer. Lors des 4 rencontres disputées, ses adversaires n'ont pas rencontré d'énormes difficultés à la transpercer et ce n'est que grâce à la maladresse des attaquants que le gardien Mahamadou Sidibé n'a encaissé que 3 trois buts. Un chiffre qui aurait pu être doublé uniquement lors du match contre la Guinée. En demi-finales, face au Maroc, Stambouli devra donc remédier à cette faiblesse.


Une ascension prévisible

Alors que de grandes nations du foot telles le Sénégal et le Cameroun s'écroulent en Tunisie, la situation actuelle du Mali reflète les prédictions des experts. « On a annoncé lors de la dernière CAN qu'il fallait faire attention à cette équipe, qu'elle progresse et qu'elle pourrait aller très loin », rappelle Milla.

Demi-finaliste lors de la CAN 2002 qui s'est déroulée chez eux, les Aiglons ont à l'époque bien marqué leur retour dans ce rendez-vous continental après 8 ans d'absence. A la suite d'un premier tour impressionnant, ils se sont imposés contre la puissante formation d'Afrique du Sud en quarts avant de s'incliner face aux Lions indomptables (0-3). Le directeur technique franco-polonais Henri Kasperzac avait formé un jeune et talentueux noyau organisé autour du milieu de Lens Seydou Keita (meilleur joueur du Championnat du monde juniors 1999), Soumaïla Coulibaly (Fribourg/All), Ibrahima Bagayoko (Ajaccio/Fra) et d'autres encore. Henri Stambouli, en charge depuis décembre 2003, a maintenu la même ossature de l'équipe qui a depuis mûri et acquis de l'expérience. « Avec cette équipe du Mali, j'ai un grand avantage : je possède 22 joueurs capables de prouesses et non pas seulement 11 ». Stambouli fait hommage à ses joueurs. « Un grand effort a été fait au niveau des juniors et le pays possède à présent un important réservoir de talents », explique l'entraîneur français.

La nouvelle vedette d'attaque Dramane Traore a réussi sa percée dans l'attaque de l'équipe. Ce jeune avant-centre de 20 ans est bien connu du public égyptien. Il a en effet marqué les esprits en menant l'équipe d'Ismaïli en finale de la Ligue des champions en décembre dernier, mais aussi en terminant meilleur buteur de cette compétition (7 buts). Lors de cette CAN, il a marqué un beau but contre le Burkina-Faso (3-0).

« J'ai l'impression que nous pouvons battre n'importe qui », déclare le capitaine de l'équipe, Mahamadou Diarra (Lyon/Fra). Lors des trois précédentes participations du Mali en CAN, l'équipe a toujours atteint le seuil des demi-finales. Ce qui a à chaque fois été considéré comme un exploit. Mais cette fois, il faut remporter la Coupe.

Karim Farouk
Retour au sommaire
 

Pour les problèmes techniques contactez le webmaster

Adresse postale: Journal Al-Ahram Hebdo
Rue Al-Gaala, Le Caire - Egypte
Tél: (+202) 57 86 100
Fax: (+202) 57 82 631