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Football-CAN
2004 . La
Tunisie et le Nigeria d'un côté, le Mali et le Maroc
de l'autre, seront au coude à coude ce mercredi
pour décrocher une place en finale. Spectacle garanti.
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Rencontres
au sommet
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Deux
rencontres chocs sont au menu de la Coupe d'Afrique
des Nations (CAN) ce mercredi. La Tunisie affrontera
ainsi le Nigeria à Radès (Tunis), alors que le
Maroc devra se mesurer au Mali à Sousse, lors
des demi-finales de l'édition 2004.
La
Tunisie n'aura pas la tâche facile contre les
Super Eagles du Nigeria. C'est grâce à
un seul but du milieu de l'Espérance, Johar
Mneri, à la 65e minute de la rencontre, que les
Tunisiens sont parvenus à surmonter l'obstacle
sénégalais, décrochant ainsi une place en demi-finale
de la compétition. Avec cette victoire méritée
contre une formation de renom, finaliste de la
dernière CAN, les Aigles de Carthage ont
confirmé leur puissance et répondu aux mauvaises
langues pour qui leurs succès du premier tour
ne s'expliquaient que par la faiblesse de leurs
adversaires. Mais après ses performances en quarts
de finale, la Tunisie devra à nouveau faire preuve
de sa puissance de frappe mercredi. « Le
Nigeria est techniquement très bon. L'équipe affectionne
les petites passes courtes. Contrairement au match
contre le Sénégal, il faut donc s'attendre à une
rencontre plus technique et difficile »,
prévient Slim Benachour, milieu du Paris-Saint-Germain
et de la sélection tunisienne. Sage déclaration,
car le Nigeria est une équipe dont il faut se
méfier. Malgré un début de compétition assez décevant
face au Maroc (défaite 0-1), les Super Eagles
sont rapidement revenus dans la course en écrasant
l'Afrique du Sud 4-0 avant de battre le Bénin,
2-1. Et c'est lors des quarts de finale que les
Super Eagles ont réellement montré leurs
dents par une victoire 2-1 contre le Cameroun,
tenant du titre, lors du plus beau match de la
compétition. « Le match a été très dur,
nous avons maintenant besoin de récupérer. Il
nous reste quelques jours pour préparer la demi-finale
contre la Tunisie. Pour l'instant, savourons cette
victoire face au Cameroun », expliquait
Christian Chukwu, sélectionneur du Nigeria, juste
après la rencontre. Ce dernier compte sur la richesse
de son effectif qui ne manque pas de talents :
Austine Ockocha (Bolton, Ang), Nawanko
Kanu (Arsenal, Ang) et John Utaka (Lens,
Fra). Mais sa défense, qui souffre de l'absence
de Taribo West, reste cependant fragile.
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La révélation marocaine
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Dans
l'autre demi-finale, le match Mali-Maroc ne manquera
pas non plus de panache. Cette dernière équipe est
la vraie révélation de cette compétition. Avec Youssouf
Hadji (Bastia, Fra), Marouane Chamakh (Bordeaux,
Fra), Jawad Zaïri (Sochaux) et Bado Zaki,
le directeur technique a su construire une solide
sélection marocaine. Ces trois derniers joueurs
se sont illustrés lors des quarts de finale par
les trois buts qui ont conduit, après prolongations,
à une victoire méritée 3-1 contre une sélection
algérienne agressive. La puissance des Marocains
réside dans leur défense, considérée comme la plus
solide, et des bons déplacements de ses attaquants,
Hadji, Zaïri et Chamach. Mais le manque d'expérience
de ce trio est clairement apparu avec les nombreuses
occasions manquées face aux buts adverses. Ils profiteront
certainement de la fragilité de la défense malienne
pour décrocher une place en finale. Le seul problème
que pourraient affronter les Lions de l'Atlas
est la fatigue, notamment depuis l'épuisante rencontre
des quarts de finale face à l'Algérie (120 minutes).
Cela étant, ces demi-finales, l'une comme dans l'autre,
promettent un spectacle garanti. A ne pas manquer. |
Mohamad
Mosselhi |
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| La
CAN en bref
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| Le
dopage absent du terrain |
| Aucun
cas de dopage n'a été relevé sur les 96 contrôles
effectués lors des 24 premiers matchs du 1er
tour de la CAN. La CAF avait déjà annoncé,
en milieu de semaine, qu'aucun contrôle positif
n'avait été relevé lors des 18 premiers matchs. |
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| Reconversion
réussie |
| L'ancien
ministre et président de l'Assemblée nationale
Française, Philippe Séguin, était présent
samedi dans la tribune de presse du Stade
du 7 novembre de Radès, près de Tunis, pour
commenter, aux côtés du journaliste Charles
Biétry, la rencontre Tunisie-Sénégal pour
la chaîne francophone TV5. M. Séguin,
connu pour être un passionné du ballon rond,
était bien placé pour commenter ce quart de
finale de la CAN en tant que natif de Tunis,
le 21 avril 1943. |
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| Les
exclus nigérians boudent |
| Les
trois joueurs du Nigeria exclus de leur sélection
le 30 janvier pour indiscipline ne devraient
pas revenir en Tunisie pour y disputer les
matchs restants de la CAN, en dépit de l'appel
en ce sens de leurs dirigeants. Alors que
le défenseur de Chelsea (1re div. anglaise),
Celestine Babayaro, blessé, n'est pas en mesure
de jouer, l'attaquant de Shalke 04
(1re div. allemande), Victor Agali, a annoncé
vendredi qu'il n'entendait pas revenir en
Tunisie, au lendemain d'une déclaration identique
de son homologue de Portsmouth (1re
div. anglaise), Yakubu Aiyegbeni. |
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| Le
Cameroun prié de se rhabiller |
| La
Fédération camerounaise de football a officiellement
informé la Confédération africaine de Football
(CAF), par courrier, que l'équipementier de
la sélection, Puma, était dans l'impossibilité
technique de fournir de nouveaux maillots
avant le 14 février, pour remplacer sa nouvelle
tenue une-pièce, jugée contraire aux lois
du jeu. Un porte-parole de la CAF a précisé
que le Cameroun ne serait pas pour autant
exclu de la CAN, sans expliciter les sanctions
qui pourraient être infligées aux Lions
indomptables. La Confédération africaine
avait annoncé en début de tournoi que le Cameroun
ne serait autorisé à porter sa nouvelle tenue
une-pièce, mise en cause par le président
de la Fédération internationale de Football
(FIFA), comme contraire aux lois du jeu, que
pendant les trois matchs du premier tour. |
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| Okocha
appelle à l'aide |
| Le
capitaine du Nigeria, Agustin Okocha, qui
évolue à Bolton (1re div. anglaise
de football), a demandé jeudi au président
nigérian Olusegun Obasanjo d'intervenir pour
l'aider à récupérer un million de dollars
qu'il avait déposés dans une banque locale,
qui a fait faillite. « Le président
a appelé les joueurs nigérians à revenir au
pays et à investir, et j'en ai tenu compte »,
a indiqué Okocha. |
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