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Liban-Israël
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En obtenant la libération de nombreux détenus arabes,
ce mouvement de résistance libanais enregistre une nouvelle
victoire face à Israël. L'événement est aussi un succès
politique intérieur, qui soulève nombre de questions concernant
l'avenir du « Parti de Dieu » sur l'échiquier
régional et local. |
| Le
Hezbollah marque
encore un point |
Youyous,
klaxons, fleurs, prières et beaucoup de drapeaux, surtout
ceux du Hezbollah pour accueillir les prisonniers
libérés et les dépouilles mortelles de ceux qui luttaient
contre l'occupation israélienne soit au Liban, soit
en Palestine. Il s'agit d'un nombre sans précédent de
prisonniers échangés : 400 Palestiniens, 30 Arabes
(Marocains, Soudanais, Syriens et Libyens) et un Allemand,
plus 60 cercueils de combattants arabes en échange de
la libération d'un colonel de réserve israélien et la
restitution des dépouilles de trois soldats. Le chef
de l'Etat, le président du Parlement et plusieurs autres
hauts responsables libanais étaient tous là. Cérémonie
officielle et populaire pour célébrer l'événement qui
vient marquer la seconde importante victoire du mouvement
de la résistance libanaise. La première a été certes
le retrait israélien du Liban en mai 2000. Une vraie
débâcle pour l'armée israélienne. Le coût devenait insupportable
pour le moral des soldats israéliens et de leurs familles
et surtout pour la réputation d'Israël qui menait une
occupation peu justifiable, même du point de vue du
projet sioniste.
Défaite
militaire et politique pour Israël qui vient maintenant
d'en encaisser une autre. Même s'il tente cette fois-ci
de parler de « victoire pour les valeurs juives ».
Le journal Haaretz le reconnaît : « Nous
devons admettre en dernière analyse que le Hezbollah
a de nouveau frappé Israël (...). C'est sa deuxième
victoire. Aux yeux du Hezbollah et des Palestiniens,
Israël n'est pas capable de supporter le genre de pressions
que peut lui imposer ce petit groupe ». Le
quotidien se demande comment une organisation relativement
petite dont le champ d'opération est à la portée d'Israël
réussit à donner à l'Etat hébreu « un formidable
pied de nez, une fois après l'autre ». « C'est
parce que le Hezbollah traite Israël avec la
langue qu'il comprend. Il utilise les mêmes cartes douloureuses.
Il traite avec la même logique de la force et de la
douleur », explique Emad Gad, rédacteur en
chef d'Israeli Digest, publié par le Centre d'Etudes
Politiques et Stratégiques (CEPS) d'Al-Ahram.
Il
est vrai que le Parti de Dieu a réussi à faire des démarches
qui lui ont permis de glaner triomphe après l'autre.
Il se concentre sur les militaires surtout, leur assassinat
ou leur enlèvement qui constituent un élément vital
pour les Israéliens. Maintenant la pression sans compromis,
gouvernements de gauche et de droite se sont infléchis
devant lui. Pour certains observateurs, le Hezbollah
a réussi à donner un coup au plus brillant des élèves
des troupes américaines qu'est Israël, parce qu'il adopte
le même principe « oser lutter, oser gagner »
qui a tant inspiré la résistance vietnamienne. Le mouvement
a osé dans ses actions de guérilla, « c'est
lui qui a inventé les opérations martyrs »
comme le dit Emad Gad, et il a su dans le même temps
s'attirer l'appui de la population libanaise en organisant
divers services en faveur des plus démunis et pour la
population arabe qui voit en lui le modèle ou le héros
de la cause palestinienne. En environ une vingtaine
d'années d'existence (Lire article page 5) il a réussi
à monopoliser le prestige comme mouvement de résistance
devant une gauche brimée effacée et d'autres mouvements
sunnites ou chiites qui ont moins d'élan à l'exemple
du mouvement Amal.
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Une
scène intérieure conquise
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Ces
victoires lui permettent de gagner des points sur la scène
politique où il est déjà présent avec 12 députés. La nouvelle
opération devrait lui donner plus pour les prochaines
municipales de cette année, une date importante dans l'équation
intérieure au Liban. Les membres du mouvement le savent.
« Ils n'entendent cependant pas profiter de la nouvelle
donne pour obtenir des avantages et des privilèges. Au
contraire, le mouvement assure que cette victoire n'est
ni pour un parti particulier, une secte ou une doctrine,
mais qu'elle est pour le Liban, pour les Palestiniens
et les Arabes et pour toutes les forces en lutte contre
l'ennemi sioniste », assure Hazzan Ezzeddine, membre
du comité politique et responsable médiatique du Hezbollah,
joint par Al-Ahram Hebdo. D'après lui, « le mouvement
ne changera pas sa ligne de conduite politique et réagira
comme au lendemain de la libération du Sud-Liban. Son
programme reste le même ».
Même
sa position envers Israël n'a pas changé. Les négociations
qui ont eu lieu ne marquent aucune sorte de reconnaissance
de l'Etat hébreu par ce mouvement de résistance. Le marché
qui a été conclu a eu lieu grâce à la médiation allemande.
Donc pas de contact direct entre les deux ennemis, « ni
de reconnaissance de part et d'autre », relève Emad
Gad, selon qui cet échange ne remet pas en cause le caractère
« d'ennemi sioniste, d'Etat illégitime, injuste
et violateur » à Israël, ni le qualificatif d'« organisation
terroriste » au Hezbollah, puisque Israël
négocie avec le mouvement Fatah, mais le considère
toujours comme un mouvement terroriste. Cette libération
de prisonniers a prouvé que la résistance et la confrontation
sont un choix logique et non pas impossible. « Le
Hezbollah a maintenu tous ses choix, il a négocié sans
déposer les armes, en usant des atouts dont il dispose »,
affirme le responsable du mouvement. L'exemple est-il
voué à se répéter ou à être imité par d'autres mouvements
de résistance, comme le Hamas par exemple ?
Au lendemain de cette libération, les factions palestiniennes
ont affirmé que tout comme Hezbollah, elles vont
avoir recours à une politique d'enlèvements. Même si la
situation reste bien différente (Voir encadré) sur les
plans politiques ou encore géographiques.
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Encore
la démilitarisation
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C'est
peut-être cela qui pourrait compliquer la situation, déjà
perturbée par différentes formes de pressions américaines
sur la Syrie et l'Iran, principaux soutiens et alliés
du Hezbollah. A l'intérieur, le Hezbollah doit faire face
en dépit de son succès à une limitation de ses possibilités,
voire à « sa démilitarisation pour qu'il devienne
uniquement un parti politique », souligne Emad Gad.
Il affirme que selon certains observateurs, les Israéliens
ont accepté ce marché pour « reprendre leurs prisonniers
avant de mener une opération militaire contre le mouvement ».
Pratiquement, il serait difficile de repérer des cibles
bien précises au sein du mouvement parce qu'il fait corps
avec la population.
C'est
ce dont est conscient le Haaretz, qui appelle ouvertement
à prendre le Liban comme cible claire, comme cela a été
le cas en 1999 lorsque les Israéliens ont pris l'infrastructure
libanaise comme objectif. Selon lui, il faudrait reconnaître
les actes hostiles du Hezbollah comme étant commis
par le Liban, ce pays qui offre ciel, protection et soutien
au Parti de Dieu. « Le Liban doit freiner le Hezbollah,
sinon il subira les conséquences », avertit
le journal.
Celles-ci
ne seront pas imminentes puisque Israël et le Hezbollah
sont en train de discuter de la deuxième phase de la libération
des prisonniers. Des comités ont été créés pour « enquêter
sur le sort de quatre diplomates iraniens enlevés au Liban
lors de l'occupation israélienne. Ce marché englobera
aussi Samir Kantar, détenu également depuis 24 ans et
dont le sort avait bloqué un certain moment les négociations
de la première phase, ainsi que d'autres prisonniers arabes
et surtout des Palestiniens ». Il faudrait encore
deux ou trois mois pour aboutir à cet objectif qu'Israël
espère négocier en contrepartie d'informations sur le
sort du pilote israélien Ron Arad, qui serait détenu en
Iran selon les Israéliens. C'est ce dernier qui coûterait
cher aux Israéliens et qui permettrait de libérer des
résistants dont « les mains sont tâchées de sang
israélien ».
Pour
l'instant, le Hezbollah est un pion important sur
l'échiquier régional. Son succès est brillant. Le dernier
épisode a accentué les prsur lui, mais en même temps a
réduit le volume des accusations lancées par les Etats-Unis,
selon lesquelles il fait partie des organisations terroristes.
Aujourd'hui au contraire, il négocie, il libère. Hazzan
Ezzeddine souligne que les Américains se contredisent,
puisque dans l'accord d'avril 1996 intervenu après
l'opération Raisins de la colère, ils reconnaissent
le droit de la résistance à mener des opérations militaires
contre les soldats israéliens.
Jusqu'à
présent l'occupation du Liban, la question des prisonniers
et d'autres problèmes donnaient de la légitimité à ces
opérations. Une fois la question réglée, le Hezbollah
n'aura plus de raison d'exister en tant que mouvement
militaire. La région dite des fermes de Chebaa, au Sud-Liban,
encore occupée par Israël ne sera qu'un alibi pour rester
là. Sinon quelle nouvelle raison invoquer pour justifier
la non démilitarisation ? La lutte aux côtés des
Palestiniens ? Certainement pas. Une exportation
de la résistance rendrait le mouvement plus vulnérable.
Aujourd'hui plus qu'hier, le Hezbollah, bien que
victorieux, est contraint à repenser son rôle local et
régional.
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| Samar
Al-Gamal |
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De
Téhéran au Sud-Liban |
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« Le
Hezbollah est la conséquence de l'invasion israélienne
au Liban en 1982 ». Cette phrase prononcée par le
secrétaire général du mouvement, l'hodjatoleslam Hassan
Nasrallah, résume la genèse. En janvier 1986, 63 personnalités
libanaises islamistes se réunissent à Téhéran pour rédiger
une nouvelle Constitution. Le texte affirmait : « Il
faut créer un gouvernement islamique au Liban, condition
sine qua non pour mettre un terme à la guerre intérieure ».
Mettant implicitement en avant son inspiration iranienne,
le projet de Constitution plaçait Khomeiny à la tête de
l’Etat libanais au nom de la théorie du « vilayat-e-faqih »,
qui fait de l’imam le représentant de Dieu sur terre.
Le
Hezbollah, ou Parti de Dieu, est considéré alors
comme un groupe chiite radical, voué à la création d’une
République islamique de type iranien au Liban, et à l’élimination
de toutes les influences non islamiques de la région.
Profondément anti-occidental et anti-israélien, le groupe
est étroitement lié à l’Iran et à la Syrie, qui l’ont
souvent dirigé.
Mais
le Hezbollah se défend d'être uniquement le bras
de ces deux Etats. Son alliance avec Damas et Téhéran
ne résulte que de la conjonction des objectifs — le
refoulement du sionisme —, et de la crédibilité qu'il
a acquise à leurs yeux dans sa lutte armée contre l'adversaire.
Car les dirigeants du Parti de Dieu estiment que leur
stratégie a fait douter Israël, qui ne pourrait plus maintenant
envisager d'actions aussi importantes que l'opération
« Raisins de la colère ». Ainsi, Hassan
Nasrallah observe : « L'opération Raisins
de la colère n'a-t-elle pas provoqué l'échec de Shimon
Pères et du Parti travailliste aux élections de 1996 ?
L'ennemi réalise que toute opération militaire de sa part
au Liban est désormais vouée à l'échec ». Sa
branche militaire est considérée comme l'une des unités
de guérilla parmi les plus efficaces au monde. La Résistance
islamique, branche militaire initiale du Hezbollah,
recrute en principe parmi les chiites. Elle comprendrait
quelque 400 combattants bien entraînés et 5 000 sympathisants.
Outre les attentats isolés, à la bombe ou autres, elle
menait de réelles opérations militaires contre l'armée
israélienne ou l'Armée du Sud-Liban. Elle dispose depuis
d'armement lourd d'artillerie, comme les lance-roquettes
multiples BM-21. Organisée de manière militaire,
la Résistance islamique a toutefois pris une forme plus
clandestine depuis 1993. « La Résistance islamique
au Liban ne dispose pas de bases militaires, ni de casernes.
Nous portons les armes lorsque nous combattons l'ennemi
dans les portions occupées de notre territoire »,
explique Hassan Nasrallah. Et pour bien démontrer l'efficacité
des méthodes employées, il ajoute que le Hezbollah
a neutralisé le dispositif radar installé par la société
israélienne ELBIT, destiné à repérer les infiltrations
en zone frontalière, ainsi que le système anti-obus Nautilus
fourni à Tsahal par les Américains.
Les
Brigades libanaises de défense, ouvertes à tous les Libanais
quelles que soient leur confession ou leur conviction,
ont été créées en 1997. Le recrutement de ces brigades
aurait dépassé les espérances, et leurs effectifs se situeraient
aux environs de 2 000 combattants. Du 14 mars 1998
au 9 mars 1999, ces brigades auraient participé à 84 affrontements
avec Tsahal, mais il semble qu'elles agissent en appui
des commandos de la Résistance, leur entraînement n'étant
pas encore jugé suffisant.
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Contre-espionnage efficace
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Les
services de renseignements du Hezbollah s'avèrent
également très redoutables. Le contre-espionnage a permis
de démanteler des réseaux israéliens ou pro-israéliens
dont les membres ont été déférés devant la justice militaire
de l'Etat. L'infiltration de l'adversaire se montre également
efficace comme l'a montré l'affaire d'Ansariyah, où un
commando israélien venu de la mer était attendu et a été
détruit. Ces services collaborent au demeurant avec les
services officiels libanais, qu'ils soient civils ou militaires.
N'oublions
pas que le retrait israélien du Liban était plus une victoire
du Hezbollah qu'une victoire libanaise. « Pas
de doute, le retrait israélien consacre la victoire d'un
parti et d'un seul. Ce n'est pas le Liban qui a eu raison
de Tsahal, la plus forte armée de la région, mais une
simple milice », écrivent Pierre Haski et Jean-Pierre
Perrin dans Libération. Ainsi, Israël partage sa
défaite politique et militaire avec l'Etat libanais, dont
les troupes ont été absentes du conflit engagé au début
des années quatre-vingt par le Parti de Dieu, et le restent
aujourd'hui encore.
A
l'origine, ce front s'implante dans la banlieue sud de
Beyrouth, mais peu à peu, profitant du vide laissé par
l'Etat, il essaime dans la Békaa, et surtout dans le sud
du pays. Pour les journalistes du Monde diplomatique
Walid Charara et Marina Da Silva, « situé dans
la même continuité géographique, le Sud-Liban forme avec
la Palestine une même zone culturelle et économique »
d'où il résulte « une extrême sensibilité des
habitants à la tragédie de 1948 », et aujourd'hui
encore, une grande fermeté face à l'occupation israélienne.
Ainsi, parmi ses unités militaires, on compte
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Libération de Jérusalem.
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Le
Hezbollah est aussi un mouvement politique avec
ses réseaux sociaux et caritatifs grâce auxquels il s'est
attaché la sympathie puis le soutien de la population.
Le Parti de Dieu s'est ainsi assuré une implantation par
le bas, et non une islamisation qui serait sans doute
inopérante au Liban.
Le
Hezbollah entretient aussi un vaste réseau d'écoles,
de dispensaires et d'hôpitaux dont la fréquentation est
ouverte à toutes les communautés, gratuitement ou pour
un prix symbolique. Une station de radio, une chaîne de
télévision et une activité éditoriale complètent le dispositif.
En
fait, aujourd’hui, le Hezbollah affiche un visage
beaucoup moins caricatural. Obligé de se fondre dans un
paysage politique sinon démocratique, du moins respectueux
de quelques apparences, il adopte un profil bas en matière
de politique intérieure. Le Parti de Dieu présente des
députés aux élections, il s’intègre dans le jeu politique
et met en veilleuse ses ambitions quand elles risquent
d’effrayer le pouvoir ou les autres communautés libanaises.
Les
propos tenus par Hadj Nayef Karim, responsable de l’information
du Hezbollah, apparaissent très révélateurs. Interrogé
sur la volonté de son parti d’instaurer un régime islamiste
au Liban, il évite de répondre clairement, se contentant
de prôner la justice pour tous, chrétiens et musulmans.
A propos de l’opposition déclarée du Hezbollah
aux publicités vantant les marques d’alcool, il expliquait
doctement : « Il existe au Liban quelque
chose qui s’appelle la liberté et nous sommes pour
sa protection. Nous ne sommes pas l’Etat pour pouvoir
interdire ces publicités ».
Nous
savons même que le Hezbollah a entrepris d’approcher
plusieurs responsables chrétiens afin de leur proposer
une alliance politique contre un pouvoir central passé,
pour l’essentiel, aux mains des sunnites depuis la fin
du conflit. En outre, par la propagande, il cherche à
séduire l’opinion chrétienne — ennemie jurée pourtant —
en qui il voit l’alliée de « l’impérialisme occidental ».
La rigidité du dogme n’empêche donc pas une très grande
flexibilité tactique.
Un
membre du bureau politique, Ali Fayed, a ainsi exprimé
la philosophie politique de l'organisation. « Le
problème avec certains mouvements islamistes, c'est l'absence
de vision géopolitique du monde contemporain. Ces mouvements
doivent accepter l'idée du pluralisme politique, de la
divergence, et renoncer à la transformer en conflits antagonistes.
Ils doivent aussi abandonner l'usage de la violence dans
la lutte pour le pouvoir et éviter de sombrer dans la
logique de la guerre civile qui menace l'unité des sociétés
arabo-musulmanes ».
Par
cet échange de prisonniers avec Israël, l'un des plus
importants depuis les années 1980 lorsque plus de 1 000
prisonniers arabes avaient été relâchés contre trois Israéliens,
le Hezbollah a acquis une fois de plus une reconnaissance
de fait de la part d'Israël, mais aussi de l'Occident.
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Aliaa
Al-Korachi |
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