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Préserver
l’unité des Palestiniens, empêcher l’irruption de divergences
internes et appuyer le déroulement pacifique du processus électoral.
Tels étaient les sujets discutés dimanche au Caire entre le
président Hosni Moubarak et une délégation palestinienne de
haut rang formée du premier ministre Ahmad Qoreï, du président
de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) Mahmoud
Abbass, et de Rawhi Fattouh, le président par intérim de l’Autorité
palestinienne. Les entretiens ont porté sur les perspectives
de paix entre Israël et les Palestiniens après le décès d’Arafat
et l’élection d’un nouveau président de l’Autorité palestinienne.
Le Caire tente
tout d’abord de rapprocher les 13 factions palestiniennes à
l’approche des élections présidentielles prévues le 9 janvier
afin d’éviter tout dérapage. Parallèlement, l’Egypte doit envoyer
des observateurs pour superviser les élections. Elle fournira
de même une aide aux Palestiniens dans le contexte des élections
législatives de mai 2005 et municipales le 23 décembre. C’est
ce dont il fut question au Caire avec les responsables palestiniens.
L’Egypte jouera également un rôle dans le cadre du plan israélien
de retrait de Gaza. « Le Caire va entraîner 70 policiers palestiniens
au Caire dans les semaines à venir afin de contrôler la situation
sécuritaire une fois le plan de retrait israélien de la bande
de Gaza se mettra en vigueur », affirme une source diplomatique
ayant requis l’anonymat. « Nous voulons contrôler la situation
sécuritaire palestinienne de manière à mettre fin au phénomène
du port d’armes partout dans la bande de Gaza et en Cisjordanie,
c’est ça la politique du gouvernement palestinien », a affirmé
au Caire Mahmoud Abbass. Et d’ajouter : « Nous voulons une seule
autorité, un seul gouvernement et une seule armée palestinienne
légitime sur la scène palestinienne ». Selon Ahmad Qoreï, «
il existe un chaos inhabituel en Cisjordanie et à Gaza concernant
le port d’armes ».
La visite des responsables
palestiniens intervient au moment où le chef de la diplomatie,
Ahmad Aboul-Gheit, et le chef des services de renseignements
égyptiens, Omar Soliman, s’apprêtent à se rendre ce mercredi
en Israël puis à Ramallah. Selon Magued Abdel-Fattah, le porte-parole
de la présidence, Aboul-Gheit et Soliman vont réitérer face
aux Israéliens les demandes palestiniennes, notamment l’application
de la Feuille de route, l’amélioration des conditions de vie
dans les territoires occupés et la nécessité de permettre aux
candidats aux élections de circuler librement et aux habitants
de Jérusalem-Est de participer au vote. Aboul-Gheit et Soliman
doivent notamment discuter avec le chef de la diplomatie israélienne,
Sylvan Shalom, du plan de désengagement israélien unilatéral
de la bande de Gaza. Selon ce plan, Israël doit se retirer de
la région d’ici septembre 2005 et évacuer notamment les 21 colonies
qui s’y trouvent, ainsi que leur 7 500 habitants.
La visite de Qorei
et Mahmoud Abbass a également coïncidé avec la venue au Caire
du coordinateur de l’Onu pour le Proche-Orient, Terje Roed-Larsen.
Le responsable onusien s’est entretenu avec le président Moubarak
au siège de la présidence. L’Egypte joue un rôle médiateur entre
les Palestiniens, les Américains et les instances internationales.
C’est dans ce contexte que Terje Larsen a rencontré au Caire
les membres de la délégation palestinienne. Le responsable onusien
a demandé à Israël de lever les entraves à la circulation des
Palestiniens et de permettre aux électeurs palestiniens de Jérusalem-Est
de participer au scrutin. Roed-Larsen a souligné par ailleurs
l’importance que les Palestiniens continuent à travailler sur
des réformes, notamment dans le domaine de la sécurité. « Beaucoup
a été fait sur ce plan pour consolider les forces de sécurité
sous un contrôle politique démocratique », a déclaré Larsen.
« L’Egypte continuera à contribuer au volet sécuritaire dans
le cadre du retrait israélien de la bande de Gaza. Le Caire
s’est proposé de former des officiers de police palestiniens
dans cette perspective », a-t-il conclu .
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